1 - Colloque Pour une archéologie de l'habitat vernaculaire (XVe-XXe siècle) (28-31/05/2026)
13e congrès international de la Société d'archéologie médiévale, moderne et contemporaine (SAMMC) organisé par l'UMR 6566 CReAAH, du jeudi 28 au dimanche 31 mai 2026, à l'Université Rennes 2 - Campus Villejean (bâtiment L, amphi L3).
Dans le cadre de ce congrès, seront traité les apports d'une approche archéologique du bâti vernaculaire, tant en milieu rural qu'en milieu urbain. La chronologie retenue s'étend du XVe au début du XXe siècle, dans une aire géographique d'étude correspondant à la France et à ses départements et régions d'outre‑mer ainsi que plus largement à l'Europe. Sessions
Table ronde conclusive du congrès : l'habitat vernaculaire, quelles perspectives scientifiques et patrimoniales ?
Comité scientifique
Contacts
2 - Calendrier 2026 des stages de maçonnerie à pierre sèche du Syndicat Mixte des gorges du Gardon Stages d'initiation
Chargé de mission pierre sèche et attractivité territoriale
Louis Cagin, Lise Madec, Compte rendu de restauration et d'étude du site d'estive des six cabanes à (Saint-Maurice-en-Valgodemar dans les Hautes-Alpes. Ce document de 144 pages, fortement illustrées, relate l'action de restauration du site et de ses bâtis et livre des analyses techniques et historiques sur ses vestiges. Il est disponible sur demande auprès de l'association Une pierre sur l'autre pour 26,00 €(somme qui correspond aux coûts d'impression et aux frais d'envoi postaux pour la France métroplolitaine). Pour toute commande, s'adresser à unepierresurlautre@laposte.net
Résumé : Le hameau d'alpage des Six Cabanes se situe à près de 2000 mètres d'altitude sur la commune de Saint-Maurice-en-Valgodemard (05). Il fait partie du Parc national des Écrins. L'association Une pierre sur l'autre a été missionnée par la commune afin de restaurer le site en 2025. De nombreuses cabanes sont situées dans les montagnes et moyennes montages de la vallée du Valgaudemar, mais ce site est exemplaire d'une occupation pérenne des alpages et d'un aménagement saisonnier complexe. Ainsi, le site regroupe plusieurs cabanes en pierre sèche mais aussi des aménagements : murs de soutènement, plateformes, enclos, rampes, circulations, etc. Une campagne d'archéologie a permis de dater une période d'usage du site au XVIIe-XVIIIe siècle. Nos découvertes, à hauteur de chantier, nous ont permis de proposer des hypothèses sur l'usage du lieu, son organisation et son évolution. Contrairement à ce qu'indique le nom du lieu (« Six Cabanes »), nous avons été missionnés pour en restaurer 11 et en avons finalement relevé 22 au total – dont certaines sont à l'état de traces hypothétiques. Il apparaît ainsi clairement que ce site n'en est pas à sa première occupation. Le site des Six Cabanes nous semble avoir été l'objet d'un investissement sur le temps long, dont témoignent ses différents aménagements. Les cabanes ont été construites sur le lit des alluvions glaciaires mais au sein d'une petite dépression dessinant un cirque dans la pente du coteau, induit par l'affleurement d'une falaise granitique. Le site a été rendu habitable et exploitable par une réorganisation systématique des matériaux géologiques de la moraine qui s'entend par l'extraction et l'exploitation des matériaux lithiques de sa couche supérieure. Ces matériaux ont, de fait, servi à bâtir les différentes structures appareillées (cabanes, murs de clôture et de soutènements) mais ont également contribué à installer, par leur extraction même ainsi que par des comblements que la matière extraite permettait, des plateformes d'usage rendant l'espace praticable pour les humains et les troupeaux. On peut d'autant plus comprendre l'installation humaine sur ce site précis par le fait que la falaise de roche granitique affleurante forme un pare-avalanche, renvoyant la neige de part et d'autre du site aménagé. Au sein même de ce site, les cabanes présentent des variations d'implantation dans leur rapport au terrain et à la pente, mais nous constatons qu'in fine, c'est bien autour d'un « noyau central » qu'ont gravité les cabanes selon leurs différentes phases dinstallation. Cette configuration a ainsi évolué, été reprise, améliorée avec le temps dans une certaine économie de moyens – le site semble déjà issu du réemploi de cabanes plus sommaires bâties sous et contre des roches erratiques, et il n'est pas improbable que les matériaux lithiques aient été réemployés afin d'installer le site dans des configurations intermédiaires, proches de celle que nous connaissons aujourd'hui. Ce chantier de restauration nous a également permit d'étudier de dresser une typologie des cabanes du site. Leurs caractéristiques principales sont les suivantes : elles sont installées au sein de la pente naturelle du terrain, semi-enterrée et présentant donc une seule façade accessible dans la plupart des cas. Façade qui ne comporte aucune fenêtre, mais possède une simple porte. Des niches sont cependant quasi-systématiques à l'intérieur, souvent nombreuses. Les cabanes sont strictement en pierre sèche, sans apport de matériaux extérieurs ; la plupart des cabanes encore en élévation présentent une couverture enherbée qui recouvre un cailloutis et des pierres encorbellées formant des voûtes en nef-de-navire ou en coupole. La couverture est ceinturée d'acrotères dune seule épaisseur de pierres sur quelques assises seulement – juste ce qu'il faut pour retenir les poussées de terre. Les aménagements extérieurs ont également retenu toute notre attention car ils témoignent également du soin apporté au lieu par les occupants : des rampes permettent la circulation des humains et des bêtes et celles-ci sont redirigées vers des enclos internes à l'espace central. Cet espace est fermé par, côté est, un long mur de clôture côté et, côté ouest, par l'alternance de cabanes et de murs de soutènement successifs. Les espaces de pâture en liberté dans la montagne laissent place à des espaces de surveillance et de travail ou de soin, internes à l'espace central. Des « plateformes » sont également attenantes à chacune des cabanes, permettant divers usages liés aux multiples occupations que réclament la vie en alpage. Enfin, une plateforme périphérique permet de contourner le site par le haut. L'ensemble de ces observations témoigne de la grande inventivité du bâti vernaculaire : un même matériau est mis en œuvre en de multiples usages : cabanes, soutènement, rampe, mur de clôture ; et au sein même des cabanes, permet de répondre aux différentes contraintes auxquelles sont confrontés les habitants : soutènement pour installer la cabane dans la pente ; franchissement sans contrainte au sol permis par l'encorbellement ; protection contre les écoulements d'eau par la couverture enherbée, elle-même retenue par des acrotères périphériques. Ces cabanes et leurs aménagements matérialisent la grande variété de gestes effectués sur le site pour rendre pérenne une vie difficile en alpage.
4 - Annonce de mise en ligne sur pierreseche.chez-alice.fr
Christian Lassure, Cabanes de pierre (chozos) en forme d'ogive des vignobles de La Rioja (Espagne) (Ogive-Shaped Stone
Huts of the Vineyards of La Rioja, Spain) Cet article a pour sujet d'anciennes cabanes de pierre encore présentes dans le vignoble de la Rioja, dans le nord-est de l'Espagne. Dénommées chozos ou guardaviñas, elles ont pour singularité d'être en forme d'ogive plus ou moins marquée (de profil : deux arcs de cercle croisés). Leur matériau est de la pierre de grès qui se prête bien à la taille et donne de beaux encadrements. Certaines cabanes arborent un millésime remontant au dernier quart du XIXe siècle. L'abandon de cette architecture viticole date des années 1950.
Chozo de la commune de Laguardia (Rioja Alavesa)
5 - Nouvelles de l'association nationale des artisans lauziers couvreurs (ALC)
Le 31 mars dernier, ALC a déposé le projet de programme « Lauba'Roc » auprès de l'ANCT – Commissariat du Massif Central. Ce projet partenarial a été développé avec l'association nationale des Artisans Bâtisseurs en Pierre Sèche (ABPS), trois PnR et l'appui technique du syndicat national des industries de roches ornementales et de construction (SNROC) et du centre technique de matériaux naturels de construction (CTMNC).
Déployé sur trois ans (2026-2029), il vise à structurer durablement les filières d'extraction en carrières artisanales et le remploi via des plateformes dédiées dans le Massif Central.
Il s'agit d'une réponse concrète aux tensions d'approvisionnement actuelles, visant à adapter le cadre réglementaire des carrières, à mieux caractériser les matériaux et à sécuriser l'accès à la ressource pour les artisans.
Pour lire le deuxième bulletin 2026
6 - Parution de l'anthologie littéraire, poétique et artistique de la construction de murs de pierre sèche de Terry McCormick
Dans la langue de Molière
Terry McCormick, murailleur et initiateur de cette anthologie des œuvres littéraires, poétiques et artistiques liées à la construction à sec, nous informe que l'ouvrage est à l'impression et qu'il sera disponible au siège de la Dry Stone Walling Association of Great-Britain fin juin.
Il s'agit d'un ouvrage cartonné, de 124 pages, qui réunit 75 textes provenant de 10 pays et 34 reproductions d'aquarelles, de photos et de dessins.
Il sera en vente directement sur le site web de la DSWAGB (www.dswa.org.uk) au prix de 15 livres + frais d'envoi et emballage.
Le produit des ces ventes servira à rénumérer un boursier chargé de conduire les actions charitables de l'Association et de promouvoir la connaissance et la préservation de l'art de la pierre sèche dans l'intérêt de tous.
In the language of Shakespeare
Waller Terry McCormick, the initiator of this anthology of literary, poetical and artistic works related to dry stone walling apprizes us that the book has gone to print and will be arriving at the office of the Dry Stone Walling Association of Great Britain during the last week of June. It is a hardback, with 124 pages, 75 contributions from 10 nations, 34 reproductions of watercolours, prints and drawings. It will be for sale directly from DSWAGB through their website: www.dswa.org.uk.The price will be £15 + postage and packing. By buying directly in this way proceeds from the sale will be directed towards a bursary which will support the charitable aims of the association and 'advance education in the craft and heritage of dry stone walling for the public benefit'.
7 - Photo privée d'un ancien puits à balancier dans les Pyrénées-Atlantiques
Photo privée achetée sur le site Delcampe. La sccène est censée se passer au Pays basque. La marge blanche dentelée qui entoure la photo postule les années 1950-1960.
Le pivot est une grosse poutre de section carrée, en remploi ainsi que l'attestent les deux mortaises visibles dans une de ses faces. La tête du pivot a été élégie sur la droite de façon à former un premier fourchon à gauche, le fourchon opposé étant obtenu au moyen d'une planche épaisse fixée verticalement sur la poutre.
Sur les puits à balancier en France, on peut se reporter à
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