NOUVELLES DU MONDE DE L'ARCHITECTURE DE PIERRE SECHE

ANNEE 2003

NEWS FROM THE DRY STONE ARCHITECTURE SCENE

YEAR 2003

1 - 2e Journée d'étude sur l'architecture de pierre sèche en Bourgogne

2 - 14es journées d'études de l'espace provençal

3 - Colloque du Centre d'Etudes du Bages sur "les paysages de la vigne" à Manresa (Catalogne) les 24, 25 et 26 octobre 2003

4 - Ouvrages reçus :

1/ "Activité Pierre Sèche du Palio" (Nice), Cipières, restauration d'une cabane en pierre sèche, mai-juin 2002

2/ "Activité Pierre Sèche du Palio" (Nice), Cazelles de Millau et cabanes de Lodève, 28-30 juin 2002

5 - Un nouveau site sur l'architecture de pierre sèche : www.maisonpierreseche.com

6 - "La pedra en sec" / "La pierre sèche", vidéo éditée par l'Université "Rovira i Virgili" de Tarragone (Espagne)

7 - Claudine Remacle, Construire en montagne. L’exemple d’Ayas à travers les prix-faits du XVIIe et du XVIIIe siècle

8 - A paraître : L'architecture vernaculaire, tome 25 (2001)

9 - Appel à communications pour le tome 26 (2002) de L'architecture vernaculaire

10 - Photos de vieux enduits en Périgord (Jean-Marc Caron)

11 - Christiane Chabert : le "Dictionnaire des noms de familles et noms de lieux

du Midi de la France" de Jacques Astor

12 - Communiqué de l'association Camin Ferrat (Gard)

13 - Communiqué de l'association ECHEL (Franche-Comté)

14 - Recensement des cabanes en pierre sèche de Montolieu (Aude)

15 - Parution du No 10 (juin 2003) de "Patrimoine 30", la revue de l'ASPAHG

16 - L'Estrémadure se dote d'une revue d'architecture vernaculaire : 
« PIEDRAS CON RAICES »

17 - Annulation de la 2e journée d'étude sur l'architecture de pierre sèche en Bourgogne

18 - Journée d'essais sur le soutènement en pierre sèche le 21 octobre 2003
à Saint-Germain-de-Calberte (Lozère)

19 - Publication des actes du colloque de Manresa des 24-26 octobre 2003 sur "Les paysages de la vigne"

20 - Le nouveau site du FODESMA majorquin

21 - 1re journée d'étude sur l'architecture en pierre sèche des Bouches-du-Rhône

1 - Journée d'étude 2003 sur l'architecture de pierre sèche en Bourgogne

Conjointement avec l'Association de sauvegarde et de mise en valeur de Saint-Clément-sur-Guye, le CERAV organise, le samedi 13 septembre 2003 à Saint-Clément-sur-Guye (Saône-et-Loire), une nouvelle journée d'étude sur l'architecture de pierre sèche en Bourgogne.

Saint-Clément-sur-Guye (Saône-et-Loire) : cabane incorporée dans un mur de soutènement © Christian Lassure

Saint-Clément-sur-Guye (Saône-et-Loire) : 

cabane incorporée dans un mur de soutènement

Le sujet général retenu est "l'architecture de pierre sèche en Bourgogne et dans les régions voisines". L'accent sera mis sur les aspects suivants :

- l'état actuel des recherches dans le domaine de l'architecture de pierre sèche : inventaires communaux ou régionaux, études sur les contextes historiques et économiques, etc.;

- la terminologie des constructions : termes populaires, termes savants; l'évolution sémantique des désignations des édifices;

- l'historicisation du phénomène d'après les sources historiques écrites;

- la datation des édifices d'après les millésimes gravés sur la pierre;

- les similitudes ou parentés constructives et morphologiques avec des bâtiments relevant d'un niveau architectural supérieur;

- les mythes et légendes colportés sur cette architecture (cabanes de Gaulois, cabanes de bergers, etc.);

- les exemples de restauration et de construction expérimentale de murs et cabanes;

- la pertinence et les limites de la notion de "patrimoine" appliquée à ces vestiges;

- les politiques de conservation et de vulgarisation possibles : inscription à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques, circuits de découverte, musées de plein air, etc.

Les communications devront porter sur l'aire géographique et culturelle considérée, avec si nécessaire des comparaisons avec d'autres régions françaises, voire européennes. 

Durée des exposés : 20 mn.

Saint-Clément-sur-Guye se situe au centre du département de Saône-et-Loire, à 35 km au sud-ouest de Chalon-sur-Saône. Le lieu de réunion est la Salle communale de Saint-Clément-sur-Guye. Repas des conférenciers et des organisateurs pris en commun.

La journée d'étude est ouverte au public (entrée gratuite).

Pour tous renseignements, s'adresser à :

- Georges Fouchet, Le Bourg - 71460 SAINT-CLÉMENT-SUR-GUYE (téléphone : 03 85 96 27 35) ou 4, square Georges Contenot - 75012 PARIS (téléphone/télécopie : 01 43 40 27 92) (courriel : georges.fouchet[at]laposte.net)

- Christian Lassure, 11, rue René Villermé - 75011 PARIS

- sites du CERAV sur le "Réseau des réseaux" : http://www.pierreseche.com ou http://pierreseche.chez.tiscali.fr - courriel :  cerav[at]pierreseche.com ou cerav[at]libertysurf.fr
 

FICHE D'INSCRIPTION

(à retourner à CERAV, 11, rue René Villermé - 75011 PARIS)

NOM et PRÉNOM : 

QUALITÉ : 

ADRESSE : 

TÉLÉPHONE / COURRIEL : 

INTITULÉ DE LA COMMUNICATION : 

DIAPOS À PROJETER (barrer la réponse qui ne convient pas) :

- oui

- non

PRÉFÉRENCES DE PASSAGE :

- samedi matin

- samedi après-midi

2 - 14es journées d'étude de l'espace provençal à Mouans-Sartoux les 17 et 18 mai 2003

Cette année, les journées d'étude de Mouans-Sartoux ont choisi comme sujet de réflexion "la vigne et l'olivier en Provence", thème qui pourra donner lieu à des communications touchant l'archéologie, l'histoire, la linguistique, l'ethnographie, la religion, l'économie, etc., de l'Antiquité à nos jours.

Les inscriptions sont à faire auprès du C.A.C.O., BP 27 - 06371 MOUANS-SARTOUX Cédex.

3 - Colloque du Centre d'Etudes du Bages sur "les paysages de la vigne" à Manresa (Catalogne) les 24, 25 et 26 octobre 2003

A l'occasion de son 25e anniversaire, le Centre d'Etudes du Bages, sis à Manresa près de Barcelogne (Catalogne, Espagne), organise, conjointement avec le Conseil régulateur de l'appellation d'origine "Pla del Bages", un colloque ayant pour thème "les paysages de la vigne" et devant se tenir à Manresa les 24, 25 et 26 octobre 2003.

Les communications seront axées sur les quatre aspects suivants :

- vigne, paysage et territoire,

- vigne et patrimoine,

- vigne, coutume et traditions,

- vigne et milieu au XXIe siècle.

Date limite des inscriptions : 1er mars 2003.

Date limite d'envoi des communications : 1er juillet 2003.

Où s'adresser :

Centre d'Estudis del Bages

- adresse postale : Via de sant Ignasi, 4008240 MANRESA (Bages)

- tél. : 93 873 6525

- adresse électronique : ceb[at]manresa.vilaweb.com

- site web : http://personales.com/espana/barcelona/cerbages/index.htm

4 - Ouvrages reçus

 1/ "Activité Pierre Sèche du Palio" (Nice), Cipières, restauration d'une cabane en pierre sèche, mai-juin 2002

 Cette brochure relate la restauration d'une cabane privée à Cipières (Alpes-Maritimes) aux mois de mai et juin de l'année dernière sous l'égide de notre correspondant M. Jean Laffitte.

 Le sommet de l'édifice s'était effondré à l'intérieur sous le poids trop élévé de la dalle fermant la voûte. Il s'agissait d'arrêter les dégradations en reconstituant les dernières assises de pierres plates de la voûte et en fermant celle-ci par une dalle moins lourde que celle d'origine.

 Ce qui fut fait avec l'aide de M. Eric Kalmar, président de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine en pierre sèche du Var et restaurateur chevronné, secondé par les pensionnaires du Foyer de la Madeleine à Nice et du Foyer des Lucioles à Menton. Les pierres employée à la restauration furent prises à une cabane ruinée non loin.

2/ "Activité Pierre Sèche du Palio" (Nice), Cazelles de Millau et cabanes de Lodève, 28-30 juin 2002

Cette deuxième brochure rend compte, avec force photos à l'appui, de visites faites aux constructions en pierre sèche de l'Aveyron et de l'Hérault, sous la conduite, respectivement, de M. André Fages, membre de l'Association aveyronnaise Los Adralhans, et de M. Jean-Pol Nicol, président de l'Association héraultaise CEPAV (Culture – Environnement – Patrimoine – Architecture Vernaculaire).

Les vues des cabanes d'Azinières, de Thérondels et de Comprégnac, villages proche de Millau, sont éloquentes : la majeure partie des édifices ont été "déshabillés", c'est-à-dire dépouillés de leur couverture de lauses – matériau ayant une valeur marchande car fort prisé des restaurateurs de vieilles maisons. Ce que certains imaginent être une morphologie particulière de couvrement, est en fait l'extrados, plus ou moins régulier, de la voûte d'encorbellement, mis au jour par l'enlèvement de l'épaisseur de lauses formant la couverture extérieure.

La chose est patente pour la caselle No 5 de Thérondels : sur l'extrados de la voûte en forme de dome et en retrait par rapport au cylindre de base, subsistent encore quelques lauses éparses dédaignées par les pilleurs.

Idem pour la caselle No 12 de Camprégnac : les récupérateurs ont laissé les trois ou quatre premières assises de l'ancien égout de la couverture, si bien qu'il suffit de prolonger l'oblique de l'égout pour obtenir le profil originel de la toiture, soit un cône assez ramassé, à rive saillante, dans le style des grandes caselles du Lot.

Cabane à la toiture "déshabillée" à Comprégnac (Aveyron) : seules subsistent les assises en rive © Dominique Repérant

Comprégnac (Aveyron) : cabane à la toiture "déshabillée"

Il n'est pas étonnant dans ces conditions que les constructions prennent l'eau …

La deuxième visite est l'occasion d'admirer quelques-unes des cabanes du plateau de l'Auverne dans l'Hérault, édifiées en pierres basaltiques ou "bombes" et restaurées par M Jean-Pol Nicol, en particulier la belle cabane à degrés du Mas Audran. Sans oublier le plaisir que l'on retire du légendage humoristique, voire poétique, des photos par l'ami Laffitte, avec pour clou la complainte de "Hou ! Hou ! le Dieu Hibou du Salagou" ...

Pour finir, signalons que M. Jean Laffitte vient de créer une association loi 1901 dénommée "Histoire et patrimoine de Cipières", ayant pour but d'étudier et de mettre en valeur le patrimoine rural du village.

Coordonnées de M. Jean Laffitte : 138, bld de la Madeleine – 06000 NICE; tél. : 04 93 44 35 44 – courriel : laffittelili[at]free.fr

5 - Un nouveau site sur l'architecture de pierre sèche : 

Le monde de l'architecture de pierre sèche vient de s'enrichir d'un nouveau site Internet, celui de la Maison de la pierre sèche à Daglan (Dordogne) (1) :

www.maisonpierreseche.com

Rappelons que celle-ci est une association loi 1901 créée le 24 février 1993 et ayant  pour objet de favoriser la sauvegarde et la conservation des constructions en pierre sèche, de faire connaître, à partir de l'exemple local, la technique de la pierre sèche et d'accueillir des visites sur le terrain (2).

Le site, d'un abord agréable et d'une lecture attrayante, s'articule autour de sept grands thèmes : histoire - construction - écosystème - géologie - cabanes classées - autres régions - liens. On y glanera des renseignements utiles sur les cabanes de Daglan, bien connues des lecteurs de L'architecture vernaculaire (cf. tomes XV, 1991, et XVII, 1994).

La cabane du Mazut, qui est présentée dans la page "Cabanes classées", est l'exemple même de ces grandes et belles cabanes dont la couverture de lauses, posée sur l'extrados régulier de la voûte d'encorbellement, a été enlevée lorsque l'édifice a cessé de servir ou par quelque récupérateur sans scrupules (les lauses ont toujours eu une valeur marchande). Une seule face du couvrement a conservé ses lauses : celle qui servait de collecteur pour alimenter en eau la citerne aménagée à l'intérieur dans la dernière période d'utilisation de cet ancien poulailler.

Le CERAV salue la venue de www.maisonpierreseche.com, qui vient opportunément renforcer la place de la pierre sèche et de ses œuvres sur le Réseau des réseaux.

(1) Cf. Jean-Marc Caron, La maison de la pierre sèche à Daglan (Dordogne). Historique et premier bilan, dans L'architecture vernaculaire, t. XVII, 1994)

(2) La Maison de la pierre sèche est ouverte tous les jours en juillet-août et sur rendez-vous hors saison. Un circuit de 6 km de long et d'une durée de 2 heures est proposé aux amateurs (en hors-saison, sur réservation - en juillet-août, tous les mardi et jeudi matins - départ à 9 h devant la Maison).

6 - Ouvrage reçu : "La pedra en sec" / "La pierre sèche", vidéo éditée par l'Université "Rovira i Virgili" de Tarragone (Espagne)

Ce film, réalisé par Marta Andreu et Arnau Quiles pour le compte de l'Université "Rovira et Virgili" dans le cadre du projet "Ulisses", retrace la construction d'une portion de mur de soutènement de terrasse de culture par trois maçons près de La Fatarella (province de Tarragone).

Le transport des pierres à pied d'œuvre se fait des plus efficacement à l'aide d'un engin mécanique. Le transport de la pierraille se fait dans des seaux en plastique.

La maçonnerie réalisée est intermédiaire entre une maçonnerie à pierres sèches et une maçonnerie à joints vifs, avec dressage des faces vues des pierres à coups de têtu-pic.

En fait, nos maçons construisent les côtés de ce qui semble être un accès à la terrasse supérieure depuis un chemin. Comme cet accès doit être couvert d'un arc clavé en plein cintre, on les voit ériger un remplissage hâtif de pierres terminé en demi-cercle qui servira de forme à l'arc avant d'être démoli. Du moins c'est ce que l'on peut penser en l'absence d'un commentaire adéquat.

L'ambiance sonore est parfaitement rendue, jusqu'au gazouillis des oiseaux.

Le film du déroulement des opérations est inséré entre des vues de cabanes en pierres sèches du coin dont certaines contiennent des arcs et des voûtes clavées remarquables.

Adresse où se procurer le CD : Universitat "Rovira i Virgili", Plaça de la Imperial Tàrraco - 1 43005 Tarragona - adresse électronique : degaff[at]lll.urv.es.

7 - Ouvrage reçu : Claudine Remacle, Construire en montagne. L’exemple d’Ayas à travers les prix-faits du XVIIe et du XVIIIe siècle, extrait de « Archivum Augustanum », II, nouvelle série, Aoste, Imprimerie E. Duc, 2002, pp. 59-111 (53 p.) + 16 pl. h. t.

Ayas est une commune du Val-d’Aoste, cette région italienne francophone limitrophe de la Savoie. Mme Claudine Remacle, architecte de son métier et spécialiste de l’architecture rurale valdotaine, a choisi cette commune pour y confronter les bâtiments villageois encore visibles et les descriptions d’édifices recueillies dans de rares prix-faits conservés dans les archives de notaires d’Aoste.

L’étude minutieuse à laquelle elle s’est livrée lui permet d’éclairer d’un jour nouveau certains aspects de l’architecture rurale jusque là mal compris en raison de la prévalence des idées romantiques : « Les textes », écrit-t-elle, « montrent en effet que les paysans ne construisaient pas leur maison de leurs propres mains et qu’ils ne vivaient pas toute leur vie confinés dans leurs montagnes, loin du reste du monde, loin de la ville ». Au passage, l’auteur rappelle le sort fait par l’Inventaire des édifices ruraux en Vallée d’Aoste aux idées fumeuses et calamiteuses diffusées de ce côté-ci de la frontière dans la deuxième moitié des années 1970, entre autres :

- l’idée que les plus anciennes constructions de bois ne remonteraient qu’au XVIIIe siècle (Henri Raulin, volume Savoie du Corpus de l’architecture rurale française, 1977, p. 26) (alors qu’elles résistent pendant plus de cinq siècles si elles ne sont pas démolies par l’homme ou brûlées lors d’un incendie) ;

- l’idée que l’édification de la maison rurale a été longtemps l’affaire exclusive de ses utilisateurs sans l’intervention de spécialistes (ibidem, p. 21) et que l’origine des formes architecturales remonte à la préhistoire (ibidem, p. 23) ;

- l’idée que les contraintes du milieu physique auraient conditionné la plupart des choix architecturaux et que les maisons rurales n’auraient pas d’histoire (comment se fait-il alors qu’elles prennent des formes si variées dans un même village ?).

Pour en revenir aux sources mêmes de l’étude, ce sont en tout soixante prix-faits (appelés tache avant 1660, convention, prisfaict, ou pact aux XVIIe et XVIIIe siècles, capitulation parfois à la fin du XVIIIe) que Mme Remacle a pu réunir. Pour faire bonne mesure, elle y a adjoint des textes où apparaissent des artisans : inventaires après décès, contrats d’association, contrats d’émancipation et surtout d’apprentissage. A partir de ce corpus non négligeable, elle s’est mise en devoir d’établir qui étaient les bâtisseurs à Ayas, quels édifices ils construisaient, en combien de temps, avec quelles techniques, dans quelles conditions et pour quel prix.

Ce n’est pas le lieu ici de faire un résumé détaillé de l’étude riche et fouillée de Mme Remacle. Nous nous contenterons de reproduire les conclusions qu’elle donne en fin d’ouvrage :

- les prix-faits montrent combien la réalisation des habitations rurales était coûteuse et à quel point celles-ci ont nécessité de gros efforts de réparation;

- les maisons et les raccards (greniers indépendants sur poteaux) ne sont pas le fruit d’une génération spontanée : ils sont construits par des artisans spécialisés, la préparation et le transport des matériaux incombant aux seuls maîtres d’ouvrage (c’est cette longue et pénible phase dont devait s’acquitter le propriétaire du futur bâtiment et sa famille qui a donné naissance à l’idée que les paysans étaient aussi des bâtisseurs) ;

- il s’agit toujours de réaliser un bel ouvrage, aux proportions élégantes, au goût du jour, moderne, mais qui suit les règles du Coustumier du Duché d’Aoste ;

- si les plans adoptés sont répétitifs (parce qu’ils correspondent à des modèles culturels locaux), on leur adjoint cependant des appendices variés qui donnent à chaque bâtiment une originalité particulière, tout en respectant, pour les aménagements intérieurs, l’usage d’Ayas ;

- le propriétaire de l’édifice à construire fait appel à des artisans spécialisés, parfois à de véritables entrepreneurs ; au XVIIe siècle, ceux-ci sont presque toujours d’Ayas, qu’ils soient maîtres-charpentiers ou maçons; dans la seconde moitié du XVIIe siècle, par contre, il semble que le nombre des maçons migrants saisonniers soit en croissance.

La confrontation des bâtiments décrits dans les prix-faits avec ceux existant aujourd’hui montre qu’avec le passage du temps (remaniements après partages successoraux, démolitions pour raison de vétusté, etc.), c’est une gageure que de reconnaître sans l’ombre d’un doute des bâtiments correspondant aux descriptions des prix-faits, et ce d’autant plus que le nom du lieu peut avoir changé ainsi que les éléments remarquables de l’environnement immédiat. Mme Remacle a cependant reconnu trois raccards et une partie de maison correspondant à quatre prix-faits, et soupçonne plusieurs autres bâtiments d’être des versions réaménagées de constructions citées dans les documents notariaux.

Au-delà de ces conclusions fort instructives, il est un aspect de la construction rurale dans la commune d’Ayas qui retient l’attention du lecteur, c’est le foisonnement des termes de français notarial employés par les scribes des XVIIe et XVIIIe siècles et recouvrant des termes de patois ayassin, entre autres :

- la maison focale ou focaire / la majón (la cuisine),

- le poille / lo péyo (le poêle, la pièce de séjour),

- le chavement, la chave / la tchava (l’excavation pour installer le corps du bâtiment),

- la cantonnée / la cantonà (la chaîne d’angle de la bâtisse),

- l’ouille, l’aiguille / l’ouya (le tympan du pignon-façade). ;

- les lappes ou loppes / li loppe (les madriers) ;

- les étaches / y ehtathe (les piquets).

Citons encore la crotte (la cave), l’alloir (le corridor d’entrée de la cave), le gabénet (le coin des hommes dans l’étable), les labies (les lauses), le sollan(c) ou sollivan ou solluanc (le plancher), les loges (les balcons situés devant la maison et le poêle), le corps (la poutre faîtière), les costères (les pannes intermédiaires), la gronde (la gouttière en bois), les armements (les châssis dormants en bois), la rusque (l’enduit), le blanchun (la terre argileuse faisant office de mortier), les trabs ou traibs (les grosses poutres), les travets (les solives transversales), les aix cousuz (les planches embrevées), les collonnes (les poteaux en bois), l’onzine (le contrefort), les jambes (les plots en forme de champignon soutenant un raccard), les chantons (les pierres d’angle), les sultans (les pierres à paver le four), la dépoillie (la dépouille, les matériaux d’une maison démolie), etc. On est pris de vertige devant tout ce vocabulaire si pittoresque mais désormais aboli.

Les 16 planches photographiques en fin d’ouvrage permettent de se faire une idée des paysages de la vallée de l’Evançon où se trouve Ayas, de ce type particulier de grenier surélevé qu’est le raccard en pièce sur pièce avec son aire à battre centrale (l’ayre), ses gerbiers latéraux (les chambereaux / li tchambrette) et ses pièces à grain, du type le plus ancien de maison en pierre - la maison-tour, à deux ou trois niveaux (maison focale sous poêle sous sallette) - directement inspirée du donjon médiéval, du type plus récent de la maison en pierre à fonctions concentrées, de différents détails architecturaux ou décoratifs, etc.

Il reste à espérer que les travaux novateurs et fructueux de Mme Remacle feront école de ce côté-ci des Alpes où l’étude de la maison rurale est passée en trois décennies de l’admiration béate d’un prétendu cachet esthétique (« sauvons nos belles maisons paysannes ») à la célébration non moins niaise d’une prétendue valeur patrimoniale (« valorisons notre patrimoine de pays »). Lourde tâche, et bien incertaine …

Pour contacter Mme Remacle : remacle[at]libero.it

8 - A paraître

EN SOUSCRIPTION JUSQU'AU 30 JUIN 2003

L’ARCHITECTURE VERNACULAIRE - TOME XXV (2001)

Sommaire

1 - L'ARCHITECTURE DE PIERRE SÈCHE EN PROVENCE ET DANS LES RÉGIONS VOISINES

sous la direction de Christian Lassure

Actes des 5es journées d’étude du CERAV à Saint-Vallier-de-Thiey (Alpes-Maritimes) les 25-26 septembre 1999

en collaboration avec le Centre d’études occitanes (Mouans-Sartoux) et le Groupe de recherches historiques en Provence (Nice)

Christian Lassure, Discours d’ouverture - Annexe : Le CERAV et les études sur l’architecture de pierre sèche en Provence 

D. Allemand, J. Laffitte et C. Ungar, Constructions voûtées en pierre sèche : l’exemple du terroir du Puy de Tourrettes (Tourrettes-sur-Loup et Courmes, Alpes-Maritimes)

Bernard Weber (†) et Maurice Blaustein, Les constructions en pierre sèche de Grans (Bouches-du-Rhône). 1/ Méthode de  recensement et description ; 2/ conservation et mise en valeur

Danièle Larcena, La Muraille de la Peste. Itinéraire d’une découverte à une mise en valeur

Guy Oliver, Le paysage de terrasses du cru « Banyuls » (Pyrénées-Orientales) et son évolution

Maurice Roustan, Cinq-cent capitelles de la commune de Nîmes (Gard) (version abrégée)

Christiane Chabert, La vidéo « Les cabanes de l’Uzège » présentée au colloque de Saint-Vallier-de-Thiey (Alpes-Maritimes)

Michel Garnier, La participation des carriers à la construction des cabanes ou cabornes du Mont d’Or lyonnais (Rhône) (résumé)

Jean Laffitte, Visite de différents sites en pierre sèche en Provence et en Ligurie par le Foyer de la Madeleine de Nice

Jean Laffitte, Restauration d'une aire de battage et d'une cabane à Cipières (Alpes-Maritimes)

Borut Juvanec, Edifices en pierre sèche des Temps Modernes

2 - ETUDES D’ARCHITECTURE VERNACULAIRE

Erwan Faux, Les gabirottes de la Seudre (Marais charentais)

Jean-Marc Ourcival, Chasse, braconnage et pierre sèche à Nages et Solorgues (Gard)

Christian Lassure, La genèse des paysages lithiques d’origine agricole : les faiseurs de murailles et de cabanes en pierre sèche dans la France des XVIIIe-XIXe siècles

Christian Lassure, Cabanes en pierre sèche et fouilles archéologiques

3 - RÉÉDITIONS

Pierre Dalon, Les cabanes en pierre sèche du Causse de Limogne (Lot) (tiré de L’ARPS, 1977)

Henri Michel, Observations sur les bories du massif de Montmirail-Vaison (Vaucluse) (tiré de L’ARPS, 1977)

4 - COMPTES RENDUS

Christian Lassure, Gabriel Audisio, Alain Bouyala, Guide historique du Luberon vaudois

Collectif, Les ruchers dans les murs : maisons des abeilles, ruchers-placards, abris ruchers en Provence et en Languedoc

Borut Juvanec, Dry Stone Story

Association Nature et Patrimoine, Pierre sèche et loges de bergers

Format A4 - 106 p. - Xérocopie - Couverture offset emboîtée - Prix : 25 euros franco

BULLETIN DE COMMANDE

(à retourner au C.E.R.A.V., 11, rue René Villermé - 75011 PARIS)

NOM ET PRÉNOM                                                      ADRESSE

commande ................exemplaire(s) du tome XXV (2001) de L'architecture vernaculaire

ci-joint chèque postal ou bancaire de ............... à l'ordre du C.E.R.A.V.

DATE                                                                            SIGNATURE

9 - Appel à communications pour le tome 26 (2002) de L'architecture vernaculaire

Alors que le tome 25 (2001) de la revue L'architecture vernaculaire doit paraître début juillet 2003, le CERAV met dès maintenant en chantier le tome suivant (tome 26, 2002) afin de rattraper le retard de parution pris du fait de la création du site www.pierreseche. Il est prévu de publier ce nouveau tome en décembre 2003. Au sommaire figurent déjà les contributions suivantes : 

- Christiane Chabert, Comparaison des millésimes des cabanes en pierre sèche et de ceux des maisons paysannes de l'Uzège,

- Michel Rouvière, Observations effectuées en Haute-Corse, entre l'Ile Rousse et Saint-Florent,

- Régis Dassonville, La restauration des cadoles de Mancey à Charmes, financement et mise en œuvre, de 1998 à 2001,

- Borut Juvanec, Voûtement, revêtement et remplissage dans la construction par encorbellement,

- Christian Lassure, Les phénomènes de convergence morphologique dans l'architecture de pierre sèche en Europe : l'exemple des cabanes à degrés,

- Christian Lassure, L'anachronisme photographique promu au rang de méthode historique,

Les auteurs qui souhaiteraient enrichir ce sommaire sont invités à envoyer leur manuscrit au CERAV, 11, rue René Villermé - 75011 PARIS (date limite : fin septembre 2003).

10 - Photos de vieux enduits périgourdins (Jean-Marc Caron)

M. Jean-Marc Caron (jmcar[at]club-internet.fr) nous a fort aimablement envoyé deux photos de "vieux enduits" "avec taches" qu'il a observés sur des bâtiments ruraux en Dordogne.

© Jean-Marc Caron

Gouttereau à enduit ocre avec taches blanches

La mode du 'tout apparent" (c'est-à-dire de la pierre vue, même lorsqu'elle n'est pas de taille) faisant disparaître ces enduits, M. Caron s'efforce de fixer sur pellicule les témoins survivants.

© Jean-Marc Caron

Pignon à enduit ocre avec rouelles

Rappelons que M. Caron est l'auteur du site Internet www.pierreseche.info.

11 - Le "Dictionnaire des noms de familles et noms de lieux du Midi de la France" de Jacques Astor (Christiane Chabert)

Mme Christiane Chabert, vice-présidente du CERAV, a fait don à notre Association du "Dictionnaire des noms de familles et noms de lieux du Midi de la France" que l'onomasticien Jacques Astor vient de publier aux Editions du beffroi à Millau (*). Le CERAV lui adresse ses plus vifs remerciements, conscient de l'intérêt de l'apport de ce dictionnaire à la connaissance des noms vernaculaires des vestiges en pierre sèche. Nous devons à Mme Chabert la présentation qui suit.

Un nouvel outil de travail pour ceux qui veulent mieux connaître le Midi de la France : 

le "Dictionnaire des noms de familles et noms de lieux du Midi de la France" de Jacques Astor.

Pour celui qui s'intéresse à l'onomastique, Jacques Astor propose un "dictionnaire" de plus de 1200 pages, qui est également une encyclopédie.

Préfacé par Pierre-Henri Billy, chercheur au CNRS à Toulouse, l'ouvrage est le fruit de trente années de travail après une thèse (**) sous la direction de Jacques Camproux, universitaire montpellierain bien connu qui publie régulièrement dans me Midi Libre sous le titre "l'onomasticos".

Jacques Astor est membre de la revue savante "La nouvelle revue d'onomastique", bulletin de la Société française d'onomastique.

Dans cet ouvrage, Jacques Astor étudie toponymie et anthroponymie à la fois, élargissant ainis son champ d'action. "Chaque article comprend une entrée mais plusieurs noms soit formés sur cette entréee, soit qu'ils répondent au même champ sémantique, y sont analysés, expliqués, discutés" (Pierre-Henri Billy, dans la préface).

Il nous initie à la phonétique et à la graphie "historique", lesquelles évoluent et font évoluer les noms. Il insiste sur les nombreux noms propres formés au Moyen Age et souvent attribués jusqu'ici à des périodes plus anciennes.

Une "partie synthétique" donne une vue d'ensemble sur l'onomastique méridionale.

Cet ouvrage éclaire la difficulté d'une science qui a connu son heure de gloire avec Albert Dauzat mais qui avait besoin d'une approche plus large tenant compte de nouvelles méthodes de travail, notamment en matière de graphie et de phonétique. 

Facile à consulter, très documenté, ce "dico" devient vite indispensable.

(*) Editions du beffroi, imprimerie Maury, 21, rue du Pont de fer - 12100 MILLAU (prix 76 euros)

(**) "Les noms des hauteurs de six départements : Aveyron, Lozère, Gard, Hérault, Cantal, Ardèche".

12 - Communiqué de l'association Camin Ferrat (Gard)

Les 12,13,14 juillet :

- Exposition sur le thème de la pierre sèche proposée par l'association Camin Ferrat. A base de panneaux réalisés par le Club Histoire et Archéologie en Pays Viganais, présentant les constructions à pierre sèche des causses de Blandas et de Campestre, de la Vallée de l'Arre et de la partie cévenole du Pays Viganais. Foyer communal de Campestre, Gard (proche du Caylar, St-Jean-du-Bruel, Le Vigan) - Horaire : 9 h / 12 h30 et 15 h /18h. Entrée libre et gratuite.

- Circuit pédestre de découverte de la pierre sèche (caselles, enclos, murets, lavagnes, clapas) sur le causse de Campestre, guidé et commenté. Départ à 9 h du foyer communal pendant les trois jours (durée du circuit : 2 h environ).

Contact et renseignements : 0467820814 ou caminferrat[at]free.fr

André Pizio

Visitez le site de l'association : http://caminferrat.free.fr

13 - Communiqué de l'association ECHEL (Franche-Comté)

ECHEL, qui est une association organisatrice de chantiers de bénévoles pour la sauvegarde du patrimoine rural en Franche-Comté, organise un stage de formation en maçonnerie traditionnelle devant se dérouler du 27 juillet au 6 août 2003. Pour toutes informations utiles, les personnes intéressées par un tel stage peuvent aller sur le site http://assoc.wanadoo.fr/echel ou contacter le responsable de l'organisation du stage, Carsten Hanssen, à l'adresse électronique chemma[at]free.fr.

14 - Recensement des cabanes en pierre sèche de Montolieu (Aude)

M. Daniel Daubian, webmestre du site www.montolieu-village.com et président de l'association Les Audois à Paris, nous informe qu'il a continué le recensement des capitelles de la commune de Montolieu, commencé en 2002.

A ce jour, 40 nouvelles capitelles sont venues s'ajouter aux 40 déjà recensées. Certaines sont en très bon état, d'autres très abimées. Leurs photos vont être installées sous peu sur le site de M. Daubian.

15 - Parution du No 10 (juin 2003) de "Patrimoine 30", la revue de l'ASPAHG (Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Archéologique et Historique du Gard)

Nous avons d'autant plus de plaisir à annoncer la parution du dernier numéro de "Patrimoine 30", la revue de Pierre Valette, ancien président de la "Fédération de la pierre sèche", qu'il contient une étude de 9 pages de Christian Lassure sur "les noms des cabanes en pierre sèche", agréablement illustrée de photos d'édifices du Gard et de l'Hérault.

Ce numéro contient par ailleurs trois contributions qui ne manquent pas de diversité et d'intérêt :

- de Jean Salles, "Les gravures rupestres du sud du Massif Central", étude qui fournit une interprétation réaliste et accessible à tous de ces vestiges;

- d'André Couanon, la dernière partie de son étude sur les "grands marins du pays viganais";

- de Patrick Cabanel, un instructif bilan de la guerre des Camisards dont le tri-centenaire (1702-2002) a été l'occasion de diverses manifestations régionales, dont un colloque en 2002.

Le prix public du numéro, 5 euros, le met à la portée de toutes les bourses. Pour le commander (le port doit être en sus), écrire au secrétaire de l'ASPAHG : Claude Bouvet, La Croix des Parens - 30500 COURRY (tél. : 04 66 24 22 75).

16 - L'Estrémadure se dote d'une revue d'architecture vernaculaire : « PIEDRAS CON RAICES »

Notre Association a reçu dans le courant de l’année le premier numéro d’une toute nouvelle revue d’architecture vernaculaire, intitulée « Piedras con raices, La revista de nuestra arquitectura vernácula » (Pierres enracinées, La revue de notre architecture vernaculaire) et éditée par l’Association pour l’architecture traditionnelle de l’Estrémadure (ARTE), dont le siège social est à Cacerès. L’Estrémadure, pour ceux dont la géographie ibérique a besoin d’être rafraîchie, est cette province espagnole située au nord-ouest de l’Andalousie et jouxtant la frontière est du Portugal.

Les promoteurs de la revue exposent leurs buts dès la première page. « Piedras con raices » est :

- une revue pour la diffusion des connaissances et des valeurs de l’architecture populaire et de l’urbanisme traditionnel de l’Estrémadure;

- un moyen de communication ouvert à tous les spécialistes de l’architecture vernaculaire de la province et un support pour la diffusion des idées et des projets concernant un patrimoine créé tout au long de l’histoire par l’imagination et l’industrie du peuple estrémadourien;

- de plus, la revue se propose d’œuvrer à la promotion et au renforcement de l’identité culturelle du peuple estrémadourien grâce à l’étude et à la connaissance de l’architecture populaire.

Si ce dernier point (que l’on pourrait résumer par « une province, un peuple, une architecture ») nous paraît discutable car il n'y a pas d'architecture en vase clos, l’ensemble de l’initiative est louable et prometteur, ainsi que l’atteste le sommaire de ce numéro extraordinaire.

José Luis Martin Galindo, président d’Arte, résume assez bien l’émotion qui étreint l’amateur de vieilles pierres : « Qui donc, dans la solitude d’un pâturage ou le silence d’une montagne, pénétrant dans un « chozu », un « bujió », une « bóveda » ou un « chafurdón », n’a pas ressenti cette satisfaction si entière d’être pour ainsi dire à l’intérieur d’un œuf ou dans l’utérus maternel, sous la protection de tous ses ancêtres ». Mais surtout, José Luis Martin Galindo lance un cri d’alarme devant la désertification des campagnes et un appel à la préservation de l’architecture mineure oubliée des pouvoirs publics.

José Antonio Perez Rubio, doyen de la Faculté d’Etudes entrepreneuriales et commerciales, aborde la question du « patrimoine rural et du développement soutenable ».

Gerardo Alvarado Asensio, doyen du Collège officiel des architectes d’Estrémadure, traite de « la signification et du potentiel du milieu rural actuel », évoquant l’inflexion du processus évolutif de l’humanité décrit par une certaine Angelique Trachana (« C’est ainsi que dans l’imaginaire postmoderne le couple communication-marché vient se substituer au couple machine-progrès qui constituait l’imaginaire moderne »).

Francisco Manuel Mata Torrado, du département d’histoire de l’art, décrit, dans un article intitulé « La Vera : un paysage ensorcelant », les maisons rurales de la région de La Vera, mais de façon lacunaire puisqu’il manque les pages 11 et 12 (et accessoirement 41 et 42) à l’exemplaire envoyé au CERAV.

José Maria Arcos Franco, licencié en histoire de l’art, fait le tour de la question sur « les ermitages de la région de La Serena ».

José Luis Martín Galindo présente les maisons villageoises de Saint Martin de Trevejo (maisons à étages en pans de bois sur encorbellement).

Sergio García Granado traite de l’architecture de montagne dans la Valle del Ambroz.

Alejandro Valiente Lourtao nous parle du « moulin à eau del Duque ».

Carlos Romano García traite des voûtes d’arêtes en brique en Estrémadure.

Des informations sur divers projets d’étude en cours viennent clore ce premier numéro.

Pour tout renseignements : Asociación por la Arquitectura Rural Tradicional de Extrémadura (ARTE) 
asocarte[at]hotmail.com 
Apartado correos 837 10080-CACERES (prix de l’abonnement : 18 euros l’an).

17 - Annulation de la 2e journée d'étude sur l'architecture de pierre sèche en Bourgogne

Devant le peu d'empressement des spécialistes bourguignons des constructions en pierre sèche à présenter une communication à la journée d'étude prévue le 13 septembre 2003 à Saint-Clément-sur-Guye en Saône-et-Loire, le CERAV et l'Association de sauvegarde et de mise en valeur de Saint-Clément-sur-Guye ont décidé d'un commun accord d'annuler cette manifestation.

Les personnes qui avaient répondu à l'appel à communications seront averties individuellement.

Le CERAV et l'Association de sauvegarde et de mise en valeur de Saint-Clément-sur-Guye présentent à toutes les personnes qui avaient prévu de se rendre au colloque leurs très sincères excuses.

18 - Journée d'essais sur le soutènement en pierre sèche le 21 octobre 2003 à Saint-Germain-de-Calberte (Lozère)

Le Parc national des Cévennes, la Fédération française du bâtiment du Gard, l'Association "Artisans bâtisseurs en pierres sèches", le Laboratoire géomatériaux de l'Ecole nationale des travaux publics de l'Etat de Lyon et la Mairie de Saint-Germain-de-Calberte organisent une journée d'essais consacrée à la résistance à la poussée des murs en pierre sèche et à leur dimensionnement le mardi 21 octobre 2003 à 14 heures à Saint-Germain-de-Calberte (Lozère).

Le lieu de réunion est le chapiteau, place publique, sous l'église de Saint-Germain, à proximité du mur expérimental.

Les essais en question sont réalisés par le Laboratoire géomatériaux de l'ENTPE de Lyon en prolongement des essais menés au Beaucet (Vaucluse) le 21 octobre 2002. Ils consistent en la mise en charge d'un mur expérimental d'une hauteur de 4 mètres construit par l'association "Artisans bâtisseurs en pierres sèches". Ils doivent permettre l'élaboration de documents techniques et de garanties les acccompagnant pour lever les freins à la prescription et l'utilisation de la pierre sèche.

Programme

- 14 h : Accueil et présentation de l'expérience

- 15 h : Mise en charge du mur expétimental (Jean-Claude Morel et Boris Villemus)

- 16 h 30 : Table ronde : 
. "Le soutènement en pierre sèche : les conditions nécessaires à sa prescription" (Yves Bury, Etienne Passebois et Robert Prohin)
. "Actualité de la pierre sèche" : le point par Didier Lécuyer

- 18 h : Pot de l'amitié et castagnade

Hors programme : 

- 11 h : Visite guidée du site des terrasses des Calquières sous la conduite de Marc Dombre

En cas de trop fortes intempéries cette journée sera reportée.

Renseignements au 04 66 49 53 00 ou au 04 66 21 71 83.

didier.lecuyer[at]espaces-naturels.fr
FFB-Gard[at]d30.ffbatiment.fr

19 - Publication des actes du colloque de Manresa des 24-26 octobre 2003 sur "Les paysages de la vigne"

Le Centre d'étude du Bagès en Catalogne nous a envoyé l'avis de parution des actes du colloque sur "les paysages de la vigne" qui s'était tenu en octobre à Manresa 'cf supra, en 3). C'est bien volontiers que nous le transcrivons ici. 

Benvolguts, el CEB ja disposa, al públic que ho vulgui, les Actes editades del Congrés "Els paisatges de la vinya"
celebrat a Manresa del 24 al 26 d'octubre passat. El preu de venda és de 30 euros més despeses d'enviament contra-
reemborsament.

Les Actes inclouen els treballs i àmbits següents:

ÀMBIT 1: Vinya, paisatge i territori

- Bohigas, M. i Muñiz, H.: LA MODIFICACIÓ DEL PAISATGE VITÍCOLA A CATALUNYA AL S. XVIII, L'OLLA D'AIGUARDENT DE JOSEP HORTONEDA A RIUDACANYES
- Galera, Andreu: LA RODALIA DE LA VILA DE CARDONA. TERRITORI, VITIVINICULTURA I OLIGARQUIES URBANES EN EL MIG CARDENER. (SEGLES XIII-XVI)
- Jornet, R., López, D. i Pou, J.: ELS ORÍGENS DE LA VITIVINICULTURA A CATALUNYA. PRODUCCIÓ I CONSUM DE VI EN ÈPOCA IBÈRICA (SEGLES VII-III AC).
- Martí, Robert: UNA PANORÀMICA DEL VINYAR ADÈS I ARA
- Mas, David: LES FEIXES DE VINYA. EXEMPLES DE PAISATGE A LES VALLS D'ANDORRA
- Molleví, G.: EL PAISATGE DE LA VINYA DE CATALUNYA EN MAPES I TEXTOS CIENTÍFICS I DE VIATGES
- Panareda, J. M., Nuet Badia, J. i Casulleras, G.: TESTIMONIS DEL CONREU DE LA VINYA EN EL PAISATGE DEL PARC NATURAL DE MONTSERRAT
- Pérez, T. A.: LA FINCA DEL NICOLAU, EXEMPLE D'EXPLOTACIO DE VINYA A L'HORTA D'ALACANT
- Piñero, Jordi: UN INTENT PER CREAR UNA COLÒNIA DE RABASSAIRES A CAL DALMAU (RAJADELL, BAGES)
- Plans, Jaume: MODEL D'ESTRUCTURA AGRÀRIA BAGENCA: SANT FRUITÓS DE BAGES AL LLARG DEL SEGLE XVIII
- Santapau, M. C.: EVIDÈNCIES ICONOGRÀFIQUES I MATERIALS DEL CONREU DE LA VINYA DURANT L'ÈPOCA ROMANA A BANYS DE LA REINA (CALP, ALACANT)
- Santasmasses, J. i Badia, M.: L'EDICIÓ DE LA PROPIETAT AGRÀRIA AL SECTOR VITÍCOLA EN LES DARRERES DÈCADES
- Torras, M.: LA VINYA I EL VI A LA MANRESA BAIXMEDIEVAL SEGONS EL LLIBRE VERD

ÀMBIT 2: Vinya i patrimoni

- Juvanec, Borut: TYPOLOGY OF STONE SHELTERS
- Besó, A.: DEL CELLER DOMÈSTIC AL CELLER INDUSTRIAL: LA INTRODUCCIÓ DEL FERRO EN L'ARQUITECTURA DEL VI A LA COMARCA D'UTIEL-REQUENA
- Canela, R. (i altres): EL CREIXEMENT I DAVALLAMENT DEL CONREU DE LA VINYA DEL 1850 AL 1900, AL TERME DE MONTBLANC, A TRAVÉS DE LES CONSTRUCCIONS AGRÀRIES DE PEDRA SECA
- Fàbrega, A.: LES COBERTES EN FALSA CÚPULA DE LES BARRAQUES DE VINYA
- Ferrer, Llorenç: TINES A CASA, TINES AL MAS, TINES ENMIG DE LES VINYES A LA CATALUNYA CENTRAL
- Gallardo, D.: FEIXES I BARRAQUES: EL LLEGAT RURAL QUE SE'NS FA INVISIBLE.
- Ripoll, R.: LES CONSTRUCCIONS DE PARET SECA A L'ANOIA 
- Samsó, S., Sánchez, S. i Garcia, A.: LA PEDRA SECA AL CAP DE CREUS
- Villegas, F.: L'EXPOLIACIÖ DEL PATRIMONI ARQUITECTÒNIC EN LES COMARQUES RURALS: El cas de les construccions de pedra seca del Puig de Sant Daniel (Sant Joan de Vilatorrada)
- Vives, J. M.: UNA PROPOSTA PER A LA CONEIXENÇA I CONSERVACIÓ DE LES TINES AL MIG DE LES VINYES A LA COMARCA DEL BAGES

ÀMBIT 3: Vinya, costums i tradicions

- Ballús, Glòria: CANÇONS TRADICIONALS AL VOLTANT DE LA VINYA I EL VI
- Carbonell, E.: JOSEP PLA I L'ANTROPOLOGIA DE LA VINYA
- Crivillé, J. i Vilar, R.: REPERTORI DE TRANSMISSIÓ ORAL AL VOLTANT DE LA VINYA I LA CULTURA DEL VI
- Grangé, M.: BIBLIOGRAFIA CRÍTICA SOBRE LA VINYA
- Luna, Xavier: LA VINYA I EL VI SEGONS MIQUEL AGUSTÍ, UN PAISATGE DEL SEGLE XVII
- Perxac, M.: L'ELABORACIÓ D'UN QÜESTIONARI ETNOLINGÜÍSTIC SOBRE LA VINYA
- Plans, Jaume: VOCABULARI A L'ENTORN DE LA VINYA A LA COMARCA DEL BAGES AL SEGLE XVIII

ÀMBIT 4: Vinya i medi ambient al segle XXI

- Elias, L. V.: EL PAISAJE CULTURAL DE LA VIÑA EN LA RIOJA. ESPAÑA
- Martinez, J.A.; Jimenez, M.; Ramos, M.: IMPACTE DE LES TRANSFORMACIONS DE TERRES I CANVIS D'USOS DEL SÒL EN L'EROSIÓ HÍDRICA EN VINYES DE L'ALT PENEDÈS - ANOIA
- Miranda, J.: PAYSAGES VITÍCOLES DU MONTBLANC
- Paül, V.: LES WINELANDS D'STELLENBOSCH, PAISATGES DE LA VINYA A SUD-ÀFRICA
- Paunero, F. X.: TRANSFORMACIONS EN EL PAISATGE DE COLERA, ALT EMPORDÀ: LA VINYA I EL PATRIMONI CULTURAL
- Martinez, J.A; Porta, J.; Ramos, M.: SUELOS DE VIÑA DEL ALT PENEDÈS. ANOIA: CARACTERÍSTICAS Y PROCESOS DE DEGRADACIÓN POR TRANSFORMACIÓN DE TIERRAS Y EROSIÓN HÍDRICA.

Centre d'Estudis del Bages
Via de Sant Ignasi, 40
08240 Manresa (Bages)
Telèfon: 93-8736525

correu electrònic: ceb[at]manresa.vilaweb.com

20 - Le nouveau site du FODESMA majorquin (date de l'information : 19 novembre 2003)

Le service "environnement et patrimoine de pierre sèche" du FODESMA a informé notre association qu'il avait incorporé dans son nouveau site - www.conselldemallorca.net/fodesma/pedra - un lien avec pierre seche.com et qu'il souhaitait la réciproque de notre part. On trouvera donc désormais un lien avec notre confrère majorquin dans notre page "sites à consulter".

21 - 1re journée d'étude sur l'architecture en pierre sèche des Bouches-du-Rhône

Jean Laffitte, membre-correspondant de notre Association dans les Alpes-Maritimes, nous informe de la tenue d'une journée d'étude dans les Bouches-du-Rhône le samedi 16 octobre 2004 à l'abbaye Saint-Pierre-des-Canons près de Salon-de-Provence. Ce colloque est organisé conjointement avec diverses associations du département et sous l'égide du CERAV.

Sont prévues les communications suivantes :

- M. Gat, Les cabanes de Cornillon-Confoux

- M. Folco, Les millésimes des cabanes de Grans

- MM. James et Laffitte, L'architecture en pierre sèche de Jouques

- M. Corbineau, Apiers, ruchers et murs d'abeilles des Bouches-du-Rhône

- M. Gentilhomme, Les cabanes d'Eguilles

- M. Devys, L'architecture en pierre sèche de Salon-de-Provence

- M. Almes, Aperçu des aménagements en pierre sèche de Rognes

Une visite du site des Caussiers à Salon-de-Provence sera organisée

Pour de plus amples renseignements, écrire à Jean Laffitte, 138, boulevard de la Madeleine - 06000 NICE (tél. : 04 93 44 35 44).


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