QUESTIONS & RÉPONSES
2e, 3e et 4e trimestres 2005

QUESTIONS & ANSWERS
2nd, 3rd and 4th terms 2005

     

1 - Question de M. Torsten Böhn (boehm[at]obs-mip.fr) en date du 6 avril 2005

2 - Question de Mme M.-H. Bonifassi (mh.bonifassi[at]tele2.fr) en date du 25 mars

3 - Question de M. Didier Ménard (didiermenard[at]wanadoo.fr) en date du 10 avril 2005

4 - Question de M. Olivier Raeis (olivier.raeis[at]gmail.com) en date du 18 avril 2005

5 - Question de M. Samuel Lelièvre (samuel.lelievre[at]free.fr) en date du 4 juillet 2005

6 - Message de M. Jean-Marc Audit (jmaudit[at]tiscali.fr)

à Christian Lassure sur les "Cabanes du Breuil" en date du 14 juillet 2005

7 - Demande de renseignements de M. Emmanuel Benetollo en date du 6 novembre 2005

8 - Question de M. François Lelong (francois-lelong[at]wanadoo.fr) en date du 12 décembre 2005

9 - Question de M. N. Hamon (Natouchkia[at]aol.com) en date du 5 janvier 2006

 

NDLR :

1/ De chercheurs ou de curieux, nous parviennent des questions sur des thèmes,  des bâtiments ou des points particuliers non encore traités dans le site. Prenant sur notre temps personnel pour y répondre, nous apprécierons grandement tout remerciement sous la forme, par exemple, de photos à publier sur le site mais surtout d'une adhésion à l'Association (qui ouvre le droit au service du bulletin "Pierre Sèche") ou encore d'une commande de numéros anciens des diverses publications papier du CERAV. Merci par avance.

2/ La Librairie du compagnonnage, 2, rue de Brosse - 75004 PARIS (tél. : 01 48 87 88 14 - site Internet : www.compagnons-du-devoir.com) propose des centaines de titres d'ouvrages récents concernant l'architecture rurale. C'est à elle qu'il faut s'adresser si l'on est à la recherche d'un ouvrage récent autre que ceux publiés par le CERAV. Pour les ouvrages anciens, on se rendra sur les sites www.livre-rare-book.com ou www.chapitre.com.

3/ Si vous n'avez pas obtenu de réponse à votre demande, ne nous en veuillez pas : c'est que nous ne disposons pas des renseignements demandés. 

4/ Ne soyez pas surpris non plus si notre réponse à votre message ne vous parvient qu'au bout de 8 à 15 jours : nous prenons le temps de la réflexion.

5/ Le fait de nous poser une question par courriel implique l'acceptation que cette question puisse être publiée dans la présente rubrique "Questions et réponses". Merci de nous faire savoir si vous ne le souhaitez pas.

6/ N'oubliez pas qu'il existe un groupe de discussion, où poser vos questions, sur le site www.pierreseche.net de M. Gilles Fichou. 

7/ Si vous consultez la présente rubrique et pensez pouvoir apporter un complément d'information ou donner votre avis sur tel ou tel point, n'hésitez-pas à le faire. Vos remarques seront ajoutées à la suite de la question qu'elles concernent.

8/ Les centaines de photos du site sont offertes à la seule consultation en ligne. Elles ne constituent pas un fonds où tout un chacun pourrait puiser librement et gratuitement, qui pour son site Internet propre, qui pour une entreprise editoriale sur papier. Le CERAV examinera au cas par cas les demandes d'exploitation de photos. Toute absence de réponse de sa part implique un refus.

9/ Nous recevons, de la part de chercheurs, des demandes de photocopies, soit d'articles parus dans des numéros épuisés de nos publications, soit de titres mentionnés dans le site Internet de l'Association. À titre exceptionnel (car c'est une activité dévoreuse de temps), et pour les seuls articles dont nous disposons, l'obtention de photocopies sera désormais possible moyennant une participation aux frais de 10 euros pour la papeterie, les frais d'envoi et le temps passé, s'ajoutant aux 25 centimes qui seront demandés par page. Prière de nous contacter avant d'envoyer un quelconque règlement.

1 A - Question de M. Torsten Böhn (boehm[at]obs-mip.fr) en date du 6 avril 2005 :

Cher M. Lassure,

Je suis propriétaire d'un maison médiévale dans le Cirque de Navacelles (Hérault). J'aimerais refaire moi-même une petite toiture de 35m2 contenant une demi-tourrelle en lauzes calcaires. 

Je suis à la recherche de bibliographies / associations / manuels / pages web qui traitent en particulier des toits en  lauzes et qui pourraient m'aider à réduire le nombre d'erreurs potentielles. 

J'aimerais poser ces lauzes calcaires sur un lit de terre et fixées latéralement par deux  chevilles en chêne, tout ceci sur une charpente en chêne correctement dimensionnée et couverte d'un voligeage jointif en chêne de 25 mm d'épaisseur.

Je vous serais reconnaissant pour toute information dans ce sens. Merci d'avance.

Bien cordialement,

Dr Torsten Böhm
CNRS
Laboratoire Astrophysique de Toulouse
Observatoire Midi-Pyrénées
14, avenue Edouard Belin
F - 31400 Toulouse

1 B - Réponse en date du 15 avril 2005 :

Cher monsieur,

Après avoir reçu votre demande de renseignements bibliographiques, je me suis livré à une petite recherche dont je vous livre les résultats.

La revue « Maisons Paysannes de France » a publié un certain nombre d’articles sur les couvertures en lauzes. En voici la liste, tirée du catalogue de cette Association :

- GENTIL H., Il est simple de refaire des toits de lauze (Alpes), MPF, 2e trim. 1968, No 10, p. 17

- FOURNIER P.-C., Les couvertures bourguignonnes en lave, MPF, 6e No de 1970, No 20, pp. 127-129

- MOREAU Pierre, Toits de pierres : calcaire, phonolite, schiste, ardoise, MPF, 4e trim. 1975, No 38, pp. 9-12

- MOREAU Pierre, Les couvertures en lauze dans les Cévennes, MPF, 1er trim. 1983, No 67, p. 12

- JOLY François, En Lozère, La pierre comme matériau de couverture, MPF, 1er trim. 1983, No 67, pp. 13-17

- CHARCOSSET Catherine et Jean-Yves, Les lauzes du Tarn. Récupération et tri, taille et calibrage, MPF, 4e trim. 1985, No 78, pp. 16-19

- NOUVEAU Jean-Pierre, Une « caselle » restaurée (Lot), MPF, 4e trim. 1991, No 102, pp. 11-13

- PONTVIANNE Chantal, La couverture en pierre calcaire (Dordogne), MPF, 4e trim. 1992, No 106, pp. 15-18

- GUILLEMOT Denise, Un lavier autodidacte : Jean Pierre. Regards sur la Bourgogne du Sud, MPF, 1er trim. 1994, No 111, pp. 17-20

- DUPLOUY Anie et Denis, Les « couvreurs de lauzes ». Regards sur les pays du Lot, MPF, 3e trim. 1995, No 117, pp. 15-17

- CAUE du Lot, Les couvertures en lauzes de schiste dans le Lot, Extrait de la brochure réalisée par le CAUE du Lot, MPF, 3e trim. 1985, No 117, p. 18

- SCHNEIDER Denis, Couvrir une caselle en lauze sur le causse de Gramat, MPF, 2e trim. 1997, No 124, pp. 24-26

Il est encore possible de se procurer de nombreux numéros anciens de la revue et, pour les numéros épuisés, l’Association propose des photocopies d’articles. Adresse de MPF : 8, passage des deux sœurs, 75009 PARIS. Cf. aussi le site Internet de MPF (www.maisons-paysannes.org).

Bien cordialement,

Christian Lassure

1C - Nouveau courrier en date du 22 avril 2005 :

Cher M. Lassure,

Merci mille fois de vos efforts. Je vais commander ces articles auprès de MPF, mais j'ai un peu peur que je ne trouve pas les réponses aux questions techniques que je me pose.

On verra bien, en tout cas ce sera intéressant de les lire.

Bien cordialement, 

Torsten Böhm


2 A - Question de mh.bonifassi[at]tele2.fr en date du 25 mars :

Bonjour monsieur,   

Pourriez-vous me renseigner : je suis à la recherche d'études qui auraient été menées sur le site de l'Aire Saint-Michel, au-dessus de Nice, et qui comporte de nombreux restes de constructions en pierre sèche.   

Merci par avance de votre réponse, je suis prête à acheter toute publication.  

mh.bonifassi[at]tele2.fr

2 B - Réponse en date du 5 avril 2005 :

Chère madame,

Je n'ai malheureusement pas d'informations sur ce site mais vous pourriez peut-être vous adresser aux personnes suivantes :

- Jean Laffitte, 138, bld de la Madeleine - 06000 NICE (04 93 44 35 44), 

- Henri Geist, 51, bld de Stalingrad - 06300 NICE (04 92 26 84 84), 

qui sont spécialistes des constructions en pierre sèche des Alpes-Maritimes.   

Avec mes meilleurs sentiments,   

Christian Lassure


3 A - Question de M. Didier Ménard (didiermenard[at]wanadoo.fr) en date du 10 avril 2005 :

Bonjour,

J'aimerais savoir si vous connaissez une association organisant un stage de construction en pierre prochainement dans le Sud-Est.

Merci.

Sincères salutations,

Ménard Didier
La Petite Roussière
49770 La Membrolle

3 B - Réponse en date du 16 avril 2005 :

Cher monsieur,

De nombreuses associations régionales organisent chaque année des stages d'initiation à la maçonnerie à pierre sèche mais n'informent pas automatiquement les associations nationales. Je sais que l'association "Savoirs de terroirs" prévoit un stage les samedi 10 et dimanche 11 septembre 2005 sous la direction de M. Patrick Challaye mais c'est en Ardèche, à Saint-Julien-du Serre (pour plus de renseignements, consulter www.savoirsdeterroirs.free.fr et écrire à savoirs.de.terroirs[at]wanadoo.fr).

A titre d'information, voici quelques-uns des organismes et des associations qui sont susceptibles d'organiser des stages (en dehors de l'Association héraultaise "Pierres d'Iris" dirigée par M. Gilles Fichou, dont il faut obligatoirement consulter le site, en particulier la page "Nouveautés") :

- Association "APARE" (apare[at]apare-gec.org - http://www.apare-gec.org)

- Parc naturel des causses du Quercy (http://perso.wanadoo.fr/alvignac/pnr.htm)

- Parc naturel régional des Monts d'Ardèche (accueil[at]parc-monts-ardeche.fr - http://www.parc-monts-ardeche.fr)

- Parc naturel régional du Haut-Languedoc (accueil[at]parc-haut-languedoc.fr)

- Association "Artisans-bâtisseurs en pierres sèches" (6 bis, rue Godin - 30900 NIMES) (stages du 5 au 9 juillet et du 25 au 29 octobre)

- Musée de plein air du Quercy (info[at]museeduquercy.com - http://www.museeduquercy.com)

- Association "Fruits Oubliés" (fruits.oubliés[at]wanadoo.fr - http://perso.wanadooo.fr/association.fruits.oublies/stages.html)

- Antenne corse du Centre européen de formation "PARTIR" (centrepartir[at]9online.fr - http://www.centre-partir.com)

Liste non exhaustive bien entendu, obtenue à partir d'une recherche conduite avec le moteur de recherche Google.

Bien cordialement,

Christian Lassure


4 A - Question de M. Olivier Raeis (olivier.raeis[at]gmail.com) en date du 18 avril 2005 :

Bonjour,

M'étant promené sur votre magnifique et énorme site internet, je suis intéressé par une référence bibliographique que vous citez. Je travaille en effet actuellement sur la généalogie des familles de Puy-Saint-Pierre (d'où est originaire mon épouse) et je serais curieux d'en apprendre plus sur leurs maisons.

Pourriez-vous me dire où je pourrais trouver une copie de cette référence ? Ou éventuellement m'en faire une copie (à mes frais bien entendu) ?

FRAY François
Les maisons de Puy-Saint-André et Puy-Saint-Pierre et leur accès
dans L'architecture rurale dans les Hautes-Alpes, Champsaur, Briançonnais, Queyras
Le Monde alpin et rhodanien
11e année
1983
No 4 bis
pp. 97-120

Bien cordialement,

Olivier RAEIS

4 B - Réponse en date du 4 mai 2005 :

Cher monsieur,

Je ne dispose que de la référence de l'article, il vous faut chercher soit auprès de l'éditeur, le Musée dauphinois, soit dans les sites qui vendent des bouquins d'occasion.

Avec mes meilleurs sentiments.

Christian Lassure

5A - Question de M. Samuel Lelièvre (samuel.lelievre[at]free.fr) en date du 4 juillet 2005

Bonjour,

Sauriez-vous où l'on peut se procurer des pierres le plus près possible de Guérande, pour refaire un puits ancien?

Merci,

Samuel

5 B - Réponse en date du 6 août 2005 :

Cher monsieur,

Comme vous avez pu le lire dans l’avertissement préliminaire de la page Q&R de pierreseche.com, je ne réponds que si j’ai la réponse à la question posée. Dans votre cas, je fais une exception – tardive, vacances obligent – mais uniquement pour vous signaler que votre question était trop imprécise pour permettre une réponse.

Quelle est la partie du puits qui a besoin d’être refaite : la margelle ou la chemise intérieure ? Quelle est la nature géologique des pierres d’origine ? D’où venaient-elles ?

S’agit-il d’un puits privé ou d’un puits communal ? La réfection est-elle le fait d’un particulier ou est-elle confiée à une association restauratrice de vieux puits ?

Faut-il des pierres de récupération ou des pierres de carrière ?

En cherchant à l’aide du moteur de recherche Google, je suis tombé sur une association du côté de Guérande qui fait l’inventaire de vieux puits. En faites-vous partie ? Sinon, vous êtes-vous adressé à cette association ?

Voilà quelques éléments d’information qui auraient pu faciliter les recherches. En tout cas, celles-ci n'ont rien donné.

Si vous trouvez quelque chose (ou si c’est déjà le cas), n’hésitez pas à m’en faire part.

Avec mes meilleurs sentiments,

Christian Lassure


6 A - Message de M. Jean-Marc Audit (jmaudit[at]tiscali.fr) à Christian Lassure sur les "Cabanes du Breuil" en date du 14 juillet 2005 :

Bonjour,

En consultant votre site, j'ai pu voir avec plaisir, que le site des Cabanes du Breuil y était présenté. Cependant, j'ai pu relever quelques erreurs que voici :

Les "Cabanes du Breuil", ainsi qu'on les appelle, se trouvent à 9 km de Sarlat et à 12 km des Eyzies, près de Saint-André-d'Allas. Il s'agit d'ateliers d'artisans ruraux du XIXe siècle, ayant la particularité d'être couverts en pierre sèche. *** Ils ont été rattachés à la ferme voisine après leur abandon.***

Cette derniere phrase est fausse, puisqu'elles ont toujours fait partie d'une ferme.

Il n'existe aucune preuve historique ou archéologique permettant de faire remonter ces cabanes "à la nuit des temps" - qui est une période fort obscure, il faut le reconnaître - et d'en attribuer la propriété aux "Bénédictins de Sarlat jusqu'à la fin du 14ème siècle" - ce qui revient à confondre le site et les édifices qu'il porte aujourd'hui.

Cette derniere remarque n'est pas entièrement juste, car, si leur origine n'est pas connue, les Bénédictins de Sarlat y ont habité et s'en sont servi jusqu'en 1449, à cette date, ils les ont vendues ou données, soit à la famille de Salignac, soit à la famille d'Albret. Leur date d'arrivée sur les lieux se situe aux environs du 13e siècle. En effet, il n'est en aucun cas question que ces derniers les aient construites. Ils les ont simplement entretenues et restaurées.

Merci de me recontacter par mail ainsi, je pourrais vous inviter à venir sur place afin de visiter le site.

Jean-Marc Audit

6 B - Réponse de Christian Lassure en date du 21 juillet 2005 : 

Monsieur,

J'ai pris connaissance de vos objections et vous remercie de me les signaler.

Si vous avez des preuves tangibles, recevables par les historiens et les archéologues, de la haute datation que vous proposez pour les annexes en pierre sèche de votre ferme, je suis tout à fait disposé à les examiner et à en tenir compte.

Quels sont donc les textes qui mentionnent et décrivent très précisément ces édifices comme ayant été habités par les Bénédictins de Sarlat entre le 13e siècle et 1449 ?

Quelles sont les traces archéologiques de cette occupation médiévale ?

Quels sont les textes (prix-faits de restauration de toiture, inventaires après décès, récits de voyageurs, etc.), voire les documents iconographiques où ces édifices apparaissent entre 1449 et la fin du XIXe siècle, leur donnant une longévité digne d'une cathédrale romane ou gothique ?

Quant à "rattachement", le terme veut simplement dire que les propriétaires de la ferme ont repris la jouissance des cabanes antérieurement louées à des artisans ruraux et leur ont donné de nouvelles affectations.

Pour éviter toute confusion, la formulation peut être modifiée.

Dans l'attente de vos précisions, je vous adresse mes meilleures salutations.

Christian Lassure


7 A - Demande de renseignements de M. Emmanuel Benetollo (epbenetollo[at]hotmail.com) en date du 6 novembre 2005 :

Monsieur,

Je suis Francais résidant aux Etats-Unis et charpentier depuis deux ans.  Le travail de charpenterie que j'effectue peut être qualifié de traditionnel, ici aux Etats-Unis, c'est appelé "timber framing".  Il s'agit d'assemblages en bois de forte section, chevillés entre eux et formant le squelette de bâtiments.  Je suis membre de l'association Timber Framers Guild, une association visant à développer cette pratique.  Au cours d'un stage il y a deux mois de cela, j'ai pris connaissance des "crucks".  Notre groupe en a construit un de 12 pieds par 16 et j'ai pu consulter quelques ouvrages - britanniques pour la plupart - traitant de ce type de structure. Au cours de ces lectures et de recherches sur Internet, je comprends qu'il en existe egalement en France. Je recherche des informations sur ces exemples. À cet effet il me semble que certains numéros de la revue L'Architecture Rurale relatent de ces structures - des articles écrits par Messieurs Bans, Ducouret et vous-même si je ne me trompe pas : les tomes 3, 4 et 6 notamment (?). Au-delà de ces articles, existe-t-il des ouvrages (livres, études publiées, ou autres) qui traitent des "crucks" en France ?

S'il y a quelque information que vous puissiez me communiquer sur l'existence et l'obtention de ces ouvrages, je vous serais bien obligé.

Salutations,

Emmanuel Benetollo

7 B - Réponse de Christian Lassure en date du 7 décembre 2005 :

Monsieur,

Veuillez m’excuser de répondre si tradivement à votre demande de renseignements mais je suis débordé de travail actuellement.

Vous trouverez ci-dessous une bibliographie française sur les charpentes à courbes (cruck construction) ainsi qu’un petit vocabulaire français-anglais de cette technique compilés à votre intention. Certains titres sont parus dans des numéros de la revue L’architecture vernaculaire. Pour savoir si ces derniers sont disponibles, il faut vous reporter à la rubrique « publications » du site www.pierreseche.com.

Les charpentes à courbes sont celles du chaume. Malgré les travaux des pionniers des années 1970 et 1980, elles sont restées largement ignorées des milieux de l’ethnologie et de l’inventaire en France. Leur étude reste à faire.

1/ Bibliographie

WALTON James, Cruck Trusses in the Dordogne [Fermes à courbes en Dordogne], dans Gwerin, vol. 13, 1960-1962, pp. 3-6

BANS Jean-Christian et Patricia, Notes sur les charpentes "cruck" en France et sur les problèmes d'interprétation qu'elles posent dans le cadre d'une théorie générale des constructions rurales européennes, dans L'architecture rurale, t. 3, 1979, pp. 9-32

BANS Jean-Christian et Patricia, Notes on the Cruck-Truss in Limousin, dans Vernacular Architecture, vol. 10, 1979, pp. 22-29

BANS Jean-Christian, Les granges à "courbes" de l'Ancien Régime en Limousin, dans Lemouzi, No 72, octobre 1979, pp. 451-468

MEIRION-JONES Gwyn I., The Roof-Carpentry of Brittany. II - Cruck construction, [Les charpentes des toits bretons. II - La construction à courbes], dans Vernacular Architecture, vol. 10, 1979, pp. 15-21

BANS Jean-Christian et GAILLARD-BANS Patricia, A propos de types en voie de disparition totale du patrimoine vernaculaire breton : bâtiments "circulaires" ou ellipsoïdaux et "cruck-constructions", dans L'architecture vernaculaire rurale, t. 4, 1980, pp. 116-125

MEIRION-JONES Gwyn I., Cruck Construction : the European Evidence, [La charpente à courbes : les témoins européens], dans Cruck Construction. An Introduction and Catalogue (N. W. Alcock ed.), The Council for British Archaeology, Research Report No 42, 1981, VIII + 178 p., en part. pp. 39-56

LASSURE Christian, Deux témoins de charpente à "courbes" datant de l'Ancien Régime en Quercy : "courbes" au sol ("full cruck") et "courbes" sur entrait ("upper cruck"); annexe : le mythe du "toit de lauses en tas-de-charge", dans L'architecture vernaculaire, t. 6, 1982, pp. 57-66 + 67-69

OBEREINER Jean-Luc, Contribution à la connaissance des couvertures végétales en haut Quercy, 3e partie : Les granges et leurs charpentes, dans Quercy-Recherche, No 44, janvier-février 1982, pp. 37-81 (C. R. de Christian Lassure dans L'A.V., t. 6, 1982, pp. 92-93)

OBEREINER Jean-Luc, La grange-étable à abside de Laboudie à Viazac (Lot), dans L'architecture vernaculaire, t. 6, 1982, pp. 70-75

LASSURE christian, Notes de lecture : Auvergne : charpente "à courbes perchées" dans le nord-ouest du Puy-de-Dôme, dans L'architecture vernaculaire, tome VII, 1983

DUCOURET Jean-Pierre, Deux exemples inédits de "cruck construction" en Bretagne, dans L'Architecture Vernaculaire, t. 9, 1985, pp. 23-28

CHAVENT Martine, Contribution à l'étude des charpentes à "courbes" du Limousin : le cas du canton d'Eygurande en Corrèze, dans Bulletin de la Société des lettres, sciences et arts de la Corrèze, t. 92, 1989, pp. 155-165

2/ Vocabulaire

arbalétrier courbe / arbalétrier curviligne : curved principal

(la) charpente à courbes (la technique de construction) : cruck construction, cruck-framed construction

(une) charpente à courbes (la structure) : a cruck roof

une courbe : a cruck blade, a cruck

une ferme à courbes (la triangulation) : a cruck truss, a cruck frame

construit à courbes : cruck constructed

courbes au sol : full crucks

courbes inférieures / courbes au sol sous entrait : base crucks

courbes supérieures / courbes sur entrait / courbes perchées : upper crucks

une grange à courbes (Limousin) : a cruck-built barn, a cruck-trussed barn

une grange-étable à courbes (Limousin) : a cruck barn-and-byre

une coupe (Limousin) (arbalétrier courbe d’une abside) : an end cruck

un joug (de ferme à courbes) : a yoked apex

Bon courage pour la suite et avec mes meilleurs sentiments,

C. Lassure


8A - Question de M. François Lelong (francois-lelong[at]wanadoo.fr) en date du 12 décembre 2005 :

Bonjour,

De retour de mon chantier limousin - j'y restaure et aménage une grange - j'ai pu à nouveau constater les limites des outils généralistes pour le travail du granite. Auriez-vous les coordonnées de fournisseurs d'outils adaptés ? Je suis plus particulièrement à la recherche d'une boucharde (mes tentatives d'en trouver une ancienne - j'aime l'idée de faire revivre les outils anciens, parfois de qualité inégalée - n'ont rien donné, le temps des fameux maçons de la Creuse semblent bien révolus).

Vous en remerciant par avance, cordialement,

François Lelong

8B - Réponse en date du 20 décembre 2005 :

Cher monsieur,

Je me suis renseigné auprès de la maison Joseph et Fils qui est spécialisée dans les fournitures pour la taille de la pierre. Pour le granit, les outils classiques ne se font plus. On utilise des bouchardes à plaquettes interchangeables en carbure de tungstène se fixant sur les têtes.

Voici les coordonnées de Joseph et Fils :
- 65, bld de Ménimontant 75011 Paris - tél. : 01 47 00 92 29
- site Internet : www.joseph-et-fils.fr (très succinct, rien sur les bouchardes)
Ils ont un catalogue et vendent par correspondance.

Bien cordialement,

C. Lassure


9A - Question de M. N. Hamon (Natouchkia[at]aol.com) en date du 5 janvier 2006 :

Il s'agit d'une capitelle ronde (adossée en partie au talus), d'un diamètre de 3 mètres de hauteur, avec des murs de 1,60 m et hauteur sous clef de voûte de 2,70 m environ, totalement en pierres sèches, avec une seule ouverture - la porte - au sud-est, toit de lausses en encorbellement et empierrement sur le dessus en forme de dôme aplati.  

Je voudrais aménager sommairement cette capitelle. Plusieurs questions se posent donc:  

1/ Un système de chauffage (poêle à bois) serait-il nuisible pour la pierre, c'est-à-dire la chaleur peut-elle faire travailler et fissurer la pierre par exemple ?   

2/ Retirer une pierre dans le mur (et non la voûte) pour y glisser un tuyau de petit diamètre est-il possible à faire sans risque ?

3/ J'ai besoin d'apporter un peu de lumière et ai pensé retirer la clef de voûte pour y sceller un lanterneau de 40 x 40 cm environ (type lanterneau de bateau extra-plat). Quelles sont les précautions impératives à prendre pour éviter l'effondrement par exemple ? Doit-on travailler cette mise en œuvre par l'intérieur uniquement? Est-il risqué de marcher sur le dôme?   

4/ Accolé à la capitelle, se trouve un petit mazet. À l'intérieur du mazet a été creusée une niche qui est arrêtée par le mur de la capitelle en son fond. En étayant bien, me déconseillez-vous toutefois la transformation de cette niche en passage entre les deux bâtis ?   

5/ Pour finir, l'empierrement du toit est réalisé en pierres assez grosses, je trouve; puis-je rajouter du petit caillou (comme sur les dessus de pierrés) ou plutôt seulement de la terre afin d'assurer une bonne étanchéité du toit (il y a quelques suintements )?   

6/ Si je dois mettre un peu de terre, que dois-je y mettre et sur quelle épaisseur sans courir de risque de surpoids (argileuse, de jardin?) ?    

J'attends avec impatience vos avis sur mes questions.   

Sincères salutations,

N. Hamon

9B - Réponse en date du 10 janvier 2006 :

Monsieur,

Bien que n’étant pas homme de l’art, je vais essayer de répondre à vos questions :

1/ Si du feu contre la paroi en pierres calcaires ne manquerait pas d’abîmer celles-ci (rubéfaction, désquamage), il n’en serait rien, par contre, de la chaleur provenant d’un poêle au centre de la pièce; mais cela ne veut pas dire qu’on puisse installer un poêle dans un espace aussi réduit et sans ventilation.

2/ Pour faire traverser un mur par un tuyau, il faut enlever plusieurs pierres et comme il n’y a pas de mortier, celles du dessus risquent de s’affaisser ou de descendre.

3/ S’il y a une clé de voûte dans les cabanes à voûte clavée, par contre dans celles à voûte encorbellée il n’y a qu’une dalle sommitale, laquelle peut être enlevée sans entraîner l’effondrement de la voûte (cependant il peut y avoir d’autres pierres au-dessus de la salle sommitale); il faut donc vérifier que la voûte n’est pas clavée (pierres inclinées vers l’intérieur).

Il est déconseillé de marcher sur le toit d’une cabane car il y a toujours un risque de tassement, voire d’effondrement de la voûte si celle-ci est en mauvais état ou d’une facture médiocre, mais on peut toujours placer des étais à l’intérieur.

4/ Sur ce point, seul un maçon venu sur place se rendre compte pourra vous renseigner.

5/ L’usage de terre plantée de graminées ou d’iris est attesté pour des couvrements uniquement plats ou bombés (dans le Gard, l’Hérault, les Bouches-du-Rhône). Pour un couvrement plus pointu, peut-être faudrait-il démonter et remonter le haut du couvrement, en donnant aux pierres une inclinaison suffisante vers l’extérieur et en croisant bien les joints. La pose d’une bâche plastique peut aussi s’avérer efficace.

Voilà tout ce que je peux vous dire sur la base de vos renseignements et en l’absence d’une documentation iconographique. Avez-vous pensé à poser vos questions sur le forum de l’association pierred’iris (site www.pierreseche.net) ?

Bon courage pour la suite,

Christian Lassure

9C - Nouveau message de M. N. Hamon en date du 22 janvier 2006 :

Monsieur,

Je vous remercie beaucoup pour les réponses que vous m'avez apportées sur la question d'un aménagement de ma capitelle; j'ai parlé de "clé de voûte", terme mal maîtrisé, car il s'agit en réalité d'une dalle sommitale qu'a priori je peux remplacer au profit d'un verre transparent pour amener de la lumière (en plaçant des étais, bien sûr, pour effectuer ce travail comme vous me le conseillez).

Je joins deux photos pour que vous fassiez connaissance avec cette capitelle et qui confirmeront peut-être les réponses que vous avez eu la gentillesse de m'adresser. L'une des photos montre le sommet intérieur de la capitelle avec ce tuyau collecteur d'eau des gouttières du mazet accolé (fonction de remplissage d'une citerne - destinée à être démolie - placée à l'intérieur de la capitelle).

Bien cordialement,

N. Hamon

La citerne accolée à l'un des gouttereaux du mazet

La voûte, percée par le tuyau amenant l'eau de pluie collectée par la gouttière du mazet

9D - Nouvelle réponse en date du 1er février 2006 : 

Monsieur,

Les deux photos que vous m’avez envoyées et vos indications m’inclinent à penser que le bâtiment en pierre sèche dressé contre le goutterot du mazet, est – du moins dans sa fonction dernière – non pas une « capitelle » (c’est-à-dire une cabane pour les humains) mais un abri pour une citerne.

Le tuyau rouillé descendant de la gouttière du mazet et traversant la voûte de l’abri est des plus inélégants certes, mais la personne à l’origine de ce bricolage devait viser moins l’esthétique que l’efficacité.

Il me paraît dommage de supprimer ce dispositif de récupération de l’eau de pluie, bien utile pour arroser un jardin l’été. Mais vous avez sans doute de bonnes raisons de le faire dans le cadre de la rénovation et du changement d’affectation de l’ensemble.

Avec mes meilleurs sentiments,

C. Lassure


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Dernière mise à jour : le 1er février 2006 / Last updated on February 1st, 2006

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