QUESTIONS & RÉPONSES
1er semestre 2007

QUESTIONS & ANSWERS
2nd semester 2007

   

 

NDLR :

1/ De chercheurs ou de curieux, nous parviennent des questions sur des thèmes, des bâtiments ou des points particuliers non encore traités dans le site. Prenant sur notre temps personnel pour y répondre, nous apprécierons grandement tout remerciement sous la forme, par exemple, de photos à publier sur le site mais surtout d'une adhésion à l'Association (qui ouvre le droit au service du bulletin "Pierre Sèche") ou encore d'une commande de numéros anciens des diverses publications papier du CERAV. Merci par avance.

2/ La Librairie du compagnonnage, 2, rue de Brosse - 75004 PARIS (tél. : 01 48 87 88 14 - site Internet : www.compagnons-du-devoir.com) propose des centaines de titres d'ouvrages récents concernant l'architecture rurale. C'est à elle qu'il faut s'adresser si l'on est à la recherche d'un ouvrage récent autre que ceux publiés par le CERAV. Pour les ouvrages anciens, on se rendra sur les sites www.livre-rare-book.com ou www.chapitre.com ou encore galaxidion[at]alapage.com.

3/ Si vous n'avez pas obtenu de réponse à votre demande, ne nous en veuillez pas : c'est que nous ne disposons pas des renseignements demandés. 

4/ Ne soyez pas surpris non plus si notre réponse à votre message ne vous parvient qu'au bout de 8 à 15 jours : nous prenons le temps de la réflexion.

5/ Le fait de nous poser une question parcourriel implique l'acceptation que cette question puisse être publiée dans la présente rubrique "Questions et réponses".Merci de nous faire savoir si vous ne le souhaitez pas.

6/ N'oubliez pas qu'il existe un groupe de discussion, où poser vos questions, sur le site www.pierreseche.net de M. Gilles Fichou. 

7/ Si vous consultez la présenterubrique et pensez pouvoir apporter un complément d'information ou donner votre avis sur tel ou tel point, n'hésitez-pas à le faire. Vos remarques seront ajoutées à la suite de la question qu'elles concernent.

8/ Les centaines de photos du site sontoffertes à la seule consultation en ligne. Elles ne constituent pas un fonds où tout un chacun pourrait puiser librement et gratuitement, qui pour son siteInternet propre, qui pour une entreprise editoriale sur papier. Le CERAV examinera au cas par cas les demandes d'exploitation de photos. Toute absence deréponse de sa part implique un refus.

9/ Nous recevons, de la part de chercheurs, des demandes de photocopies, soit d'articles parus dans des numéros épuisés de nos publications, soit de titres mentionnés dans le site Internet de l'Association. A titre exceptionnel (car c'est une activité dévoreuse de temps), et pour les seuls articles dont nous disposons, l'obtention de photocopies sera désormais possible moyennant une participation aux frais de 10 euros pour la papeterie, les frais d'envoi et le temps passé, s'ajoutant aux 25 centimes qui seront demandés par page. Prière de nous contacter avant d'envoyer un quelconque règlement.

10/ Pour faire des recherches efficaces avec le moteur de recherche Google, il faut aller dans la section « Recherche avancée », saisir les termes de sa recherche dans la case « cette expression exacte » et choisir soit « toutes les langues », soit « français », soit « anglais » dans la case « Langue ».

11/ Si vous souhaitez obtenir des renseignements sur un bâtiment en pierre sèche que vous avez découvert ou qui vous appartient, n'oubliez pas de joindre à votre description écrite un relevé détaillé et des photos (un dessin vaut mieux qu'un long poème).

1 - Question de M. G. K. (claudine.kastele[at]wanadoo.fr) à Christian Lassure en date du 2 février 2007

Objet : pierre sèche

Bonjour,

Je possède, près de Sarlat en Dordogne, une cabane en pierres sèche, carrée (20 m2 au sol, 5m 60 de haut). Elle est complète mais n'a pas été entretenue depuis au moins 80 ans. Les lauzes ont glissé, il en manque quelques-unes.

Devant cette cabane, il y a une terrasse plate terminée par un muret de 2 m; sur le côté de la terrasse, il y avait une entrée qui descend en formant une voûte (comblée par des pierres). Pouvez-vous m'indiquer une personne ou une association qui pourait me conseiller pour la sauvegarde de cet édifice. Cette bâtisse est dans un bois qui a dû être un champ car entouré sur trois côtés de murets. PARTICULARITÉS : une porte de 1 m x 1,8 m, une fenêtre de 40 cm de côté, un houteau au-dessus de la porte, une petite niche à l'intérieur; à l'extérieur, près de la porte, une pierre ronde passante avec un trou en son milieu (corde de l'âne).

A vous lire, merci,

G. K.

Si quelque lecteur veut répondre à la demande de M. K., qu'il n'hésite pas le faire directement ou à nous envoyer la réponse, laquelle nous publierons ici bien volontiers.


2 - Question de M. P. K. (philippe.kessler[at]free.fr) à Christian Lassure en date du 4 février 2007

Objet : casot en pierre sèche

Bonjour,

Je suis propriétaire d'un petite vigne (sur cru Banyuls-Collioure) avec murettes en schistes, escaliers intégrés dans les murettes, peu de gall en schiste, ainsi que d'un casot en schiste lui aussi, mais surtout en ruine.

J'ai il y a quelques mois commandé un ouvrage écrit par vous même (Construire une cabane en pierre sèche : mode d'emploi), où j'ai trouvé de bonnes informationspour remonter mon casot. Aujourd'hui, je ne suis pas trop loin de la toiture et aurais besoin de dimensionner la charpente (deux madriers et quelques chevrons pour supporter des voliges et un toit en tuile maconnées).

Avez-vous des informations ou des données permettant de m'aider dans le dimensionnement de ces pièces. Les "anciens" avaient-ils une méthode spéciale pour le faire ?

Merci de vos réponses.

Cordialement,

P. K.

Si quelque lecteur veut répondre à la demande de M. P. K., qu'il n'hésite pas le faire directement ou à nous envoyer la réponse, laquelle nous publierons ici bien volontiers.


3A - Question de M. Nicolas Thullier (nicolasthullier[at]wanadoo.fr) en date du 20 février 2007

Monsieur,

Etudiant en Gestion et protection de la nature (spécialisé dans la Gestion des espaces naturels) et dans le cadre de ma formation, j'ai réalisé un stage sur une petite Ile de Bretagne appelée Béniguet (Finistère, face au Conquet). Sur cette île, plusieurs générations de goémoniers (paysans récoltant des algues) ont utilisé le milieu pour leurs productions et ont construit des structures en pierres sèches (four à goémon, terrasse de stockage, abri goémonier) dont il ne reste que les vestiges.

Auriez-vous des informations sur les modes de constructions de murets de pierres sèches ou des informations sur l'écologie des murets de pierres sèches.

Vous remerciant d'avance, cordialement,

Nicolas Thullier

3B - Réponse en date du 22 février 2007

Cher monsieur,

Vous m'apprenez l'existence de ces vestiges. Bien évidemment, je ne sais rien à leur sujet. Il faut vous tourner vers la bibliographie bretonne (revues de sociétés savantes), où il y a peut-être quelque chose. Quant à la technique de la pierre sèche, le site du CERAV vous donnera toutes les indications utiles (en particulier mon «Vocabulaire de la maçonnerie à pierres sèches») mais c'est l'observation des vestiges eux-mêmes qui vous renseignera sur les particularités locales de cette technique.

Tout ce que je peux faire, c'est publier votre question, avec votre adresse, dans la page "Questions & Réponses" du site du CERAV.

Cordialement,

Christian Lassure


4A - Question de C. B. (c.agnouede[at]wanadoo.fr) en date du 8 mai 2007

Objet : alats pyrénéens

Travaillant sur un secteur des Hautes Pyrénées, en particulier les abris primitifs ou alats en patois, j'ai trouvé de nombreuses inscriptions sur du granit. Puis-je affirmer sans me tromper que ces gravures de 1678 et autres ont pu être réalisées à l'aide d'un poinçon ? Quels autres instruments pouvaient-ils être utilisés ?

Très cordialement,

C. B.

4B - Réponse en date du 14 mai 2007

Objet : outils pour graver des millésimes

Bonjour,

Je ne connais pas ce que vous appelez alats et qualifiez d' « abris primitifs ».

J'ai vu qu'il y avait un livre sur les « forts ou alats en vallée de Barèges », par Annie Brive, mais n'en sais pas plus.

C'est la trace laissée par l'outil qui théoriquement permet d'identifier celui-ci. Pour graver un millésime, un outil à pointe, employé en percussion posée, est indispensable : il y a le poinçon, la broche et l'aiguille. Mais je ne puis guère vous en dire plus faute de voir les millésimes en question, et puis, il n'est pas sûr que je sache distinguer entre les trois outils. Il faudrait poser la question à un tailleur de pierre.

Désolé de ne pas pouvoir vous en dire plus.

Bon courage pour la suite de vos recherches,

Christian Lassure

4C - Message en date du 14 mai 2007

En vous remerciant de vos réponses.

Un alat en vallée de Barèges est un abri ne disposant que d'un seul pan de toit, il s'appuie généralement sur un contrefort du terrain. Son espace à l'intérieur est minuscule.

C. B.

4D - Message en date du 19 mai 2007

Objet : outils pour graver des millésimes

Voici par exemple, deux photos de date et lettres gravées sur une pierre d'une grange. D'ailleurs, je ne comprends pas les lettres gravées, en particulier la première, ce b minuscule ?

 

Finalement, ces "gravures" sont sûrement dues à une percussion avec un objet simple à la disposition des paysans de ce plateau d'altitude.

Cordialement,

C. B.

4E - Réponse en date du 26 mai 2007

Sujet : millésimes gravés

La gravure grossière de la photo date2 semble effectivement être due à un clou, pour autant que je puisse en juger (n'avez-vous rien de plus grand ?). Mais s'agit-il vraiment du millésime 1678 ? Le 8 fait très récent dans sa forme, le 6 est curieux, on dirait un zéro surmonté d'un accent aigu démesuré.

Pour la gravure de la photo date1, plus régulière, on peut pencher pour un outil. Mais comment peut-elle être aussi nette, aussi claire, 2 siècles et demi plus tard ? A quel emplacement se trouve-t-elle ?

Cordialement,

Christian Lassure

4F - Message en date du 28 mai 2007

Objet : Millésimes gravés

Je vous remercie de votre réponse.

Les deux photos envoyées sont situées à 1400 mètres au plateau dit d'Armentiéu, où les dates sont gravées sur des façades de granges.  Secteur Luz-Saint-Sauveur.

Très cordialement,

C. B.


5A - Question de C. T. en date du 9 mai 2007

Objet : Identification d'une cabane en pierres sèches

Bonjour Monsieur,

J'habite Fuveau, à 15 km d'Aix-enProvence au quartier des Escassades. Lors du défrichage du terrain que nous avons acheté il y a plus de 20 ans, nous avons découvert les éboulis d'une "cabane" de 4 m sur 3, faite d'énormes blocs de pierre, avec au fond un "passage" qui vraisemblablement donnait sur une autre pièce, mais des éboulis jonchent le sol et rendent dangereuse cette exploration. Cette ruine n'apparaît pas au cadastre, même le plus ancien des Bouches-du-Rhône.

A un an de la retraite, pendant ce WE prolongé, je me suis mise en tête de dégager cette "cabane" en vue de futurs travaux d'embellissement du terrain et, surprise, j'y ai découvert deux lauzes (une grande et une petite) non pillées (les anciens du village m'ont toujours dit avoir vu cette ruine et certains sont venus se servir de pierres taillées)... mais le plus étrange est cette construction semi-circulaire accolée au mur de fond de la pièce.

Cette ruine ne correspond à rien de ce que j'ai pu voir ou lire dans le département de l'Hérault ou du Var, et du peu de patrimoine des Bouches-du-Rhône. Je fais donc appel à vous pour me guider dans mes recherches. Je vous remercie par avance de l'attention toute particulière que vous voudrez bien manifester à la lecture de mon mail, et vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes cordiales salutations.

C. T.

5B - Réponse en date du 17 mai 2007

Chère madame,

Sur la base de vos indications écrites, je ne puis guère vous renseigner sur la fonction, la forme et la date de construction de l’édifice en pierre sèche situé dans votre propriété.

Cependant, je pense qu’un dégagement méticuleux des débris à l’intérieur et l’extérieur de la ruine (en notant précisément par le dessin ou la photographie l’emplacement et la position de tout élément en bois et de toute lause de toiture, voire de tuile) devrait vous éclairer sur la nature et la forme de la couverture originelle.

L’observation du haut des murs pourrait aussi livrer des renseignements (sont-ils conservés sur toute leur hauteur, se terminent-ils par une arase ?).

Y a-t-il une entrée avec linteau (susceptible de porter une inscription) ?

Que l’édifice ne soit ni mentionné ni figuré sur le cadastre napoléonien, indique peut-être qu’il n’était pas imposé.

Pour ce qui est de la « construction semi-circulaire accolée au fond de la pièce », je ne comprends pas ce dont il s’agit. Avez-vous des photos ?

Cordialement,

Christian Lassure


6A - Question de B. de C. en date du 13 mai 2007

Bonjour,

Cher monsieur, pouvez vous consulter le fichier joint sur cette découverte. Merci.

Meilleurs sentiments,

B. de C.

FICHIER JOINT

Cher Monsieur Bonjour

Notre famille est propriétaire de ce domaine agricole depuis 1835. Aucun plan ne mentionne cette construction et nous aimerions pouvoir la dater. Je l’ai longuement parcourue sans y trouver ce précieux élément.

Ce domaine est le lieu d’extraction des basaltes ayant été utilisés pour la rénovation des ouvrages du Canal du Midi, convention en main de 1771.

Pour son alimentation en eau, un canalet provenant directement du canal royal en permettait un abondant puisage par la convention ci-dessus citée.

De nombreux ouvrages jalonnent le territoire et sont la preuve de la maîtrise de cette roche par les carriers et tailleurs des propriétaires du Canal : aqueduc, ponts, bâtiments avec leurs pierres d’angles taillées au cordeau et les linteaux d’une seule pierre.

Bien sûr, je découvre dans la documentation que ces petites constructions, les aiguiers, ne sont pas plus anciens que le XIXe.

Celui qui m’intéresse se trouve à cinquante mètres du canalet dont je viens de parler, donc il est antérieur.

Les pierres juste éclatées qui composent son bâti n’ont rien à voir avec celles des constructions faites par les propriétaires du Canal du Midi, qui avaient soin d’utiliser les faces plates des pierres pour s’éviter un long travail de burinage. Ici ce sont des bloc à peine équarris.

Il semble que les blocs qui l’entourent participent à la réception de l’eau de ruissellement : en effet si les dix mètres au-dessus de cette construction sont du basalte pur, l’aiguier est construit juste sur le villafranchien précédant l’éruption volcanique qui est datée de 640 000 ans, et récolte ainsi les suintements sous le basalte. Un peu plus loin, dans les carrières laissées en l’état, ce phénomène est bien visible : plusieurs jours après un orage, l’eau se met à sourdre en dessous des quatre mètres d’épaisseur de basalte. 

Les villages environnants s’enorgueillissent de leurs églises du moyen age construites avec ce même basalte et là encore l’architecture y est bien différente.

Notre voisine, originaire de la région d’Albacete (Espagne), connaît très bien ces constructions pour y avoir encore, lors de sa dernière visite à sa famille, pu y puiser une eau bien rafraîchissante.

Notre domaine appartenant au territoire de « Ville Neuve la Crémade » a été un lieu de refuge pour les fuyards de l’invasion mauresque et le nom de Roque Haute est cité quelques temps plus tard dans les cartulaires locaux.

Les terres attribuées aux réfugiés espagnols sont en friche, personne n’en veut. Elles se situent au confluent de la rivière de l’Orb et du Saint Victor, sur une terre meuble et riche de limon, due aux diverses et fréquentes crues des deux cours d’eau. 

Quid ?

Une maçonnerie mal équarrie et des poteries pour permettre l’alimentation ou le débordement, un crépi intérieur permettant l’étanchéité, en Espagne on fait un crépi d’argile puis on fait un grand feu et après on enduit l’ensemble d’un badigeon de chaux . 

En vous remerciant de votre amabilité veuillez accepter, Monsieur, mes meilleurs sentiments.

B de C.

6B - Réponse en date du 17 mai 2007

Cher monsieur,

Je ne suis pas en mesure de vous donner une date précise pour cet aiguier mais il ne me paraît pas très ancien (blocs éclatés noyés dans du mortier, en particulier dans les parois intérieures).

Sa construction a dû donner lieu à l’intervention d’un artisan, donc à un acte notarié qu’il faudrait rechercher.

D’après la première photo, la façade de l’édifice semble éventrée. Est-ce bien le cas ? (la présence d'un encadrement en pierre de taille aurait peut-être permis d'en savoir plus).

Existe-t-il des aiguiers similaires dans d’autres propriétés de la région ?

Désolé de ne pouvoir vous en dire davantage.

Cordialement,

Christian Lassure


7A - Question de Y. P. en date du 10 mai 2007

Bonjour M. Lassure,

Nous nous étions rencontrés en Saône-et-Loire, et depuis je consulte régulièrement votre site – toujours avec bonheur.

Je poursuis mes recherches d'archéologie spatiale, en milieu forestier, qui me font relever au GPS des hectares de parcellaires de pierres sèches, le plus souvent en Côte-d'Or (murées, épaulements aménagés, terrasses d'habitat ou agricoles, tertres de toutes natures, etc.).

Récemment, j'ai relevé, dans le nord de la Saône-et-Loire, sur la commune de Bouzeron, l'enclos ci-joint. Il est situé sur une crête calcaire dans des friches à buis. Le mur périphérique, très éboulé, est large de 1 à 2 m et d'une hauteur conservée inférieure à 1 m. Deux entrées étroites (1 m maximum) sont visibles. La base d'une très petite cabotte est également repérable dans la murée. L'ensemble me fait penser à un enclos pastoral, destiné à enfermer des bêtes pour la nuit (XVIIIe ou XIXe siècle ?).

La forme, très irrégulière, me paraît toutefois curieuse, motivée ni par le relief local, ni par des obstacles ou impératifs techniques. Je ne l'ai pas encore rencontrée ailleurs.

Lors de vos propres recherches, auriez-vous déjà rencontré un enclos aussi « tarabiscoté » qui puisse me servir d'élément de comparaison à proposer à l'association locale qui veut inclure cet enclos dans un itinéraire de randonnée ?

Merci d'avance et cordiales salutations,

Y. P.

7B - Réponse en date du 18 mai 2007

Cher monsieur,

Malheureusement, je n’ai pas d’éléments de comparaison à vous proposer pour cet enclos remarquable de Bouzeron. J’ai vu des enclos agricoles, créés sur des versants mais dont les murs étaient plus ou moins rectilignes, rien de comparable au vôtre.

L’étroitesse des entrées ne laisse pas de surprendre : il fallait donc faire entrer et sortir les bêtes une par une.

Le mur périphérique représente un volume de pierres considérable, qu’on a davantage l’habitude de voir lors de la création de parcelles agricoles.

Peut-être le tracé de la muraille a-t-il quelque chose à voir avec la proximité de bancs rocheux plus facilement exploitables pour l’extraction.

En espérant vous avoir été utile, je vous adresse mes cordiales salutations,

Christian Lassure


8 - Demande de M. Mathieu Monbaron (m.monbaron[at]gmail.com) en date du 18 frévrier 2007 auprès du CERAV

Objet : trulli

Madame, Monsieur,

Dans le cadre d'une recherche traitant des trullis et de leur construction, je me permets de prendre contact avec vous.

Je suis à la recherche d'ouvrages utiles à l'élaboration d'un travail s'insérant dans un cours d'histoire de la construction à la Haute école
d'ingénieurs et d'architectes de Fribourg en Suisse occidentale.

Je vous serais reconnaissant de me faire parvenir des liens ou références qui pourraient être utiles à l'élaboration d'un dossier.

Dans l'attente de vos nouvelles, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes salutations les meilleures.

Mathieu Monbaron

Si l'un de nos membres ou lecteurs s'y connaît en trulli, pourrait-il prendre contact avec M. Monbaron ?

Une référence utile, en attendant : Angelo Ambrosi, Raffaele Panella, Giuseppe Radicchio, Storia e destino dei trulli di Alberobello (Prontuario per il restauro), a cura di Enrico Degano, Schena Editore, Fasano di Brindisi, 1997, 207 p.


9 - Demande de M. Frédéric Boutet (freddb[at]hotmail.fr) en date du 18 mai 2007 auprès du CERAV

Bonjour,

Je suis à la recherche d'un artisan qui pourrait restaurer un mur de soutènement. L’ouvrage a une longueur d'environ 26 m sur une hauteur de 1 m 90. Je suis domicilié dans le sud de l’Oise et rencontre des difficultés à trouver un artisan qui serait capable de restaurer ce mur a l’identique.

Votre aide serait très appréciée.

Cordialement,

Frédéric

Fréderic Boutet
13, rue du Péron
60950 Ver Sur Launette
tél. : 0344213497 

Si l'un de nos membres ou visiteurs connaît quelqu'un répondant aux désidérata de M. Boutet, pourrait-il se mettre en rapport avec lui ?


10A - Question de Mme Christiane Chabert à Christian Lassure, en date du 04-06-07

Cher ami,

Il y a longtemps que je voulais attirer votre attention sur un détail de la frise historiée de la cathédrale de Nîmes.

Moïse au buisson ardent (photo tirée du passionnant site de Georges Mathon www.nimausensis.com)

Cette frise représente des scènes de la Genèse. Les six premières scènes vont d'époque romane à la naissance de l'actuelle cathédrale. Les autres (12) ont été refaites vers 1643. Dans la frise "Dieu envoie Moïse en Egypte", on remarque une "construction en pierre sèche" à droite du personnage de Moïse. Les "Nîmois de la pierre sèche" ont souvent pris cet exemple pour preuve de l'ancienneté des capitelles ! CQFD.

10B - Réponse de Christian Lassure en date du 05-06-07

Les "Nîmois de la pierre sèche" ont, je crois, beaucoup d'imagination. Ce que l'on voit, c'est la figuration d'une entrée très étroite, dont les côtés sont peut-être en pierre de taille (on distingue un joint vertical en bas à droite). De là à dire que c'est celle d'une capitelle, il y a un pas que je ne franchirai pas, l'enveloppe extérieure de l'édifice n'étant pas représentée. Il pourrait tout aussi bien s'agir de l'entrée d'une grotte.

Ceci dit, des documents d'archives attestent l'existence de capitelles dans la garrigue de Nîmes au XVIIe siècle, ce sont là des preuves de la relative ancienneté du type architectural bien plus convaincantes qu'une entrée sculptée dans la pierre en 1643.

Je profite de votre question pour apporter quelques éclaircissements sur le terme de capitelle : dans cette francisation ancienne du languedocien capitel (m) / capitello (f), il ne faut sans doute voir autre chose que "chapiteau" dans le sens de "calotte tournante de moulin à vent" ou de "chapiteau de cirque".


11A - Question de M. Raphaël Terras (raphael.terras[at]gmail.com) en date du 7 juin 2007 :

Objet : restauration cabane pierre sèche

Bonjour Monsieur,

Je me présente en quelques mots. J'ai 29 ans, ingénieur de profession, et j'habite dans un petit village provençal au pied du massif de la Sainte Baume dans le Var.

J'ai remarqué une cabane en pierre sèche lors de mes randonnées dans le massif voisin (cf photos jointes), et étant passionné d'architecture et de la Provence, je me demandais comment il serait possible de restaurer celle-ci.

C'est ainsi que je suis tombé sur votre site www.pierreseche.com qui m'a apporté beaucoup d'informations.

J'ai ainsi quelques questions :

1- Vos ouvrages ci-dessous sont-ils disponibles à l'achat :
- CONSTRUIRE UNE CABANE EN PIERRE SÈCHE : MODE D'EMPLOI
- LA MAÇONNERIE À PIERRES SÈCHES : VOCABULAIRE

2- Avez-vous déjà participé à la rénovation d'une cabane de ce type ?
Si oui, à qui doit-on demander l'autorisation pour commencer une éventuelle rénovation ? (Je pense que la cabane en question se trouve sur un terrain non privé).

La création d'une association pour la restauration d'un tel édifice peut-elle faciliter les démarches administratives ?

Vous remerciant par avance pour votre réponse, veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.

Raphaël Terras

11B - Réponse de Christian Lassure en date du 11 juin 2006 :

Cher monsieur,

J'ai bien reçu votre message mais je vous avoue qu'il me laisse songeur...

Permettez-moi de vous dire que le bâtiment des photos ne relève pas du genre « cabane en pierre sèche » : on distingue en effet la présence d'un mortier dans les joints de la maçonnerie dans le mur de façade.

Les ruines me font penser à un bâtiment de plan rectangulaire, doté d'une toiture à deux versants couvert en tuiles, peut-être un cabanon ou une bergerie.

On note la présence de restanques barrant un petit ravin à gauche de l'édifice : on a donc autrefois créé des terrasses de culture, peut-être en rapport avec ce cabanon.

Il m'est difficile de vous en dire plus en l'absence d'un relevé architectural et de photos de détails.

Avant d'envisager quoi que ce soit, il vous faut déterminer à qui appartient le terrain portant le bâtiment et si ce terrain est constructible.

Cordialement,

Christian Lassure
 

11C - Nouveau message en date du 11 juin 2007 :

Objet : cabanon ou bergerie

Merci pour votre réponse.

Mes quelques recherches m'ont confirmé vos propos, et l'étude de l'image 119, vue d'ensemble, fait apparaître un site très provençal.

Nos anciens utilisaient des restanques en « barrages » sur un vallon avec 2 buts :
- récupérer au fil du temps la terre qui est transportée par l'eau de pluie (érosion),
- avoir de petites surfaces cultivables et arrosées...quand il pleut.

Ce système s'appelle une « recavade », mais je n'ai pas réussi à trouver plus d'informations pour le moment, le cabanon en question
servant de lieu de vie temporaire aux paysans cultivant leurs restanques.

J'irai me renseigner au service du cadastre de ma mairie avant d'avoir peut-être plus de détails.

Bien cordialement,

Raphaël Terras

11D - Nouvelle réponse en date du 27 juin 2007 :

Bonjour,

J'ai fait quelques recherches sur le terme « recavade »: selon Blanchemanche, il semblerait que dans la vallée de l'Egoutier dans le Var, les barrages (sous forme de mur) en travers des torrents étaient ainsi appelés.

Ce que je ne comprends pas, c'est le rapport entre le sens premier du terme (recavada est donné comme « terrain défoncé » (pour la culture) par le dictionnaire d'Alibert) et ce sens de mur-barrage : recavar, c'est défoncer un terrain. Le sens a-t-il ici évolué comme pour « restanque » ?

Sur le mot « restanque », je vous renvoie à l'article du même nom sur Wikipedia (article existant que j'ai remanié).

Cordialement,

Christian Lassure


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Dernière mise à jour : le 17 septembre 2007 / Last updated on September 17th, 2007

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