QUESTIONS & RÉPONSES
2e semestre 2007

QUESTIONS & ANSWERS
2nd semester 2007

 

NDLR :

1/ De chercheurs ou de curieux, nous parviennent des questions sur des thèmes, des bâtiments ou des points particuliers non encore traités dans le site. Prenant sur notre temps personnel pour y répondre, nous apprécierons grandement tout remerciement sous la forme, par exemple, de photos à publier sur le site mais surtout d'une adhésion à l'Association (qui ouvre le droit au service du bulletin "Pierre Sèche") ou encore d'une commande de numéros anciens des diverses publications papier du CERAV. Merci par avance.

2/ La Librairie du compagnonnage, 2, rue de Brosse - 75004 PARIS (tél. : 01 48 87 88 14 - site Internet : www.compagnons-du-devoir.com) propose des centaines de titres d'ouvrages récents concernant l'architecture rurale. C'est à elle qu'il faut s'adresser si l'on est à la recherche d'un ouvrage récent autre que ceux publiés par le CERAV. Pour les ouvrages anciens, on se rendra sur les sites www.livre-rare-book.com ou www.chapitre.com ou encore galaxidion[at]alapage.com.

3/ Si vous n'avez pas obtenu de réponse à votre demande, ne nous en veuillez pas : c'est que nous ne disposons pas des renseignements demandés. 

4/ Ne soyez pas surpris non plus si notre réponse à votre message ne vous parvient qu'au bout de 8 à 15 jours : nous prenons le temps de la réflexion.

5/ Le fait de nous poser une question par courriel implique l'acceptation que cette question puisse être publiée dans la présente rubrique "Questions et réponses". Merci de nous faire savoir si vous ne le souhaitez pas.

6/ N'oubliez pas qu'il existe un groupe de discussion, où poser vos questions, sur le site www.pierreseche.net de M. Gilles Fichou. 

7/ Si vous consultez la présente rubrique et pensez pouvoir apporter un complément d'information ou donner votre avis sur tel ou tel point, n'hésitez-pas à le faire. Vos remarques seront ajoutées à la suite de la question qu'elles concernent.

8/ Les centaines de photos du site sont offertes à la seule consultation en ligne. Elles ne constituent pas un fonds où tout un chacun pourrait puiser librement et gratuitement, qui pour son site Internet propre, qui pour une entreprise editoriale sur papier. Le CERAV examinera au cas par cas les demandes d'exploitation de photos. Toute absence de réponse de sa part implique un refus.

9/ Nous recevons, de la part de chercheurs, des demandes de photocopies, soit d'articles parus dans des numéros épuisés de nos publications, soit de titres mentionnés dans le site Internet de l'Association. À titre exceptionnel (car c'est une activité dévoreuse de temps), et pour les seuls articles dont nous disposons, l'obtention de photocopies sera désormais possible moyennant une participation aux frais de 10 euros pour la papeterie, les frais d'envoi et le temps passé, s'ajoutant aux 25 centimes qui seront demandés par page. Prière de nous contacter avant d'envoyer un quelconque règlement.

10/ Pour faire des recherches efficaces avec le moteur de recherche Google, il faut aller dans la section « Recherche avancée », saisir les termes de sa recherche dans la case « cette expression exacte » et choisir soit « toutes les langues », soit « français », soit « anglais » dans la case « Langue ».

11/ Si vous souhaitez obtenir des renseignements sur un bâtiment en pierre sèche que vous avez découvert ou qui vous appartient, n'oubliez pas de joindre à votre description écrite un relevé détaillé et des photos (un dessin vaut mieux qu'un long poème).

1A - Question de M. Marc Grodwohl (marc.grodwohl[at]orange.fr) en date du 26 septembre 2007

Cher Christian Lassure,

(...)

Ci-joint mes photos du Québec et un commentaire laconique.

J’ai pu découvrir en avril 2007 à La Pêche au Québec plusieurs implantations, très isolées, d’habitat en bois empilé recouvertes par la forêt. L’un de ces sites fossiles est associé à une structure en pierres, je ne peux garantir qu’elle fussent sèches, le hourdage en terre ayant pu être lessivé par les pluies. Personne n’a pu m’éclairer sur sa fonction ; celle de glacière a été évoquée, alors que j’aurais pensé spontanément à un four de métallurgie.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

1B - Réponse en date du 4 octobre 2007

Cher Marc Grodwohl,

J'ai découvert vos vestiges lithiques québécois mais, comme vous, je reste dubitatif. Je vais mettre photos et texte d'accompagnement dans la page Q&R de pierreseche.com et vous aurez peut-être une réponse d'un visiteur ayant déjà eu affaire à ce genre de vestiges.

Il existe des sites nord-américains où sont présentées les structures en pierre sèche des friches de la Nouvelle Angleterre. Ils pourraient vous fournir quelques indices. Voici une des adresses, retrouvée dans mes téléchargements :
http://www.stonesstructures.org/html (Stones structures of Northeastern United States). Il en existe d'autres mais elles m'échappent pour l'instant.

Il y a par ailleurs une association au Canada anglophone qui s’occupe de maçonnerie en pierre sèche : Dry Stone Wall Association of Canada. Leur site est http://dswac.ca. Pour le Québec, je n'ai pas d'informations.

Cordialement,

Christian Lassure


2A - Questions de Mme Claudine Galbrun (c.galbrun[at]reussir.tm.fr) en date du 3 octobre 2007

Sujet : de la part d'une journaliste
 
 Monsieur,
 
Je suis journaliste pour une revue baptisée "Réussir vigne", destinée aux vignerons. Chaque mois, dans notre rubrique intitulée "Regard", nous proposons à nos lecteurs un sujet dit magazine et ce mois-ci, nous souhaiterions parler de ces cabanes, cazelles et autres guérites dans les  vignes. J'ai trouvé vos coordonnées sur internet et ainsi découvert votre site. Accepteriez-vous de répondre à quelques questions sur  l¹histoire de ces petites maisons, sur leur fonction et leur avenir?
 
 Je vous remercie de votre réponse et vous prie d¹accepter, Monsieur, mes salutations distinguées.

Réussir Vigne
Claudine Galbrun

2B - Réponse en date du 7 octobre 2007

Chère madame,
 
 Envoyez-moi vos questions, j'essaierai d'y répondre.
 
 Christian Lassure

2C - Nouveau message en date du 8 octobre 2007

Voici quelques questions relatives aux cabanes de vigne :
- Quelles étaient les fonctions de ces petits monuments dans les vignes?
- Ces guérites portent des noms différents selon les régions, y a-t-il également des spécificités architecturales régionales?
- En trouve-t-on dans tous les vignobles?
- sont-elles répertoriées et protégées par les Monuments historiques?
- Quelle est la plus ancienne de ces constructions encore en état en France?
- J'ai cru comprendre que votre association se battait pour la sauvegarde des constructions en pierres sèches. Pouvez-vous m'expliquer comment cette association travaille et si elle a contribué en particulier au sauvetage de guérites de vigne?
En écrivant cette article, il serait possible de lancer un appel aux vignerons, si cela vous intéresse, pour peut-être enrichir le recensement de
ces cabanes.

Je vous remercie de votre aide. Et si vous le souhaitez, nous pourrions convenir d'un rendez-vous téléphonique. Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations les plus distinguées.

Réussir Vigne
Claudine Galbrun

2D - Nouvelle réponse en date du 17 octobre 2007

Objet : Réponses à vos questions

Madame,

Voici ce que je puis répondre à vos questions.

Edifiées en même temps que les murailles bordant les vignes lors de la création de ces dernières, les guérites et les cabanes ont servi d'abris d'abord aux bâtisseurs (propriétaires des parcelles ou manouvriers travaillant pour eux) puis aux utilisateurs eux-mêmes lors des façons de la
vigne et lors des vendanges. On ne rentrait pas chez soi pour manger, on mangeait sur place, parfois même on dormait sur place lorsque la vigne était loin de la ferme ou de la maison de village (c'est le cas en particulier des "forains", propriétaires de parcelles dans une autre commune que celles où ils résidaient). On y cachait les outils (dans une cache obturée par une pierre) ou on les y mettait sous clé (dans le cas d'une porte à serrure).

Les noms donnés aux guérites et cabanes varient selon des aires géographiques ou linguistiques qui ne correspondent pas nécessairement aux régions actuelles ni aux provinces antérieures. En Côte-d'Or on trouve cabotte dans les Côtes de Nuits et de Beaune mais cadole à Hauteville-lès-Dijon, à Flavigny-sur-Ozerain, ou encore baraque dans le Châtillonnais.

Il faut savoir que ces noms, avant de désigner les petits édifices en pierre sèche, avaient désigné d'autres types de bâtiments. Ainsi cadole, rencontré en Saône-et-Loire, désignait autrefois la cabane en planches sur les bateaux servant au transport fluviatile sur la Saône et le canal du Charolais (aujourd'hui canal du centre) aux XVIIIe et XIXe siècles. Par métonymie, le nom en était venu à désigner l'embarcation elle-même, vaste barque affectée au hâlage de la houille. Il faudrait en fait parler de cadole en pierre sèche.

On observe des types architecturaux qui transcendent les frontières régionales, voire nationales. La cabane à base circulaire ou quadrangulaire et à couvrement en forme de cône à rive en saillie, s'observe dans le Lot, la Dordogne, l'Aveyron, le Tarn-et-Garonne, la Saône-et-Loire, les Alpes-de-Haute-Provence, mais aussi en Istrie, en Croatie, dans le haut Aragon en Espagne. Son extension est liée à la
présence, dans le sol, de strates calcaires donnant des lauses.

On observe aussi, dans certaines communes, des cabanes ayant un air de famille : elles ont toutes été bâties par la même personne, soit maçon à pierre sèche, soit paysan-maçon, construisant pour lui-même, ses voisins, des membres de sa famille. Une autre possibilité : on copie la cabane du voisin, un modèle particulièrement bien adapté.

Les plus anciennes cabanes de vigne en France ? Il est difficile de répondre à cette question car il n'y a pas d'inventaire exhaustif des constructions subsistantes. Tout ce que l'on peut dire, c'est que le mouvement de construction de cabanes en dur couvre les XVIIIe et XIXe siècles (jusqu'au phylloxéra), avec un pic sous le Second Empire. On a continué à en construire de façon sporadique jusqu'en 1920.

Le CERAV, association nationale, a été conçu en 1978 dans le but de faire connaître la petite architecture rurale en pierre sèche, principalement par le biais de publications et, depuis 2001, d'un site Internet. Le sauvetage de guérites et cabanes de vigne n'est pas de notre ressort, seuls les propriétaires, privés ou communaux, sont en mesure de préserver leur bien. Nous nous contentons de les y encourager et de les conseiller, en particulier par la publication de manuels tels que "Construire une cabane en pierre sèche : mode d'emploi" ou "Construire et restaurer un mur en pierre sèche : mode d'emploi".

Vous trouverez bien sûr plus de renseignements sur notre site www.pierreseche.com.

Avec mes meilleurs sentiments,

Christian Lassure


3A - Question de M. Alain Revest (revest.alain[at]wanadoo.fr) à Christian Lassure en date du 3 octobre 2007

Objet : Fours à chaux temporaires

Bonjour monsieur,

Je viens de faire l'acquisition de votre ouvrage "cabanes en pierre sèche de France" que je trouve magnifique et extrêmement intéressant et qui m'a donné l'idée de vous contacter sur un sujet proche: "les fours à chaux temporaires" .

Je fais partie d'un petit groupe qui dans le cadre du Centre Culturel de Cassis fait des recherches sur les activités d'autrefois, dans les collines d'une part et à la mer d'autre part; dans le but essentiel de mieux connaître la vie de nos prédécesseurs.

La nature du sol cassidain en fait un lieu privilégié pour l'exploitation de la pierre en général et de la chaux en particulier.

Nous avons donc procédé à un recensement des vestiges de fours "primitifs" que l'on trouve dans les collines de la commune. Je joins à ce mail une photo de l'un de ces fours qui peut vous intéresser puisque ce four, outre son volume de pierre sèche (il fait 11 m de diamètre extérieur à la base et 5 m de diamètre intérieur) présente deux escaliers intégrés dont l'un est visible sur la photo, le deuxième étant diamètralement opposé.


 

Et je me permettrai de vous poser une question : le foyer, situé en partie basse du four, était semble-t-il séparé de la charge par une voûte que le chaufournier montait et qui allait s'effondrer à l'issue de la cuisson. J'ai entendu diverses versions sur la construction de cette voûte,   ses appuis, etc. Avez-vous des renseignements sur ce sujet ?

Merci pour votre aide.
 
Cordialement,
 
Alain Revest
 
Nota : je dispose par ailleurs de photos de cabanes en pierre sèche dans la région de Cassis,  La Ciotat que je me ferai un plaisir de vous transmettre si vous le souhaitez.

3B - Réponse en date du 07 octobre 2007

Cher Alain Revest,

Merci de votre aimable appréciation de mon livre. Si l'équivalent existait pour les fours à chaux temporaires, sans doute trouveriez-vous plus facilement la réponse à la question que vous vous posez.

J'ai fait une petite recherche dans ma bibliothèque personnelle mais n'ai trouvé que la mention suivante : "Le four à chaux classique ressemble à un cratère de volcan, avec son tertre en terre, et avec une entrée, appelée le "geulard". L'intérieur du four circulaire (la marmite) est à ciel ouvert, donc non voûté, et tapissé de blocs de pierres qui forment dans certains cas une corniche. Elle était destinée à recevoir la voûte grossières, en encorbellements des blocs à cuire. La marmite peut avoir entre 2 ou 3 mètres de circonférence." (Extrait de : "Les fours à chaux", dans Pierre Sèche varoise, bulletin No 9, 2007, p. 29). Mais peut-être connaissez-vous déjà cette référence...

J'ai fait également une recherche à l'aide de "Google recherche avancée" (mention "four à chaux" dans la case "cette expression exacte", et mentions "four" et fours" dans la case "au moins un des mots suivants"), mais n'ai trouvé rien de concluant.

N'étant pas spécialiste de la question, je ne me risquerai pas à affirmer quoi que ce soit de tranché mais il me semble qu'une voûte clavée (avec des joints d'abord obliques, tournés vers l'intérieur, à la périphérie, puis verticaux au centre) serait de nature à laisser passer la chaleur
nécessaire à la calcination bien mieux qu'une voûte d'encorbellement (ou les joints sont obliques mais inclinés vers l'extérieur), laquelle agirait plutôt comme un couvercle laissant passer difficilement l'air chaud. Mais à vrai dire, je n'en ai aucune preuve.

Je me souviens de m'être glissé dans la chambre d'un chaufour rustique engoncé dans un talus sur la commune de Sansa dans le Conflent (Pyrénées-Orientales) en 1983 : creusée en partie dans le rocher, elle était couverte d'une voûte clavée en coupole, de 3 m de diamètre environ, faite de pierres de schiste et de granit, avec une clé de voûte pendante; au-dessus de cette voûte extradossée de niveau, il y avait la sole, cavité circulaire aux parois encorbellées, en blocs de schiste et de granit, de 2 m de diamètre à l'ouverture, dans laquelle était abandonné un amas de pierres calcaires. Peut-être s'agissait-il d'une installation réutilisable, la paroi en schiste et granit résistant mieux qu'une paroi en calcaire, et la voûte n'était pas destinée à être effondrée, mais je n'en sais rien.

Pour ce qui est des cabanes en pierre sèche de Cassis et La Ciotat, je suis bien évidemment preneur de photos publiables sur www.pierreseche.com, de préférence avec un petit texte d'accompagnement de leur auteur. En échange, je vous enverrai un exemplaire de "Construire une cabane en pierre sèche : mode d'emploi".

En espérant que ce courriel fera avancer les choses, je vous adresse mes cordiales salutations.

Christian Lassure

3C - Nouveau courriel de M. Alain Revest en date du 14 octobre 2007

Cher monsieur Lassure,

Merci pour votre message et les infos données. C'est vrai que l'on retrouve peu d'informations écrites relatives à la construction de ces voûtes mais je vais persister dans cette recherche !

Je vous adresse deux photos complémentaires du même four à chaux temporaire qui est l'un des plus remarquables que j'aie pu voir dans les collines autour de Cassis ou dans les environs; remarquable quant à sa construction et au volume de pierre utilisé, surtout si l'on pense qu'au bout de quelques cuissons ces fours devaient être détruits et la fosse comblée. Heureusement pour nous, cette obligation faite aux chaufourniers n'a été que partiellement respectée!

 

Très souvent ces fours sont enterrés ou utilisent la pente naturelle pour être semi-enterrés, ou encore apparaissent comme des tertres en terre. Celui-ci, outre son grand volume de pierres, présente deux escaliers intégrés très rares semble-t-il dans ce type d'édifice. Ce four a cependant un frère jumeau qui se trouve à environ 1 km du premier; ce qui laisse supposer que les deux sont issus du même chaufournier.

Comme promis, je vous adresserai dans une quinzaine de jours deux ou trois photos de cabanes en pierre sèche (il faut que je retourne en colline refaire des photos).

Cordialement,

Alain Revest

3D - Christian Lassure à Alain Revest (21 octobre 2007)

Bonjour,

Je viens de m'apercevoir qu'il y avait dans le livre de Jean-Pierre Adam, La construction romaine, paru en 1986, un chapitre sur les fours à chaux et les mortiers romains où vous pourriez trouver quelques éléments de réponse à vos questions sur la voûte de la chambre de chauffe de ces installations. L'auteur a eu l'occasion d'examiner des fours "traditionnels" encore en production. Un schéma et une photo montrent nettement un voûtement par encorbellement. Je puis vous en faire des numérisations si vous n'avez pas la possibilité de consulter l'ouvrage.

Cordialement,

Christian Lassure

Four à chaux de Foce, en Campanie (Italie) : A : entrée du combustible - B : air frais, évacuation des braises -  C : ventilation - D : chambre avec chauffe - E : parement de briques réfractaires - F : évents (13 au total) - G : lamia (cône fermé, aux parois inclinées de 45°) - H : couverture de chaux grasse - I : stockage des pierres à cuire -  J : stockage du combustible - K : crible des braises - L : rude chaufournier (tiré de :  Jean-Pierre Adam, La construction romaine. Matériaux et techniques, Grands manuels Picard, 1986, p. 72)

 

3E - Intervention de M. Gilles Fichou (pierresdiris[at]free.fr) en date du 11 novembre 2007

Bonjour,

Pour répondre aux questions de monsieur Alain Revest sur les fours à chaux – sur lesquels notre association effectue des recherches afin d'en construire un pour le faire fonctionner – voici quelques sites sur le Net que j'ai glanés depuis maintenant 3 ou 4 ans :

 http://ateliers.paysage.free.fr/chaux.htm

http://personales.ya.com/jesusgomez/orgaz/orgaz_calero_dedicatoria.htm

http://sort.ddl.net/municipi/general/forn.htm

http://www.sgmbri.com/sgmb1/fours/fours.html

http://revistapuertadelsol.zerjio.com/numero9/once/once.php

Nous recherchons des fours ramiers, c'est-à-dire ceux qui fonctionnaient avec des branchages secs brulés au-dessous. Une voûte en encorbellement était construite à l'intérieur avec les pierres placées avec un dévers intérieur. Le combustible était introduit par la bouche à feu.

Je dois en visiter fin novembre à Sainte-Croix-de-Quintillargues dans l'Hérault où il est question de les restaurer comme cela a été fait à Frontignan (34) (je vous enverrai les photos).

Les fours étaient enduits d'argile à chaque cuisson pour protéger les parois. Ils pouvaient servir ainsi de nombreuses fois et ont pu arriver jusqu'à nous !

Je suis aussi très intéressé par les documents sur les fours romains.

Merci.

Bonne journée.

Voici les photos du four a chaux de Frontignan. (photos de Jean Guilhaumont).

Bonne réception.

 

 
 
 
 
 
 
 
 

3F - Christian Lassure à Gilles Fichou (11 novembre 2007)

Cher ami,

Je viens de me libérer d'un gros pensum, je vais donc avoir plus de temps pour faire les photos des pages du livre de Jean-Pierre Adam et vous en faire bénéficier également. Si vous en êtes d'accord, je mettrai vos remarques à la suite de l'intervention de M. Revest dans Questions & Réponses. Soit dit en passant, si des voûtes clavées et encorbellées rudimentaires étaient employées dans les fours à chaux artisanaux, cela jette une autre lumière sur ces techniques de voûtement, également rencontrées en architecture de pierre sèche.

Cordialement,

Christian Lassure

3G - Gilles Fichou à Christian Lassure (12 novembre 2007)

C'est ce que je pense aussi. Le four ramier semble être d'utilisation très ancienne (c'est pour cela que j'aimerais avoir des infos sur les fours romains, bien que l'utilisation de la chaux soit plus ancienne). A-t-il donné des idées pour passer a la construction de cabanes avec voûte en encorbellement ?

Par chez nous (sur une commune au moins), on rencontre des cabanes construites sur le modèle du four à chaux (comme les caves de Crénénan) avec les dalles en dévers intérieur ! Je peux vous dire qu'il y pleut pas mal a l'intérieur ! Je pensais qu'ils avaient essayé de compenser ce défaut en disposant les pierres de l'extrados astucieusement mais pour la cabane que je suis allé voir un jour de grosse pluie, ce n'était pas le cas. Je dois aller en voir d'autres mais il ne pleut pas souvent par chez nous ! et quand il pleut, j'oublie !

Pas de problème pour mettre mes remarques.

Bonne journée.

3H - Christian Lassure à Gilles Fichou et Alain Revest (14 novembre 2007)

Bonjour,

J'ai photographié avec mon appareil numérique les pages du gros pavé de Jean-Paul Adam "La construction romaine. Matériaux et techniques, grands manuels Picard, Picard, Paris, 1984". Le résultat n'est pas formidable mais s'il y a des dessins et des photos qui vous intéressent plus particulièrement, je les scannerai. En l'état, les fichiers sont téléchargeables à l'adresse suivante (non communicable), une liste s'y affiche, il suffit de rapatrier les fichiers (compressés) dans un dossier de son disque dur.

Cordialement,

Christian Lassure

3J - Alain Revest à Christian Lassure (17 novembre 2007)

Bonjour,

Merci pour l'info, je vais essayer de rapatrier les photos dans mon disque dur. Une petite question, toujours au sujet des voûtes dans les fours. Dans un four ayant un diamètre intérieur de 5 m, si l'on veut faire à partir du fond du four une voûte en encorbellement, quelle va être la hauteur minimum de cette voûte par rapport au fond du four ? Je suppose qu'il y a un ratio à respecter entre l'encorbellement et la hauteur. Sachant que sous la voûte il y a le foyer et au-dessus la charge utile, la hauteur de voûte peut nous donner une bonne idée de la hauteur totale du four.

Cordialement.

3K - Alain Revest à Gilles Fichou et à Christian Lassure (17 novembre 2007)

Bonjour,

Merci pour les infos. Autour de Cassis les fours étaient des fours ramiers – fours à flamme longue générée par des branchages brûlant sous une voûte. Le problème étant que l'on a du mal à retrouver une voûte puisque celle-ci se détruisait à chaque cuisson. Par contre, a priori, tous n'étaient pas enduits d'argile. Je vous envoie une photo d'un four nettoyé à Cassis où il n'y a pas trace d'argile. Qu'appelez-vous four romain ? Je pensais que les fours romains étaient justement ces fours ramiers ?

 

 

3L - Gilles Fichou à Alain Revest et à Christian Lassure (19 novembre 2007)

Bonjour,

Vous ne trouverez pas traces de cette argile car elle a disparu depuis longtemps (argile de mauvaise qualité, juste projetée sur les parois pour protéger les pierres à chaque cuisson). Par contre si vous observez entre les pierres, vous aurez peut-être une chance d'en voir des restes... J'ai une photo où l'on voit encore ce genre de restes. Je la chercherai. Pour les fours romains, je n'ai, hélas !, pas d'infos à leur sujet. J'en cherche justement.

Bonne journée.


4A - Question de M. Philippe Serrière (serriere.philippe[at]neuf.fr) en date du 15-10-07

Objet :  A propos d'une découverte de monjoies en Provence

Cher Monsieur,

Nous avons pris connaissance de votre interêt pour les monjoies par l'intermédiaire de votre site internet. Il se trouve que je suis médecin
généraliste à Méounes-les-Montrieux, petit village à 23 km de Toulon.

J'ai été contacté par un de mes amis, berger sur la commune, qui a trouvé des constructions en pierres sèches qui a priori ne sont pas répertoriées. En effet j'ai pu me rendre sur le site qui est localisé dans une forêt domaniale de la commune où nous avons pu cartographier environ 150 constructions cylindriques en pierres sèches, surmontées par une pierre plantée.

Les recherches dans les archives ne nous ont pas permis d'en savoir plus. Nous avons au départ pensé à un bornage mais leur répartiton spatiale exclut cette hypothèse. Leur taille allant de de 50 cm à 1,80m et la remarquable unité de facture nous étonnent.

Nous avons de nombreuses photographies que nous tenons à votre disposition si bien sûr cela vous intéresse. Nous restons partagés entre la volonté de protéger ce qui est peut être un héritage patrimonial et la discrétion qui a permis leur préservation jusqu'à ce jour.

Vous pouvez donc me contacter par l'intermédiaire de ma boîte mail.

Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.

Dr Philippe Serrière


4B - Réponse en date du 22 octobre 2007

Objet: Re: A propos d'une découverte de monjoies en Provence

Cher Monsieur,

J'ai bien pris connaissance de votre courriel et vous remercie de m'avoir fait part de votre découverte.

Vous êtes vraisemblablement tombé sur un ancien défrichement avec des tas d'épierrement parementés très soignés ou sur un champ aménagé pour une production qui reste à déterminer (est-ce que ces 150 cylindres auraient pu servir de supports à des ruches ? Auraient-ils servi à réchauffer un verger, les cylindres emmagasinant la chaleur le jour et la restituant la nuit ?). Je réserverais le terme de monjoie plutôt à des bornes de chemin ou de territoire.

Que dit le cadastre napoléonien à propos de cette parcelle ? Quels en ont été les propriétaires successifs ?

Je puis parler des vestiges dans la rubrique Questions & Réponses de pierreseche.com, sans mentionner bien sûr l'emplacement exact des vestiges, avec les photos que vous m'enverriez.

Avec mes meilleurs sentiments,

Christian Lassure.


4C - De Philippe Serrière, le 26 novembre 2007

Cher Monsieur

Comme convenu je vous adresse un échantillon des photos des monticules de pierre et je reste à votre disposition si vous en souhaitez d'autres.

En ce qui concerne la répartition géographique, ils sont disséminés d'une manière qui semble aléatoire sur un territoire de 150 hectares environ et il s'agit d'une forêt ayant appartenu successivement aux comtes de Valbelle puis à l'évêché de Marseille et sont maintenant situés à cheval sur le territoire de la forêt domaniale et sur les terres appartenant à la Chartreuse.

En ce qui concerne l'activité sylvestre, il n'y a jamais eu de cultures comme en témoigne l'absence de restanques, mais par contre on note la
présence de vestiges d'une ancienne bergerie de taille assez importante.

Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués.

Dr Philippe Serrière

Tertre tronconique terminé par un épi.

 

Un autre du même type. Le personnage donne une idée de la hauteur du vestige.

 

Tertre du même type, en pierres empilées sans grand soin. L'épi manque.

 

Petit tertre conique, simple empilement de pierres difformes.

 

Sommet plat d'un tertre au parement plus soigné que les précédents.


4D - De Christian Lassure, le 29 novembre 2007

Objet : Tertres

Cher Monsieur,

Je vous remercie de m'avoir envoyé quelques photos et renseignements pour que je puisse me faire une idée de votre découverte.

L'enquête cadastrale devrait vous fournir d'autres renseignements sur l'exploitation des lieux.

Ces tertres sont peut-être en rapport avec la bergerie, ils auraient été faits pour débarrasser le sol des pierres et ainsi procurer plus d'espace à brouter aux bêtes (ce n'est qu'une hypothèse). Ou les bergers les auraient construits par désœuvrement (j'en doute). Ou encore il y aurait eu tentative de défrichement de l'endroit.

Vu leur bon état de conservation, ces vestiges ne semblent pas très anciens.

Je ne peux guère vous en dire plus.

En mettant la chose dans Questions & Réponses, il y aura peut-être une remontée d'informations car certains membres du CERAV sont très portés sur tout ce qui est petits aménagements en pierre sèche d'origine agricole ou pastorale.

Cordialement,

Christian Lassure


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Dernière mise à jour : le 4 décembre 2007 / Last updated on December 4th, 2007

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