QUESTIONS & RÉPONSES 2012

QUESTIONS & ANSWERS 2012
 

     

 

NDLR :

1/ De chercheurs ou de curieux, nous parviennent des questions sur des thèmes, des bâtiments ou des points particuliers non encore traités dans le site. Prenant sur notre temps personnel pour y répondre, nous apprécierons grandement tout remerciement sous la forme, par exemple, de photos à publier sur le site mais surtout d'une adhésion à l'Association (qui ouvre le droit au service du bulletin "Pierre Sèche") ou encore d'une commande de numéros anciens des diverses publications papier du CERAV. Merci par avance.

2/ La Librairie du compagnonnage , 2, rue de Brosse - 75004 PARIS (tél. : 01 48 87 88 14 - site Internet : www.compagnons-du-devoir.com) propose des centaines de titres d'ouvrages récents concernant l'architecture rurale. C'est à elle qu'il faut s'adresser si l'on est à la recherche d'un ouvrage récent autre que ceux publiés par le CERAV. Pour les ouvrages anciens, on se rendra sur les sites www.livre-rare-book.com ou www.chapitre.com ou encore galaxidion[at]alapage.com.

3/ Si vous n'avez pas obtenu de réponse à votre demande, ne nous en veuillez pas : c'est que nous ne disposons pas des renseignements demandés. 

4/ Ne soyez pas surpris non plus si notre réponse à votre message ne vous parvient qu'au bout de 8 à 15 jours : nous prenons le temps de la réflexion.

5/ Le fait de nous poser une question par courriel implique l'acceptation que cette question puisse être publiée dans la présente rubrique "Questions et réponses". Merci de nous faire savoir si vous ne le souhaitez pas.

6/ N'oubliez pas qu'il existe un groupe de discussion, où poser vos questions, sur le site www.pierreseche.net de M. Gilles Fichou. 

7/ Si vous consultez la présente rubrique et pensez pouvoir apporter un complément d'information ou donner votre avis sur tel ou tel point, n'hésitez-pas à le faire. Vos remarques seront ajoutées à la suite de la question qu'elles concernent.

8/ Les centaines de photos du site sont offertes à la seule consultation en ligne. Elles ne constituent pas un fonds où tout un chacun pourrait puiser librement et gratuitement, qui pour son site Internet propre, qui pour une entreprise editoriale sur papier. Le CERAV examinera au cas par cas les demandes d'exploitation de photos. Toute absence de réponse de sa part implique un refus.

9/ Nous recevons, de la part de chercheurs, des demandes de photocopies, soit d'articles parus dans des numéros épuisés de nos publications, soit de titres mentionnés dans le site Internet de l'Association. A titre exceptionnel (car c'est une activité dévoreuse de temps), et pour les seuls articles dont nous disposons, l'obtention de photocopies sera désormais possible moyennant une participation aux frais de 10 euros pour la papeterie, les frais d'envoi et le temps passé, s'ajoutant aux 25 centimes qui seront demandés par page. Prière de nous contacter avant d'envoyer un quelconque règlement.

10/ Pour faire des recherches efficaces avec le moteur de recherche Google, il faut aller dans la section « Recherche avancée », saisir les termes de sa recherche dans la case « cette expression exacte » et choisir soit « toutes les langues », soit « français », soit « anglais » dans la case « Langue ».

11/ Si vous souhaitez obtenir des renseignements sur un bâtiment en pierre sèche que vous avez découvert ou qui vous appartient, n'oubliez pas de joindre à votre description écrite un relevé détaillé et des photos (un dessin vaut mieux qu'un long poème).

12/ Ayant pour seules ressources le produit de la vente de ses publications, le CERAV ne diffuse celles-ci que sous format papier. Les demandes d'articles isolés sous forme de fichier numérique ne sont pas prises en considération.

1 - Message de Pol-Albert Dormal en date du 11 juillet 2011

Objet : question à propos des boutisses parpaignes et trous de boulins

Cher Monsieur Lassure,

Votre site est une mine d'or pour des amateurs comme-moi. En effet j'y ai trouvé la réponse à la question maintes fois posée à des hommes de métier concernant ces pierres faisant protrusion hors des pignons.

Nous sommes, en effet, propriétaires d'une ancienne propriété agricole située au sud de Cluny et qui présente donc des boutisses parpaignes sur tous les pignons, ainsi que des trous de boulins (apparents) sur les autres murs (ainsi que des épis de pignons en pierre, ceci n'a cependant rien à voir avec ma question). Cette maison apparaît clairement sur des plans cadastraux du Ier Empire (1808).

Ma question : peut-on donner une date (approximative) jusqu'à laquelle ces techniques de construction étaient encore employées ?

Merci.

Au plaisir de vous lire,

Pol-Albert Dormal

Réponse en date du 16 juillet 2011

Cher Pol-Albert Dormal,

Vous me posez une colle et, à vrai dire, je ne m'étais jamais posé la question. On peut penser que cette technique des pierres passantes a continué à être employée jusqu'à la fin du XIXe siècle dans la construction rurale. Cependant, il faudrait faire des études sur le terrain, dans les diverses régions où elle est encore constatable, pour vérifier cette hypothèse, vaste programme.

Les trous de boulins correspondent à un ancien échafaudage.

Cordialement,

Christian Lassure


2 - Message de S. de B. en date du 3 novembre 2011

Objet : capitelles Uzège

Cher Monsieur,

Je suis d`Hollande, juste retournée d´Uzès.

Je suis tres interessé dans les capitelles. Est-ce qu´il existe une carte avec tous le capitelles d´Uzège ? Ou peut-être un petit livre avec des photos ?

Salutations,

Mme S. de B.


3 - Message de Jérôme Pailler en date du 5 septembre 2011

Objet : recherche d'informations

Bonjour Monsieur Lassure,

Je recherche de la documentation sur des ouvrages spécifiques de maçonnerie en pierre sèche. Il s'agit de murs de soutènement en bord de mer qui sont envahis par l'eau à marée haute. Les murs sont situés sur l'île de Bréhat en Côtes-d'Armor et présentent de sévères renflements. Il faut donc intervenir avant que tout ne tombe.

Je pratique la pierre sèche régulièrement mais j'aimerais me documenter conséquemment avant de tenter quoi que ce soit. Mes recherches internet se sont montrées infructueuses sur le sujet, pourtant ce type de construction est assez répandu (vallée de la Rance par exemple).

Je suis autant à la recherche d'informations que de personnes relais qui pourraient me renseigner. J'ai déjà contacté M. Le Gall de l'association Arethuse.

Je vous remercie pour votre attention et d'avance pour votre réponse,

Jérôme Pailler


4 - Message de Magali Martel en date du 1er mars 2012

Objet : cabane de gardian

Bonsoir,

Je suis allée voir la cabane de gardian, je souhaiterais en édifier une sur mon terrain, pourriez-vous me dire où je peux trouver les instructions de construction, livre ou autre ?

Cordialement,

Magali Martel

Réponse, en date du X mars 2012

Bonjour,

Je voudrais bien pouvoir vous fournir le nom d'un manuel mais malheureusement je n'en connais aucun. Toutefois, je pense que vous pourriez glaner des informations sur le type de construction qui vous intéresse dans la série d'articles en ligne que j'ai publiée sous le titre "L'évolution de la cabane camarguaise au XXe siècle d'après des cartes postales et photos anciennes" et qui commence à l'adresse
http://www.pierreseche.com/cabanes_camarguaises.htm.

Cordialement,

Christian Lassure


5 - Message de Cameron Cross en date du 27 avril 2012, reçu par l'intermédiaire de Thomas Lipps

Subject: question about stonework

Dear Thomas,

On a recent visit to Provence, we discovered a "borie village" that had something I had never seen before: vertical stones set into stone walls with holes that line up with other stones of the same kind. Hard to explain, but perhaps the picture attached will illustrate better. We were all puzzled as to the purpose of the stones. I found your website and wondered if you could shed any light on the subject. Thanks in advance for considering this question. Let me know if you'd like any more information.

Best regards,

Cameron Cross
Norwich, Vermont, USA

Pierres saillantes percées en leur milieu pour la culture de la vigne en espaliers. © Cameon Cross

Christian,

Excuse my writing in English, but can you tell us anything about this?

Thomas Lipps
the Stone Foundation.

P.S.: good work on the website, I haven't visited for a while, was interested to see the various bories. Cameron, you should check this out: http://www.pierreseche.com/

Réponse en date du 1er mai 2012

Dear Thomas Lipps,

The projecting stones with a hole in their middle were for espalier cultivation. A wooden bar was inserted through the holes to serve as support for a vine.

Best regards,

Christian Lassure


6 - Message de Jean Dubuisson en date du 19 juin 2012

Objet : Echo des dentelles

Bonsoir monsieur,

En consultant votre site j'ai vu que vous mentionniez dans les sources de la page de la Grande Cabane n° 52 , un périodique dont le titre est l'Echo des Dentelles. Savez vous où je pourrais consulter ces périodiques ?

D'avance merci,

Jean Dubuisson


7 - Message d'Agnès Salamand Aguirre en date du 17 juillet 2012

Objet : Aiguier

Bonjour,

Je me permets de vous adresser ce message car dans mes premières recherches sur les aiguiers en pierres sèches, vous semblez être le spécialiste.

Mes parents possèdent sur leur terrain situé dans la commune de Puyricard un aiguier en pierre sèche qui vient d'être vandalisé par des enfants qui se promenaient dans la colline.

Jusqu'à présent nous n'avions pas pensé qu'il s'agissait d'un élément original au milieu de toutes nos restanques. À présent, mes parents sont très tristes qu'il soit endommagé et je voudrais le faire restaurer. Par ailleurs les premières recherches effectuées m'ont passionnées sur la question, j'ai donc un peu exploré cet ouvrage dont je n'osait m'approcher enfant car mes parents avaient peur qu'il ne s'écroule sur moi.

Cet ouvrage est au centre d'anciennes cultures en restanques et sur le terrains de mes parents subsistent des ruines d'habitations.

La cuve est rectangulaire avec des murs de pierres, de 1.50 m de profondeur environ, la voûte me parait être clavée avec une arche intérieure qui semble être perpendiculaire... Cette citerne est située juste en aval d'une grande dalle calcaire entourée de restanques. Ce qui me semble original c'est que l'impluvium est une canalisation rectangulaire d'environ 10 mètre de longueur et qui abouche à l'intérieur de la cuve? Je peux voir un crochet dans la voûte restante...? Des tas de questions se bousculent... c'est passionnant.

Doit-on contacter un organisme chargé de l'inventaire de ce type d'ouvrage en pierre sèche ? Ce type de construction justifie-t-elle d'une expertise en patrimoine? A qui dois je m'adresser? Notamment pour la constitution du dossier d'assurance ? Pour une restauration fidèle, à qui dois je m'adresser ?

J'espère ne pas vous avoir importuné et je vous remercie par avance de vos conseils.

J'ai des photos si cela vous intéresse, malheureusement, uniquement après dommage.. Nous n'avions pas pensé à le photographier avant...

En vous remerciant très sincèrement, très cordialement,

Agnès Salamand Aguirre

Réponse, en date du 21 juillet 2011

Cher madame,

Prenez contact avec l'assureur de vos parents. D'après votre description, le bâtiment ruiné peut présenter un danger pour les personnes pénétrant sur votre terrain.

Je puis vous mettre en contact avec des spécialistes de la pierre sèche provençaux mais vous pouvez dans l'immédiat consulter la page "Maçons à pierre sèches" du site pierreseche.com : http://www./pierreseche.com/macons_a_pierres_seches.htm

Vous pouvez aussi poser votre question sur le forum de Gilles Fichou : http://forum.lixium.fr/cgi-bin/liste.eur?iris . Des personnes ayant eu une expérience similaire à la vôtre pourront peut-être vous conseiller.

La voûte clavée a certainement été bâtie avec du mortier, il faudra donc la refaire avec du mortier. Il faudra aussi que le bâtiment ne puisse plus être vandalisé.

Voilà le peu que je puisse vous dire sur la base de votre courriel. Je suis bien sûr intéressé par des photos et un plan.

Cordialement,

Christian Lassure


8 - Message de Cédric Giroud en date du 3 août 2012

Objet : demande de renseignement

Bonjour, M. Lassure,

Je souhaite avoir un conseil sur les fondations de murets de soutènement en pierre sèche.

Je suis paysagiste depuis plusieurs années, pendant lesquelles j'ai pratiqué la construction de murets en pierre sèche (décoratifs pour la plupart).

Expatrié, je souhaiterais continuer cette activité, car j'aime le contact avec la pierre et le travail de nos anciens. Seulement voilà, mon souci technique vient du fait que je me situe, maintenant, en zone de grand froid - trois mois de gel sans dégel puis la période de printemps avec altenance gel et dégel. À cela on peut ajouter de la neige, environ 0,70 m. Un climat un peu similaire à nos montagnes des Alpes. La seconde donnée provient du sol argileux qui bouge beaucoup, en moyenne, de près de 20 cm sur sa hauteur en sortie d'hiver (ça monte et redescend ensuite).

Ma question, c'est comment va se comporter un mur en pierre sèche dans ces conditions ? Le terrain naturel porte un dénivelé de 2 m. Je souhaite créer deux murs successifs de 0,7 m et 1,3 m avec des plates-formes d'environ 3,5 m. Pour l'assise de mes murs, j'envisage de les reposer sur un lit de cailloux de 0,30 m dans un geotextile afin d'avoir un drainage et de limiter les mouvements dus au dégel au printemps.

Le dimensionnement des murs serait de 0,80 m à la base et environ 0,50 en haut de mur. Je leur donnerai un fruit de 5%. Je vous remercie par avance de l'attention que vous porterez à ma demande.

Cordialement,

Cédric Giroud


9 - Message de Mme Annette Pezat en date du 4 septembre 2012

Objet : L'habitat en Benauge (Gironde)

Bonjour,

Je répertorie depuis plusieurs années l'habitat de ma commune d'Arbis, commune située dans l'Entre-deux-Mers et surplombée du château moyenâgeux des Benauges. Je fais le plan de chaque maison ancienne, poulailler, écurie, étable, four, moulins, etc., leur descriptif et de nombreuses photos numériques.

Je n'ai pas fini ce travail de prospection inspiré très humblement de Léo Drouyn, découvrant chaque fois des particularismes étonnants. Que faire de ce travail? Or, consultant internet, je viens de "tomber" sur votre site et je constate avec émerveillement que je ne suis pas si éloignée que ça de vos travaux...

Je souhaiterais publier, le service d'imprimerie du département d'anthropologie de la fac de médecine de Bordeaux serait prêt à le faire... à mes frais et avec une diffusion confidentielle... Seriez-vous intéressé ?

Quelques conseils concernant la publication seraient les bienvenus.

Espérant une réponse, acceptez mes sentiments cordiaux,

Annette Pezat

Réponse en date du 8 septembre 2012

Bonjour,

Les médias électroniques ont fini de tuer l'impression papier de travaux très pointus sur l'architecture rurale comme ceux que vous avez entrepris. Le public pour une monographie locale se comptant sur les doigts de la main, il ne reste que la possibilité de faire soi-même une version électronique et de la mettre en ligne pour que ceux qu'elle intéresse puissent la télécharger et l'imprimer sur leur imprimante personnelle.

Tout ce que je puis vous proposer, c'est de faire connaître votre travail au moyen d'un article que le CERAV publierait dans la revue en ligne L'Architecture vernaculaire après accord du comité de lecture. Il faudrait pour cela nous envoyer le texte saisi sous Word et des photos et des dessins numérisés de bonne qualité.

Cordialement,

Christian Lassure


10 - Message de M. Régis Baulard en date du 25 novembre 2012

Objet : Avis sur les deux cabordes de Pirey (25)

M. Lassure, bonsoir,

Je sollicite votre avis sur deux cabordes situées à Pirey (Doubs), dans un esprit associatif (Les Amis du Patrimoine de Pirey) et curieux (je suis en pleine lecture de Cabanes en pierre sèche de France, 2004).

À ce sujet, je vous prie de bien vouloir trouver le document pdf en pièce-jointe :

Cabordes Pirey - Avis M. Lassure.pdf (~3,3 Mo)

Dans l'espoir de votre réponse.

Sincères salutations,

Régis Baulard
Les Amis du Patrimoine de Pirey
baulardreg[at]yahoo.fr

Renouvellement du message le 10 octobre 2012

Bonsoir M. Lassure,

Je ne sais pas si vous avez reçu mon précédent message au sujet des cabordes de Pirey, dans le Doubs (document en PJ). Est il possible de se procurer vos outils méthodologiques pour l'étude de ces édifices (cités page 6 de votre livre, avec en référence un numéro de L'Architecture Vernaculaire de 2001) ?

En vous remerciant par avance, sincères salutations,

Régis Baulard.

Réponse en date du 1er novembre 2012

Objet : Re: cabordes Pirey (25)

Cher monsieur,

J'ai bien reçu votre courrier et vous en remercie. Si je vous réponds avec quelque retard, c'est parce que je suis débordé en ce moment (les membres du CERAV m'envoient leurs "devoirs de vacances" pour que ceux-ci soient mis en ligne) et qu'il me fallait réfléchir à vos diverses questions.

Tout d'abord, je me réjouis de ce que votre association s'intéresse à l'étude et la préservation des cabordes en pierre de Pirey et souhaite communiquer avec la nôtre.

Il m'est difficile de juger d'après photo mais il me semble que la couverture de lauses de la cabane privée est en moins bon état que celle qui est communale : on y voit mousse et même plantes y prospérer. À mon avis, il faut couper les arbres qui encadrent l'édifice car ils en "pourrissent" la couverture calcaire de leurs feuilles mortes.

Certaines lauses de la couverture de la cabane publique semblent être descellées, peut-être ne faut-il qu'une intervention légère sur la toiture : remise en place des lauses ayant glissé, remplacement des lauses abîmées. J'ai peur que la construction d'une murette en pierres maçonnées au mortier sur le devant de la cabane n'emprisonne l'humidité dans le talus qu'elle soutient.

Seul un artisan spécialiste des cabanes voûtées en pierre sèche sera en mesure de faire un bilan de l'état de ces édifices. Peut-être pourriez-vous prendre contact avec M. Loys Ginoul (rue du Manchot - 26770 TAULIGNAN - courriel: pierreseche[at]gmail.com), qui est dans ce cas.

Concernant le fameux "héritage", je n'ai fait que recopier l'article de Patrick Blandin paru dans la revue Les monuments historiques en 1978. Cet article ne comportait pas, malheureusement, la description, tout à fait éclairante, parue dans la revue Barbizier de 1961 et que vous avez eu l'amabilité de me communiquer. Pour citer Les M. H. :

"La technique de construction de ces édicules s'est perpétuée et si leur allure les apparente au phénomène gaulois, ils sont plus récents. Le prince de Condé en occupa un lors de sa première attaque de Besançon, 'ce povre eritaige en fut tout defect'."

Cette assimilation de l' "eritaige" à la caborde m'avait d'ailleurs laissé incrédule car une cabane à voûte en pierre est difficilement modifiable. J'en avais déduit, pour qu'une telle chose soit possible, que la caborde-eritaige était d'un autre matériau que la pierre.

A propos de la "Systématique morphologique et terminologique des cabanes en pierre sèche", elle est en ligne sur le site pierreseche.com à l'adresse http://www.pierreseche.com/systematique_into.html.

Avec mes sentiments très cordiaux,

Christian Lassure

Nouveau message de M. Régis Baulard en date du  ?

Monsieur Lassure, bonsoir,

Je vous remercie de m'avoir répondu au sujet des cabordes de Pirey. Je vous remercie d'autant plus que votre réponse est très précise et argumentée.

Si j'ai tardé à vous remercier, je dois vous avouez que c'est parce que j'avais encore quelques remarques à formuler.

Tout d'abord, je vais soumettre à notre association l'opportunité d'un avis technique auprès de M. Ginoul.

Ensuite, si j'ai émis quelques remarques bibliographiques sur l'histoire du « pôvre eritaige » (à prononcer avec l'accent franc-comtois évidemment), ce n'était certainement pas pour vous être désobligeant mais seulement parce ces remarques prouvent que les travaux régionaux sur ce thème ne sont finalement pas terminées. Pour preuve, les références bibliographiques se suivent en se ressemblant et finissent invariablement par « l'étude de ces édifices restent à faire ».

D'ailleurs, après avoir relus la bibliographie régionale sur le sujet, et après avoir lu ce que vous écrivez sur l'étymologie du mot « caborde », je crois retrouver le problème récurrent que vous décrivez : tous les auteurs (y compris les plus fiables) utilisent le terme générique et ambivalent de « cabordes » pour désigner, sans bien le différencier, le bâti « historique » (c'est-à-dire retrouvé dans les documents d'archives ou les cadastres) et le bâti « existant », à savoir une douzaine d'édifices circulaires issus des techniques de constructions à pierre sèche, autour de Besançon. S'ensuivent des essais de systématisations et de datations approximatifs, les « cabordes historiques » (en fait tout type de baraquement carré, rectangulaire ou rond, en bois ou en pierre, dont on ne sait pas grand chose) étant plus ou moins confondues avec les « cabordes existantes ».

De plus, toutes ces sources documentaires restent régionalo-centrique ; je n'ai par exemple jamais vu vos travaux en références (!).

Il me semble qu'il serait intéressant de mettre en perspective l'histoire et la construction des édifices locaux avec ceux répartis dans le reste du pays, en général mieux étudiées et connus (et particulièrement bien photographiés dans votre livre).

Par exemple, les phénomène de parcellisation de grosses propriétés et les politiques de défrichement que vous décrivez au début du XIXe siècle dans le midi ne me paraissent pas s'appliquer à notre ancien « vignoble bisontin », qui fut de tout temps surexploité, multi-micro-parcellisé entre quelques rares propriétaires-vignerons et une grosse majorité de propriétaires, seigneurs laïques ou ecclésiastiques avant le révolution, puis « messieurs de la ville » ensuite.

Comment établir une relation entre les constructions bisontines et les édifices du Quercy ou du Vaucluse ? Existe-t-il des analogies avec les cabanes de la côte chalonnaise plus proches ? N'y-a-t-il aucun autre lien que le travail du sol, reproduit partout de façon identique...?
Pour l'instant, je refais le tour du cadastre ancien pour retrouver la cinquantaine de cabanes circulairse sur les deux cents baraquements divers décrits par Patrick Blandin. Le cadastre a ses limites : certaines cabordes existantes ne sont plus figurées alors qu'elles y étaient en 1836, certaines (celle des Montboucons par exemple) ne sont ni sur l'ancien, ni sur le nouveau cadastre, beaucoup ont définitivement disparu. Difficile d'en tirer des informations définitives.

Je vais essayer de relancer des travaux avec l'aide des associations locales motivées et, si vous le permettez, avec votre aide et celle du CERAV.

Dans l'attente de votre réponse (quand vous en aurez le temps, nous ne sommes pas aux pièces), je vous prie de croire, Monsieur, en l'assurance de mes plus cordiales salutations.

PS = en pièce jointe, quelques paysages lithiques franc-comtois : Pirey

On aperçoit sur la colline, dans le lointain, des tas d'épierrement correspondant à d'anciens défrichements. © Régis Baulard.

 

Un mur en pierre sèche au premier plan. © Régis Baulard.

11 - Message d'Anastasia Frémiot en date du 16 janvier 2013

Objet : puits à balancier des landes de Gascogne

Bonjour,

Je suis étudiante en deuxième année de Master à Bordeaux 3 et nous travaillons actuellement, avec ma promotion, sur le "Made in Aquitaine".

A ce titre, nous cherchons (très rapidement) des produits identitaires du territoire qui sont historiquement ancrés et liés à celui-ci.

Le but est d'identifier ces produits pour tenter de les protéger par la suite par une valorisation (cf actualité Laguiole et éviter ce cas).

Je travaille pour ma part sur le territoire des Landes et j'aurais souhaité savoir si vous étiez à même de m'aider dans ces recherches en me donnant des produits/contacts ou toute autre information utile?

Je me permets de vous contacter essentiellement en votre qualité de spécialiste du puits à balancier des Landes de Gascogne.

Si vous le souhaitez, quel jour et à quelle heure puis-je vous contacter ?

Je vous remercie par avance.

Très cordialement,

Anastasia Frémiot

Réponse en date du 24 janvier 2013

Chère Anastasia Frémiot,

Ce que je sais des anciens balanciers landais est en ligne sur le site pierreseche.com où tout le monde peut le consulter. Je ne peux pas vous en dire plus que ce qui s'y trouve.

Comme le balancier de puits a existé autrefois dans de nombreuses régions, je ne pense pas que l'on puisse dire qu'il est "identitaire" d'une région plutôt que d'une autre. Cela ne doit pas empêcher en rien de l'étudier ni d'en conserver des spécimens.

J'ignore s'il existe encore des témoins en activité de cette technique d'exhaure dans votre région, il faut que vous preniez contact avec les gens de l'Inventaine régional ou avec l'écomusée des Landes de Gascogne.

Cordialement,

Christian Lassure


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Dernière mise à jour : le 29 septembre 2015 / Last updated on September 29th, 2015

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