NOUVELLES DU MONDE
DE L'ARCHITECTURE DE PIERRE SÈCHE
Année 2019

 

NEWS FROM
THE DRY STONE ARCHITECTURE SCENE
Year 2019

1 - Formation pierre sèche pour maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre et prescripteurs à Sainte-Anastasie, Gard, les 14 et 15 février 2019

2 - Article du Midi Libre sur la restauration d'une cabane en pierre sèche à Loupian (Hérault)

3 - Restauration de cabanes et guérites en pierre sèche à Savignac-les-Églises (Dordogne)

4 - Découverte d'une dalle portant nom et date dans une cabane ruinée à Cournonsec (Hérault)

5 - Stage de pierre sèche organisé à Lanzarote (Canaries) par AB Formation du 10 au 16 février 2019

6 - Recherche d'encadrants techniques en pierre sèche (communiqué de l'association Études et chantiers engagement civique)

7 - Parution de la feuille d'information de juin 2019 de la revue catalane Pedra Seca

8 - Chantier à Saint-Clément-sur-Guye (Saône-et-Loire) : restauration d'une ancienne cabane de vigne en pierre sèche

9 - Parution de la feuille d'information de juillet-août 2019 de la revue catalane Pedra Seca

10 - Construction d'une cabane en pierre sèche à Tramont-Saint-André en Meurthe-et-Moselle par M. Henry Bart, murailler

11 - Nos collaborateurs et amis mettent en ligne leurs photos

12 - Parution du No 17 de Une pierre sur l'autre

13 - Vers l'inscription des caves à boissons et provisions de Crénénan en Ploërdut aux monuments historiques ?

14 - Transfert d'une caborde en pierre sèche bisontine au musée des maisons franc-comtoises à Nancray (Doubs)

15 - Loupian (Hérault) : la conduite de l'Aqua Domitia passe, la capitelle trépasse

16 - Feu le « chemin des carabelles » à Faugères (Hérault)

 

1 - Formation pierre sèche pour maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre et prescripteurs à Sainte-Anastasie, Gard, les 14 et 15 février 2019

Le Syndicat mixte des gorges du Gardon organise, en partenariat avec la Fédération française de la pierre sèche (FFPPS), une formation pierre sèche destinée aux maîtres d'ouvrage, maîtres d'œuvre et prescripteurs d'ouvrages en pierre sèche (collectivités, architectes, paysagistes, ingénieurs et techniciens de BE ou de collectivités, gestionnaires d'ouvrages) pour découvrir cette technique qui connaît actuellement une vraie renaissance : ses avantages, ses enjeux, ses domaines d'application, comment intégrer ces ouvrages dans vos projets et contracter avec des professionnels qualifiés.

Dates : 14 et 15 février 2019

Lieu : Maison du Grand Site des gorges du Gardon à Sainte-Anastasie (30)

Intervenants : architecte, enseignant chercheur en génie civil, artisan

Coût : participation de 80€ pour les deux jours + hébergement et repas

Description détaillée et bulletin d'inscription en pièce jointe

Daniel Munck
Chargé de mission
Institut languedocien de la pierre sèche - ilps.fr
Tisseurs de Pierre - facebook.com/tisseurs.depierre

Maison du Grand Site des gorges du Gardon, 2, rue de la pente, Hameau de Russan - 30190 Sainte-Anastasie
tél. : 04.48.27.01.00 - mobile : 06.24.52.63.43 - Toile : www.gorgesdugardon.fr

 

2 - Article du Midi Libre sur les capitelles de Loupian (Hérault)

Gilles Fichou, membre-correspondant du CERAV dans le département de L'Hérault, nous a fait parvenir la numérisation de trois livraisons d'un article du Midi Libre concernant la restauration d'une cabane en pierre sèche sous sa direction à Loupian. Nous les reproduisons ci-dessous pour que tous les amateurs de ce type d'architecture rurale puissent profiter des observations et conseils du directeur du chantier.

 

 

 

3 - Restauration de cabanes et guérites en pierre sèche à Savignac-les-Églises (Dordogne)

L'association que préside M. Patrick Dupuy à Savignac-les-Églises dans le département de la Dordogne vient d'achever la restauration des édifices en pierre sèche situés sur l'ancien terrain militaire de la commune. Nous reproduisons ici les photos des restaurations dont nous a fort aimablement fait profiter M. Dupuy. Le site est ouvert au public toute l'année et la visite est gratuite.

Fig. 1 - Cabane No 10.

 

Fig. 2 - Cabane No 11.

 

Fig. 3 - Cabane No 12

 

Fig. 4 - Cabane No 14

 

Fig. 5 - Cabanes Nos 4 et 5 (elles sont accolées).

Rappelons qu'il existe une bibliographie et une sitographie relativement abondantes sur les cabanes en pierre sèche de Savignac-les-Églises :

* Jean-Loup d'Hondt, Les cabanes en pierre sèche de Savignac-les-Églises (Dordogne), dans Découverte des civilisations, n. s., No 1, 1er trim. 1984, pp. 3-26.

* Jean-Loup d'Hondt, Application en typologie architecturale vernaculaire des méthodes systématiques de la zoologie : exemple des cabanes en pierre sèche de Savignac-les-Églises (Dordogne), dans L'Architecture vernaculaire, t. 10, 1986, pp. 17-26

* Patrick Dupuis, Note sur la restauration d'un ensemble de deux cabanes en pierre sèche [à Savignac-les-Églises, Dordogne], dans L'Ascalaphe, Bulletin de l'Association culturelle du Pays de Savignac, No 3, janvier 1995, pp. 8-11

* Jean-Loup d'Hondt, Additions à l'inventaire des cabanes en pierre sèche de Savignac-les-Églises, dans L'ascalaphe, No 7, 1999, pp. 21-23, en part. p. 22.

* François Véber
Cabane No 1 au lieu dit La Leygue à Savignac-les-Églises (Dordogne)
http://www.pierreseche.com/cabane_savignac-les-eglises.htm
11 octobre 2003

* Christian Lassure (texte), François Véber (photos)
La grande cabane du champ de tir à Savignac-les-Églises (Dordogne)
http://www.pierreseche.com/cabane_savignac_militaire.htm
12 octobre 2003

* Christian Lassure (texte), François Véber et Dominique Repérant (photos)

La deuxième mort des cabanes en pierre sèche

http://www.pierreseche.com/deuxième_mort.htm

24 mai 2004

* Christian Lassure (texte), Dominique Repérant (photos)
Cabane No 2 au lieu-dit La Leygue à Savignac-les-Églises (Dordogne) (N.2 stone hut at the place known as La Leygue at Savignac-les-Églises, Dordogne)
http://www.pierreseche.com/la_leygue.htm
25 octobre 2004

Le bourg de Savignac-les-Églises est aussi connu pour son ancienne granges à dîmes. Celle-ci à fait l'objet d'un relevé puis d'une publication par le CERAV en 1990 :

* Christian Lassure et François Véber, La grange à dîmes de Chauzanaud à Savignac-les-Églises (Dordogne) : étude architecturale d'une grange à nef et bas-côtés du XVIIe siècle, dans L'Architecture vernaculaire, t. 14, 1990, pp. 61-67.

Pour contacter Patrick Dupuy : doc.dup@orange.fr

 

4 - Découverte d'une dalle portant nom et date dans une cabane ruinée à Cournonsec (Hérault)

Gilles Fichou nous a communiqué un article du Midi Libre, en date du 31 mars 2019, où il question du dégagement des décombres d'une cabane en ruine trouvée dans la garrigue de Cournonsec dans le département de l'Hérault. Si le bâtiment en soi n'a pas grand intérêt sur le plan architectural, la découverte, en son sein, d'une inscription donnant le nom du constructeur et la date de construction, constitue une belle et rare trouvaille, qui a manifestement galvanisé ses inventeurs.

L'inscription : ROUCHÉ / GASTON / 1873 / 23 DÈCEMBRE (Noter le è accent grave au lieu du é accent aigu).

 

5 - Stage de pierre sèche organisé à Lanzarote (Canaries) par AB Formation du 10 au 16 février 2019

AB Formation, avec les Laviers Muraillers de Bourgogne, a accueilli six stagiaires – pour trois encadrants  –  sur le site de la Finca de los Burros, commune de Teguise, sur l'île de Lanzarote.

L’ensemble de l’île est construit de zoccos (murs de protection de la vigne et des diverses cultures), témoins de la conquête de l’homme sur un milieu volcanique et désertique. La conservation en est assurée par le classement « réserve mondiale de la biosphère » et grâce à la clairvoyance des autorités locales sous l’influence du grand homme César Manrique.

L’objectif du stage était de construire un zocco sur le modèle des constructions présentes sur l’île. Le mur en question devait protéger un higo de lecche (figuier fleur) contre les vents d’Ouest et du Nord.

La géologie de l’île – d’origine entièrement volcanique – fournit un matériau particulier : le basalte d’extraction métamorphique. La roche est taillable – sous certaines conditions de frappe très vive – car relativement « aérienne », en fournissant des éclats plats qui servent ensuite au calage.

La particularité de la maçonnerie en pierre sèche de Lanzarote est de ne comporter qu'une seule épaisseur, homogène, parement face au vent, en laissant la boutisse incertaine à l’arrière. On maçonne les pierres en assises, qui se réduisent en montant.

L’élévation finale est de 1,60 m. Une hauteur supérieure aurait nécessité échafaudage et étaiement de sécurité. Le zocco est assez stable pour supporter deux personnes. Les blocs sont apportés sur un traîneau, tiré par l’ânesse Maria.

L’implantation est réalisée sans fondation à partir d’un ½ cercle de 4,50 m de rayon, dans une maçonnerie cyclopéenne très stable. La rugosité du matériau permet de tailler en place dans un ajustage précis, à la broche comme au ciseau. Les stagiaires se forment à la taille à la masse ou au merlin, avant de passer à la taille à la massette ou à la broche.

Les déjeuners étaient pris sur place, et les stagiaires logeaient dans une résidence de vacances à Urbanisation Famara.  Les après-midis étaient consacrés aux visites, baignades et randonnées.

Cette expérience restera-t-elle unique ? Appel est lancé pour une prochaine aventure, aux îles Canaries, Baléares ou à Madère en hiver 2020.

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Contact : Abformation.jannet@orange.fr

À consulter sur le présent site

Les murets en pierre sèche semi-circulaires du vignoble de Lanzarote (Iles Canaries, Espagne)

 

6 - Recherche d'encadrants techniques en pierre sèche (communiqué de l'association Études et chantiers engagement civique)

Jean-Marc Caron (http://pierre-seche.com) nous a fait suivre un communiqué envoyé par Mme Clémentine Hairay (serviceciviqueenci@gmail.com)
pour le compte de l'association Études et chantiers engagement civique. Nous le reproduisons ci-dessous.

L'ECEnCi est à la recherche de ses prochains encadrants techniques pour sa saison estivale de chantiers internationaux de bénévoles en Lorraine (juillet/août). Ceux-ci durent 2 à 3 semaines, donc en CDD.

Plusieurs de nos chantiers sont orientés spécifiquement sur de la pierre sèche. Nous recherchons ainsi des personnes spécialisées dans ce domaine : tailleurs de pierre, maçons sur bâtis classés, etc.

Missions :
- animer les temps de travaux ;
- accompagner les bénévoles dans leurs apprentissages ;
- sensibiliser les volontaires à la sécurité sur le chantier (postures, gestes, équipements) ;
- s'assurer que les travaux sont effectués dans le respect des consignes données par la DRAC (recette de mortier) ;
- rédiger un bilan technique à l'issue du chantier ;
- soutenir l'animateur de vie collective dans les temps hors chantier.

Permis B - Temps complet : 35 h hebdomadaires de travaux  +  temps de vie collective et d'animation - Salaire : 10,03 brut.

Contact : 07 68 69 80 03  chantierenci@gmail.com

 

7 - Parution de la feuille d'information de juin 2019 de la revue catalane Pedra Seca

Nous avons reçu la feuille d'information de juin 2019 de la revue catalane Pedra Seca publiée par l'association Patronat de Sant Galderic. Nos lecteurs peuvent le télécharger ici ou en cliquant sur la photo ci-dessous.


Contact :

Agustí Esteve i Orozco de Nájar
Coordinador de la revista Pedra Seca,
Correu electrònic: pedraseca@gmail.com

 

 

8 - Chantier à Saint-Clément-sur-Guye (Saône-et-Loire) : restauration d'une ancienne cabane de vigne en pierre sèche

Georges Fouchet, président de l'Association de sauvegarde et de mise en valeur de Saint-Clément-sur-Guye, nous informe que les samedi 31 août et dimanche 1er septembre, de 9 h 30 à 17 h 30, aura lieu, sous la conduite du lavier-murailler Joël Jannet, la restauration d'une cadole en pierre sèche par les membres de l'Association.

 

Il suffit d'adhérer pour y participer.

 

Site de l'association :

http://www.stclement-patrimoine.org

 

 

9 - Parution de la feuille d'information de juillet-août 2019 de la revue catalane Pedra Seca

 

La feuille d'information estivale peut se télécharger ici.

 

 

10 - Construction d'une cabane en pierre sèche à Tramont-saint-André en Meurthe-et-Moselle par M. Henry Bart, murailler

Passionné de pierre sèche et autodidacte, M. Henry Bart, murailler membre de la Fédération française des professionnels de la pierre sèche (FFPPS) a  construit une cabane en pierre sèche dans son jardin à Tramont-Saint-André, en Meurthe-et-Moselle.

On trouvera ci-dessous quelques photos de cette réalisation, dont le chantier s'est étalé sur 8 ans, en fonction du temps et des matériaux disponibles.

Partie droite.

 

°Partie arrondie.

 

Intérieur.

 

La cabane vue de profil.

Pour voir les étapes de ce chantier :

- sur le site de la FFPPS : https://www.professionnels-pierre-seche.com/fiches-chantiers-2.html

- sur le présent site : DOCMURIOT230419.pdf

Contact :
Henry Bart < contact@pierresechelorraine.fr>

 

11 - Nos collaborateurs et amis mettent en ligne leurs photos

L'ethnologue Michel Gourdon a entrepris de mettre en ligne les photos qu'il a eu l'occasion de prendre en trente-cinq années de recherches sur la pastoralisme et l'architecture dans le département des Alpes-Maritimes. Les rubriques « Architecture et Pierre sèche ne manqueront pas d'intéresser les amateurs. Lien :

http://gourdonmichelphotos.fr/

M. Michel Royon, a qui plusieurs pages de photos du présent site sont redevables, a pour sa part mis en ligne, sur le site Google Photos, des photos sur les manifestations de l'art de la pierre sèche en France et dans les pays étrangers qu'il a visités. Lien :

https://photos.google.com/share/AF1QipPCeAchKq67PGnVz_30_5DnN6zx7f3wG7XmIS6H6TG2qHuhoOALmBeZW1mjIMMC9g?key=bm5yWkpxdVI2QmM0cXBfc1N5SWRJOEJldEdfdm9R

M. Royon, qui s'est rendu également en Corse, en Sardaigne et dans la région autonome du Tibet en Chine, a rapporté de ces régions et contrées des photos de qualité dont certaines ne manqueront pas d'intéresser les amateurs de pierre sèche. Au Tibet, il existe apparemment des ouvrages agricoles et pastoraux en pierre sèche (à quelque 4000 m d'altitude !) qui ne demandent qu'à être étudiés.

Corse

https://photos.google.com/share/AF1QipPj73FqlE4hVCBbcRdEbjxj_oIaRci8vs9E2ejWN_fh9dRp1zpYYB410NkKasC86Q?key=TmF3SmU0YTNuQ0J2ZHc3T1hETjdydko0amRBc3FR

Baracun de Linguella à Bonifacio, Corse-du-Sud. L'arbre au premier plan a sa base protégée par un anneau de pierre sèche retenant de la terre. ©  Michel Royon.

Sardaigne

https://photos.google.com/share/AF1QipP97F9pQky_9CndzquTNKKQl0R7eJURm6qbP7-DFIEbn42Q7x1e-dQG2fZeMS7MwA?key=Q2VNVTRwWUZiZ2tvZHFKbzBZa29wMWRSTTdpWkpR

Pineta à Torralba, province de Sassari, en Sardaigne. La base cylindrique en pierre se termine par une arase sur laquelle posent le cône de chevrons et sa couverture de grands roseaux maintenue en place par des cecles successifs de longues gaules liées entre elles. © Michel Royon.

Tibet

https://photos.google.com/share/AF1QipMXIMxi2XbFRABjYlxbTttgBJhgRvpII_B-TNXshJQzPEKRHGhQksvKPK-WdTILbA?key=RzA0WGVzYldBdFZfeTZlR1dJZjNwTUxhTjFjWEZn

Tibet, Chine. Les murs de ces enclos agricoles sont édifiés par empilement de gros blocs bruts sur une épaisseur et en laissant de larges interstices entre eux. © Michel Royon.

Contact : "M. Royon" <royonx@gmail.com>

 

12 - Parution du No 17 de Une pierre sur l'autre

Loys Ginoul (alias Louis Cagin) nous informe de la mise en ligne du No 17 d'Une pierre sur l'autre, la lettre d'information de l'association du même nom. Cette livraison évoque la restauration de divers ouvrages en pierre sèche et la participation à des initiatives de sensibilisation du public à ces ouvrages, en liaison avec des associations ou des organismes de divers départements (Hautes-Alpes, Var, Ardèche).

Une pierre sur l'autre a en projet la fouille d'une cabane de charbonniers à Taulignan, dans la Drôme, avec le musée archéologique de Nyons.

Pour télécharger, cliquer ici

Loys Ginoul (alias Louis Cagin)
pierreseche@gmail.com
06 08 87 29 73
http://pierreseche.over-blog.com
http://unepierresurlautre.wordpress.com

 

13 - Vers l'inscription des caves à boissons et provisions de Crénénan en Ploërdut aux monuments historiques ?

Auteur : Christian Lassure, agrégé de l'Université, pour le compte du CERAV

Depuis plusieurs années, Jean Le Gall se bat pour que les anciennes caves à cidre du Pardon de Notre-Dame de Crénénan, caves dont il a assuré la restauration de 1996 à 1999, deviennent monuments historiques. En 2016, Isabelle Baguelin, documentaliste recenseur de la conservation régionale des monuments historiques à Rennes, était venue sur place pour constituer le dossier préliminaire à la demande de protection des caves. Aujourd'hui, la Direction régionale des affaires culturelles de Bretagne (DRAC) doit examiner le dossier et prendre une décision. Rappelons de quoi il s'agit.

Jean Le Gall à l'entrée d'une des caves en août 2019 (photo Ouest-France). Ancien ancien officier marinier de la Marine nationale, il a créé, après son départ  à la retraite, l'association de recherches et d'études historiques Aréthuse (du nom du trois-mâts de son arrière-grand-père) et publié diverses études sur le petit patrimoine architectural breton ainsi que sur les combattants de la Grande Guerre (voir ici sa bibliographie).

Il y avait, à l'origine, quatre caves semi-enterrées indépendantes, toutes de même facture, construites sur le placis (ou placître) (1) du hameau de Crénénan dans la première moitié du XIXe siècle. Elles servaient à entreposer les boissons et les provisions consommées par les participants au grand Pardon de Notre-Dame de Crénénan qui se déroulait chaque année le premier dimanche après le 15 août (2). Les fermiers de Crénénan qui jouissaient d'une cave louaient celle-ci à des cabaretiers de Ploërdut ou de Guéméné.

Les quatre caves sont, grosso modo, bâties en bordure et de part et d'autre du « chemin rural No 9 dit de Crénénan » qui traverse le hameau en longeant le placître qui borde au nord la chapelle. Chaque édicule est situé à la jonction de ce chemin avec d'autres cheminements aboutissant au hameau ou en partant. Il y a là comme une conception unique visant en quelque sorte à encadrer le placître et à en commander les accès.

Les caves étaient des édifices de plan subrectangulaire, à la maçonnerie de pierres liées par un mortier de terre jaune et de chaux, couvertes d'une voûte de grandes dalles encorbellées, également liées par ce mortier, le tout coiffé d'un dôme de terre rapportée. Le pignon côté chemin faisait office de façade et l'entrée était fermée par une porte en bois. Avec le temps, les dalles s'étaient plus ou moins inclinées vers l'intérieur, basculement peut-être imputable à leur disposition fautive en panneresses (au lieu de boutisses) (3) ou encore au poids des arbres ayant poussé sur les dômes de terre. Le passage du plan rectangulaire au plan elliptique de la voûte se faisait au moyen de quatre dalles barrant chacune un angle, donnant ainsi un plan octogonal intermédiaire. Dans l'encorbellement, le front des dalles était biseauté. Comme aménagement, chaque cave disposait d'une niche.

Au milieu des années 1990, l'état de ces petits édifices, vieux d'un siècle et demi, ne laissait pas d'inquiéter. Une première cave (non portée sur le cadastre de 1842, cave No 1) avait vu son entrée entièrement refaite mais avec force mortier de ciment ; une deuxième (parcelle 303, cave No 2) exhibait un trou béant à l'arrière du linteau ; la troisième (parcelle 336, cave No 3) avait perdu son linteau, tombé au sol, et sa façade s'éboulait ; la quatrième (parcelle 297, cave No 4) avait été rasée pour permettre le passage d'engins agricoles. Aucune des trois cabanes encore debout n'avait conservé sa porte en bois.

À la fin des années 1990, l'état des lieux n'est plus du tout le même : les deux caves mal en point ont été remontées et dotées d'une voûte d'encorbellement sans mortier ; à l'emplacement de la cave rasée s'élève un édicule ayant la même morphologie que les caves mais monté entièrement en pierre sèche. Tout cela s'est fait à l'initiative de Jean Le Gall et grâce aux soutiens locaux (la municipalité de Ploërdut, le Comité de restauration de la chapelle Notre-Dame-de-Crénénan) mais aussi extra-régionaux qui lui ont été apportés (notamment le savoir-faire technique de Gilles Fichou venu spécialement de l'Hérault, et les compétences architecturales et éditoriales de votre serviteur parisien).

 

Bâtiment-cave No 1 de l'étude de 1995 : cave bâtie au début des années 1840 pour le compte de Christophe Terrien, censeur des études au collège royal de Reims, propriétaire des fermes du hameau. Elle était louée à son fermier, Stéphane Fouillen. Les bâtisseurs avaient employé à sa construction des pierres sculptées provenant de l'ancien clocher ruiné de la chapelle de Crénénan. La cave fut restaurée en juillet 1996, au prix de 500 heures de travail. La voûte fut remontée avec des pierres de carrière plus épaisses et sans mortier de chaux, contrairement aux murs. Source photographique :  Wikimedia Commons,  auteur : Lanzonnet.

 

Bâtiment-cave No 2 de l'étude de 1995 : situé sur le bord est du placître, il était loué à la famille Dréan aux alentours de 1840. Il a fait l'objet d'une réfection complète après décapage de sa couche de terre protectrice et démontage de sa voûte. Au remontage, les dalles de la voûte ont été placées en boutisse avec un pendage vers l'extérieur afin d'éviter tout basculement des assises vers l'intérieur. On a employé le moins possible de mortier de ciment en remplacement du mortier de terre et de chaux originel. Source photographique :  Wikimedia Commons, auteur :Lanzonnet.

 

Bâtiment-cave No 3 : aux alentours de 1840, il était loué à la famille Dréan. C'est la dernière des trois caves encore debout à avoir été restaurée. Le linteau de l'entrée gisait à terre, les piédroits de l'entrée s'écartaient l'un de l'autre, des dalles de la voûte avaient basculé vers l'intérieur. L'opération eut lieu de juin à août 1999 et nécessita 600 heures de travail. Il fallut démonter la voûte et les murs jusqu'au sol, pour remonter ensuite les murs au mortier de chaux et la voûte à sec (sans mortier). Participèrent aux travaux : des étudiants de l'université de Bretagne sud à Lorient et des membres du Comité de restauration de la chapelle Notre-Dame de Crénénan. Source photographique :  Wikimedia Commons, auteur : Lanzonnet.

 

 

Bâtiment-cave No 4 de l'étude de 1995 : la nouvelle cave construite en pierre sèche, sur les plans de Jean Le Gall et avec le concours technique de Gilles Fichou, à l'emplacement de l'ancienne cave rasée en 1995 (cette dernière était louée à la famille Le Boédec à sa construction dans les années 1840). Le bâtiment neuf fut monté en dix jours, du 9 au 19 avril 1996, par dix personnes pour un total de 700 heures de travail. Les dimensions intérieures sont de 2,70 m de longueur sur 2,40 m de largeur pour  une hauteur de voûte de 3 m. Les murs font un mètre d'épaisseur. 75 tonnes de dalles de granit furent apportées d'une carrière locale. Source photographique : Wikimedia Commons, auteur : Lanzonnet.

Le pardon de Notre-Dame de Crénénan a recouvré ses quatre caves à boissons, lesquelles forment avec la chapelle et son placître un ensemble unique et original, à la fois religieux et profane, qui ne manque pas de susciter l'intérêt des visiteurs et des fidèles.

Le CERAV appuie  les efforts de Jean Le Gall pour assurer, au moyen de l'inscription aux monuments historiques, la pérennité de ces rares témoins de la petite architecture liée aux fêtes religieuses bretonnes.

NOTES

(1) Selon le Centre national de ressources textuelles et lexicales (CNRTL), le substantif masculin « placis » est un synonyme régional, à Rennes notamment, de « placette ». Godefroy, dans son Dictionnaire de l'ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle (1880), donne Placitre, -istre, s.m. : terrain vague entourant une église ou un autre bâtiment, une fontaine, etc. Selon cet auteur,  « placitre est très usité en Bretagne, dans le Morbihan, dans les Côtes-du-Nord [Côtes-d'Armor], dans le Finistère. A Saint-Brieuc on prononce placit ».

(2) Le pardon de Crénénan était un des plus fréquentés du Morbihan : en 1973, on y dénombrait encore 5000 personnes. Il a été relancé en 1985 par le Comité de restauration de la chapelle Notre-Dame-de-Crénénan. Notre Dame de Crénénan était invoquée autrefois contre le feu et la foudre puis contre la guerre et les bombardements. Un vitrail de la chapelle représente Notre Dame du Feu. Au cours de la procession qui suivait les vêpres, un ange pyrophore (« porteur du feu ») descendait du clocher sur un câble pour venir allumer un brasier dont les tisons étaient censés protéger de la foudre, tradition qui se maintient dans huit pardons de basse Bretagne, dont Crénénan.

L'ange pyrophore de Crénénan en 1980. Carte postale du photographe Yvon Kervinio.

(3) Boutisse : élément de maçonnerie dont la plus petite face forme parement ; panneresse : élément de maçonnerie dont la face la plus longue et étroite est en parement.

BIBLIOGRAPHIE

Christian Lassure et Jean Le Gall, Les caves à boissons du Pardon de Notre Dame de Crénénan en Ploërdut (Morbihan) : étude architecturale et archivistique, Études et recherches d'architecture vernaculaire, CERAV, Paris, No 15, 1995, 18 p.

Jean Le Gall, Dans le Morbihan, les caves de Crénénan en Ploërdut, dans Breiz-Santel. Mouvement pour la protection des monuments religieux bretons, automne-hiver 1996, No 164-165, pp. 12-15.

Christian Lassure, De la garrigue languedocienne au pays breton, dans Pierre Sèche, CERAV, Paris, bulletin No 9, septembre 1997

Christian Lassure, Document 15 - Commune de Ploërdut (Morbihan), dans Panorama des édifices en pierre sèche à travers les départements, pierreseche.com, 90 décembre 2001.

NB : Le fonds de l'archéologue Patrick André déposé aux archives du Morbihan contient des éléments non publiés sur les caves (150J18 - Ploërdut. - Crénénan, étude de cellules ou cases près de la chapelle Notre-Dame (s. d. [1970-2015])).

 

14 - Transfert d'une caborde en pierre sèche bisontine au musée des maisons franc-comtoises à Nancray (Doubs)

De 2015 à 2017, les vestiges d'une ancienne caborde en pierre sèche (1) aux deux tiers effondrée sise au quartier des Tilleroyes à Besançon, ont été démontés puis transportés au musée des maisons franc-comtoises à Nancray dans le Doubs pour y être remontés. Ce projet a été mené à bien par l'association API25 (Association Patrimoine Insertion 25), structure spécialisée dans l’insertion par l’activité économique.

La presse quotidienne régionale, la littérature muséologique et savante s'en sont fait abondamment l'écho, non sans colporter quelques-unes des fables habituellement rencontrées sur les cabanes en pierre sèche, voire se contredire d'une publication à l'autre (2), le tout dans une célébration régionalo-centrique oublieuse de la présence de cette petite architecture viticole dans d'autres régions de notre pays et indifférente à l'histoire économique et sociale commune partagée depuis plusieurs siècles.

Il ne semble pas y avoir eu de relevés détaillés, ni d'étude archivistique ni de sondages ou de fouilles effectués à l'occasion de ce transfert (3).

L'avant et l'après

 

La partie avant de la caborde en pierre sèche du quartier des Tilleroyes à Besançon avant son démontage. Source : site Association Patrimoine Insertion 25.
Les deux tiers de la voûte se sont effondrés, l'entrée est obstruée par des éboulis. Dans la partie terminale de l'intrados, on aperçoit l'ouverture d'un conduit de cheminée s'enfonçant verticalement dans la maçonnerie.

 

 

Partie arrière de la caborde des Tilleroyes avant son démontage. Source : site Association Patrimoine Insertion 25.
Le haut du contremur entourant l'arrière du bâtiment est bien visible. Le couvrement est devenu un véritable biotope en l'absence d'entretien.

La caborde en pierre sèche de Nancray est une reconstruction au corps de base cylindrique et au couvrement en forme de cône arrondi au sommet sous une couverture de lauses bien assisées. Partiellement enterré dans un talus à l'arrière, le nouvel édifice est entouré d'un renforcement ou contremur en pierre montant jusqu'au niveau de la rive, en léger débord, de la toiture, sauf devant l'entrée – où ce contremur s'interrompt  – et de part et d'autre de celle-ci, où l'on a aménagé deux escaliers, lesquels n'apparaissent pas dans les photos de la ruine originelle.

 

Caborde de pierre sèche des Tilleroyes reconstruite au musée des maisons comtoises à Nancray (Doubs) : vue de trois quarts avant. Source : Wikimedia Commons. Auteur : Chris23.

 

L'édifice, de 4,80 m de diamètre intérieur et de 5,80 de hauteur sous voûte, représente 300 tonnes de pierres. Les aménagements à l'intérieur sont un renfoncement voûté (à l'opposé de l'entrée), une niche, un regard, un conduit d'évacuation de la fumée, une citerne, des poutres en bois supportant le plancher d'un étage auquel on accédait par une échelle de meunier. Apparemment, du mortier a été utilisé à l'extérieur pour l'arase du contremur ainsi qu'à l'intérieur pour l'arc surbaissé du renfoncement voûté.

 

 

Caborde en pierre sèche des Tilleroyes reconstruite au musée des maisons comtoises à Nancray (Doubs) : vue depuis l'amont. Source : Wikimedia Commons. Auteur : Chris23.

Analyse architecturale

Faute de pouvoir consulter une éventuelle étude scientifique du bâtiment originel, et notamment de son aménagement intérieur, on peut se pencher sur une  des quelques photos qui en ont été faites avant démontage.

On remarque que le parement est crépi jusqu'à la hauteur du conduit d'évacuation de la fumée traversant la voûte et qu'il y a même une plage de plâtre sous ce conduit. Ce crépissage correspond vraisemblablement à une nécessité d'isolation.

 

Parement intérieur de la caborde effondrée des Tilleroyes. Source : prospectus de la Fondation du patrimoine.

Au rez-de-chaussée, le renfoncement à voûte en arc segmentaire sous les deux moignons de poutres ressemble à un âtre et les deux poutres saillantes ont vraisembablement un rapport avec lui. On parle de la présence d'un four à pain : où est la voûte en briques de ce four ?

 

Partie inférieure de la photo précédente éclaircie avec Photoshop. Source : prospectus de la Fondation du patrimoine.

NOTES

(1) Le terme de « caborde » renvoie étymologiquement et historiquement à un édifice en planches de peu de valeur. Dans son Vocabulaire étymologique des provincialismes usités dans le département du Doubs publié en 1881, Charles Beauquier cite la mention suivante provenant de délibérations municipales en date du 30 août 1700 : « Permission de faire une petite caborde, seulement de planches, sans cheminée, vitres, ny chaises, pour la garde des fruits d'un jardin ». Il convient donc de préciser « caborde en pierre sèche ». La caborde n'est pas une spécialité bisontine ni franc-comtoise, le terme étant  attesté également dans le sud de l'Yonne, en Haute-Saône (dans les clos de vigne de Champlitte et de Bucey-les-Gy), et dans certaines communes du Premier Plateau dans le Jura.

(2) L'approximation règne quant à la date de construction de l'édifice de Tilleroyes :
- « un abri de vigneron datant du milieu du XVIIIe » (Le Progrès, Redécouvrir les maisons comtoises, 25 juin 2017) ;
- « une Caborde du XVIIIème siècle » (Musée des Maisons Comtoises de Nancray, BingBang Magazine, Dijon, été 2017, No 71) ;
- « On peut le dater du milieu du 19e siècle » (Prospectus de la Fondation du patrimoine).

(3) Pour de plus amples renseignements sur cette opération, on consultera le compte rendu de Denis Dauphin (président d’API25) et François Chopard (chargé de développement) sur « Le transfert d’une caborde des Tilleroyes au musée de Nancray », dans la revue Barbizier, No 44, 2018, pp. 77-100.

Pages du présent site sur les cabordes en pierre sèche

 

Liste des édifices en pierre sèche protégés : Doubs

 

Cabordes de Pirey (25)

 

Cabane au lieu-dit Montboucons à Besançon

 

 

15 - Loupian (Hérault) : la conduite de l'Aqua Domitia passe, la capitelle trépasse / Where the Aqua Domitia water pipeline is laid, capitelles too are laid... to waste

Gilles Fichou, président de l'association Pierre d'Iris, nous informe des menaces pesant sur la pérennité d'une capitelle récemment restaurée à Loupian par son association et les centres de formation professionnelle et de promotion agricole de Pézenas et de Montpellier. Il a en effet découvert que l'édifice avait été marqué d'un trait de peinture rouge à son entrée. On trouvera, reproduite ci-dessous l'alerte publiée dans le quotidien régional Le Midi Libre. Le CERAV s'associe à l'appel lancé par Gilles Fichou pour que la société Bas Rhône Languedoc (BRL) s'engage à respecter l'intégrité de l'édifice.

 


 

 

16 - Feu le « chemin des carabelles » à Faugères (Hérault)

 

Sur les hauteurs de Faugères, le Mont Marcou, où règne aujourd'hui la garrigue, est parsemé de vestiges de son défrichement et de sa mise en culture : murs et clapiers de pierre sèche, au milieu desquels se dressent des loges, également en pierre sèche, qui servaient d'habitat temporaire aux travailleurs agricoles et aux petites propriétaires : les « carabelles ».

 

Le « chemin des carabelles »

 

Depuis plus de trois décennies, le site fait l'objet de l'attention et des soins des membres, ou « fourmis », de « Pierres Sèches », l'Association de défense et de sauvegarde du patrimoine des hauts cantons de l’Hérault, animée par Mme Jeanne Colignon puis par Mme Claude Froidevaux : remontage de murs écroulés, restauration de carabelles en mauvais état, entretien des voies de cheminement, création d'un circuit de découverte, le « chemin des carabelles ».

 

 

En orange, le « chemin des carabelles ». Source : Pierres sèches.

 

 

Portion du « chemin des carabelles ». Source : page Capitelles de Faugères sur le site « Âme voyageuse ».

 

Ce circuit a pour point central le carrefour « de la Grenouille », lequel permet d’accéder, en empruntant la « traverse fourmidable », à une fourmi de pierre sèche, qui veille sur un groupe de carabelles remises en état. Un autre sentier, « le Caminot », conduit à des moulins à vent restaurés. Un peu plus au nord, un mur-chemin relie deux cabanes. L'ensemble du site relève du Parc naturel régional du haut Languedoc.

 

« Un monstre aveugle surdimensionné, tout en lames et dents »

 

Le mardi 19 novembre 2019, en arrivant à la bifurcation des Hirondelles sur le chemin des carabelles, les membres de l'association, abasourdis, constatent que l'endroit n'est plus qu'une étendue rocailleuse, nivelée par un bulldozer. « Petit itinéraire prisé des randonneurs, des enfants des écoles, des trottinettes électriques, du monde du handicap qui y œuvre presqu’en permanence, le chemin des carabelles n’est plus qu’une large voie, les accotements sont submergés, les bancs calcaire ou marbres fracassés ou arrachés par  un monstre aveugle surdimensionné, tout en lames et dents » (Claude Froidevaux).

 

Tout droit jusqu'à la mer ! (devise des aménageurs). Source : photos mises en ligne sur OneDrive par Pierres sèches.


C'est que le chemin des carabelles relève des voies de défense des forêts contre l’incendie (appelées fréquemment pistes DFCI) et doit sans discuter se plier aux nouvelles normes. « Jadis, sur nos chemins perdus, deux ânes bâtés devaient pouvoir se croiser… Aujourd’hui, ce sont deux gros camions de pompiers en intervention-incendie. Sécurité oblige ! » (Claude Froidevaux).

 

« Une large voie concassée, uniforme et sans âme ne s'encombre pas de souvenirs ! »
 

Devant ce triste spectacle et le désarroi bien compréhnsible des membres de Pierres Sèches, le CERAV s'associe à la protestation adressée au maire de Faugères par Mme Froidevaux :

 

Depuis près de 30 ans nous travaillons sur le patrimoine à pierre sèche de Faugères, nous avons participé au dossier de reconnaissance de sa pratique à l'UNESCO inscrite le 28/11/2018, en y incluant, entre autres, des photos prises sur ce site du mont Marcou à Faugères, là où serpente le Chemin des Carabelles... Malgré nos efforts, l'authenticité à ce paysage et la valeur patrimoniale de ce chemin sont à jamais détruites et nous le déplorons. En toute simplicité, nous voulions vous faire part de ce fait et de notre tristesse de ne même pas avoir été informé de ce qui se préparait, alors qu'il était l'objet de toute l'attention des groupes de « fourmis » qui travaillent à la restauration des murets de soutènement au bord et à l'entour de ce Chemin mythique : la « Bifurc des Hirondelles »... le sentier du « P'tit Filou » ... inaugurés officiellement par vous Monsieur le Maire le 9 juin 2018 ... que dire du chemin de la Marbrière ? ...

Une large voie concassée, uniforme et sans âme ne s'encombre pas de souvenirs !...


Le mauvais coup porté au chemin des Carabelles concerne tous les passionnés de « la pierre sèche », quel que soit le domaine concerné – l'histoire, le patrimoine, le paysage, le tourisme, le bâtiment – et quelle que soit la chapelle. Manifestons notre soutien à l'Association de sauvegarde du patrimoine des hauts cantons de l’Hérault et à son œuvre.

 

 

Contact :

« Pierres Sèches » Association de sauvegarde du patrimoine des hauts cantons de l’Hérault
06 75 98 62 44 ou 06 16 60 81 76
pierres.vie@gmail.com
https://www.pierrevie.com/

 


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Le 16 décembre 2019 / December 16th, 2019

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