NOUVELLES DU MONDE
DE L'ARCHITECTURE DE PIERRE SÈCHE
Année 2022

NEWS FROM
THE DRY STONE ARCHITECTURE SCENE
Year 2022

1 - Mètres carrés, mètres cubes, matériaux et maçonnerie à pierre sèche professionnelle : comment s’y retrouver pour obtenir un devis ?

2 - Ouvrage reçu : Stonechat, No 33, spring 2021, revue publiée par la branche galloise de l'association britannique Dry Stone Walling

3 - Dernières nouvelles des vestiges lithiques viticoles de Vals-près-le-Puy (Haute-Loire)

4 - Découverte et remise en état d'une banquette en plein air (assetador) à Fleury (Aude)

5 - Images de François Véber : un témoignage photographique inédit

6 - Vient de paraître : Edoardo Micat, Domenico Spagnuolo, Siti pastorali. Censimento, schedatura e studio dei siti pastorali di Campo Imperatore [dell'Abruzzo], Arte della stampa, Sambuceto (CH), 2021

7 - Publications de l'Alliance internationale pour les paysages à terrasses

8 - L'APARE devient l'OPUS

9 - Stage de maçonnerie sèche d'AB Formation en Saône-et-Loire

10 - Nos membres et amis publient : Jean-Yves Dufour

11 - Disparition de l'érudit héraultais André Cablat

 

1 - Mètres carrés, mètres cubes, matériaux et maçonnerie à pierre sèche professionnelle : comment s’y retrouver pour obtenir un devis ?

Fort de ses dix années de pratique professionnelle de la maçonnerie à sec, le murailler Stéphane Ledoux (1) nous à fait part de diverses observations concernant la clientèle souhaitant faire appel à un spécialiste et désireuse de connaître les prix pratiqués en pierre sèche (main-d’œuvre et matériaux).

Un grand nombre de clients (maîtres d’ouvrage) sont demandeurs pour connaître les prix « marché » pratiqués en pierre sèche. Il existe bien des éléments chiffrés consultables sur Internet mais ils restent bien souvent approximatifs ou incomplets.

Il faut savoir qu’une demande de devis, pour être exploitable, doit être suivie d’un déplacement du bâtisseur à pierre sèche sur le site. Communiquer un prix par téléphone ou sur simple consultation de photos peut engendrer de mauvaises surprises. Tel ou tel paramètre n’aura pas été pris en compte et risque d’entraîner une hausse du chiffrage initial au moment de l’ouverture du chantier.

Stéphane Ledoux nous livre également des indications sur les critères à prendre en considération pour déterminer un estimatif le plus objectif possible.

 Dans le cas d'un mur de soutènement, le prix de la main-d’œuvre varie en fonction :
- du type d'appareillage demandé (maçonnerie assisée, opus incertum, autre), 
- du type de pierre utilisé (moellons, petites barrettes (2) / pierre dure ou tendre).

S'il s'agit d'une reprise de brèche, le prix comprend :
- la dépose des pierres du mur encore debout
- ainsi que le tri des pierres (pierres de fondation, pierres de parement, pierres de blocage, pierres de drain, etc.).

Plusieurs points sont à déterminer :
- y a-t-il beaucoup de taille à prévoir où bien dispose-t-on de pierres calibrées à l'éclateuse (2) ?
- y a-t-il bien respect des phases fondation + montage + couronnement ?
- faut-il prévoir des maçonneries particulières (chaîne d'angle, arc de décharge, escalier rentrant, etc.) ?
- le chantier est-il facile d'accès (accès minipelle ou transporteur, terrain plat ou en pente, etc) ?
- s’il s’agit d’une création de mur, est-ce au murailler de produire les plans ou bien le maître d’ouvrage a-t-il fait appel à un maître-d’œuvre ?

Mur de soutènement neuf en bordure d'une piscine à Puyricard (Bouches-du-Rhône). © Stéphane Ledoux.

PRIX DE LA MAIN-D’ŒUVRE

Pour un mur de soutènement, on compte non pas en m2 mais en m3 ; il y a bien à prendre en compte une hauteur, une largeur / longueur et une épaisseur / profondeur :

1 m3 = 300 à 550 euros TTC

Pour un mur de clôture à double parement, on compte en m2 :

1 m2 = de 200 euros à 250 euros TTC.

Attention ! Il faut multiplier par deux le prix du m2 car il y a non seulement la surface du mur intérieur à prendre en compte mais aussi la surface du mur extérieur.

PRIX DES MATÉRIAUX

En complément de la main-d’œuvre, il y a les matériaux (la pierre) à prendre en compte. Selon l’interlocuteur (carrière, marchand de matériaux, entreprise de terrassement), on parle soit en m3, soit à la tonne : 1 m3 = 1,5 T (moyenne le plus souvent appliquée car un bloc plein d’1 m3 de calcaire correspond à une masse volumique d’environ 2,4 T (kg/m3). Compter pour

1 tonne de pierres, entre 120 euros et 150 euros TTC

 (rajouter à cela la livraison jusqu’au chantier).
 

(1) Stéphane Ledoux, Andrône les Marquises, 6, rue Grande, 04300 FORCALQUIER (portable : 06 88 10 23 48 - site internet : http://www.luberonpatrimoine.fr - contact@luberonpatrimoine.fr).

Ses articles sur pierreseche.com :

* Interventions sur le mur en pierre sèche du clos de l'abbaye de Ganagobie (Alpes-de-Haute-Provence)

* Restauration de terrasses horticoles aux jardins de la Tour à Castellane (Alpes-de-Haute-Provence)

* Âtre et conduit de fumée intégrés dans un cabanon pointu à Mane (Alpes-de-Haute-Provence)

* Restauration de terrasses horticoles aux jardins de la Tour à Castellane (Alpes-de-Haute-Provence)

* Remontage d'un mur de clôture en pierre sèche à Saint-Benin-des-Bois (Nièvre)

(2) Une éclateuse de pierres (en anglais stone splitter) est une presse hydraulique servant à débiter des blocs de pierre en moellons ayant plus ou moins la forme de briques. Elle est utilisée en maçonnerie sèche pour réaliser des murs.

 

Exemple d'éclateuse de pierres. © DR

 

Les barrettes. © DR

 

2 - Ouvrage reçu : Stonechat, No 33, spring 2021, revue publiée par la branche galloise de l'association britannique Dry Stone Walling

 

Au sommaire de ce numéro publié au printemps 2021 :

- L'éditorial de Sean Adcock, le rédacteur en chef de la revue (p. 2 de couverture).

- Le mot de David Cope, le président de la section galloise de la Dry Stone Walling Association (p. 3).

- Exit Through the Gift Shop (Sortie par la boutique de souvenirs) (pp. 14-25), article de David F. Wilson relatant la transformation, sur une propriété privée en Arizona, d'une tour de parpaings en fausse tour de guet indienne au moyen d'un placage de pierres à l'éclectisme très prononcé. On peut penser que ce genre d'intervention relève davantage de la décoration que de la simple maçonnerie à sec.

- Awakening the Giant (Réveiller le géant) (pp. 14-25) : l'architecte Vincent R. Lee reprenant ici l'essentiel d'un article du Rapa Nui Journal d'octobre 2012 consacré aux méthodes susceptibles d'avoir été employées par les Pascuans pour le déplacement d'El Gigante, le plus grand moaï de l'Île de Pâques. Si l'article n'est pas inintéressant en soi, son rapport avec la maçonnerie sèche reste élusif.

- The Borvemhor Black House - Isle of Harris (La maison noire de Borvemhor sur l'île de Harris) (pp. 25-26), article de Neil Rippingale rendant compte de l'évolution d'une réplique de black house (tigh dubh) construite sans mortier en 1998 à Borvemhor sur l'île de Harris dans les Hébrides. Les murs porteurs, épais de 90 cm et hauts de 2,45 m, avaient nécessité l'extraction de 140 tonnes de pierres. Deux décennies plus tard, sous des dehors qui n'ont pas changé, l'habitation a vu son intérieur modernisé et doté du comfort moderne pour être louée aux touristes.

- Mallorca: A Hidden Miracle, Well Worth Discovering (Majorque, merveille cachée, digne d'être révélée) (pp. 27-33) : le professeur slovène Borut Juvanec décrit cinq édifices de l'île de Majorque dans les Baléares : trois cabanes de pierre sèche (barraques de pedra seca) dont deux supposées cabanes de berger et une cabane de charbonnier, plus une glacière (casa de neu) et un puits (sinia), bâtiments relevant l'un et l'autre de la construction avec mortier. Une des cabanes de berger présente, à deux de ses angles et au ras du sol, une alvéole prévue, selon l'auteur, pour abriter un agneau. Une autre cabane, la barraca Son Vidal, évoque avec ses degrés les cabanes de l'île de Minorque.

- Punta Nati: Saving Heritage (Punti Nati : sauvegarde du patrimoine) (pp. 35-41), article de Sean Adcock et Mela Sanchez faisant le point sur les efforts louables menés par diverses associations pour assurer la protection et la conservation des vestiges lithiques de Punta Nati sur l'île de Minorque : cabanes à degrés, ponts à bétail (ponts de bestiar), séparatifs en pierre sèche, dont l'ensemble forme un « paysage culturel de pierre sèche » (dry stone cultural landscape), qualificatif que l'on peut juger réducteur car laissant de côté les dimensions historique, sociale et économique propres à toute production humaine.

Rappelons que les grandes bâtisses de la région de Ciutadella furent construites dans la première moitié du XIXe siècle – comme le confirment les dates gravées sur leurs linteaux : 1794, 1813, 1840, 1857 – à l'initiative d'un grand propriétaire de l'île, D. Bernardo Magín de Olives y Sequella, qui raffolait de ces édifices. Ce « paysage culturel de pierre sèche » relève d'un mouvement d'amélioration des dépendances agricoles, impulsé par une personne appartenant à l'échelon supérieur de la société rurale, croyant dans le progrès agricole et agronomique et ayant les moyens financiers pour mobiliser les énormes quantités de pierres nécessaires à l'édification de ces mastodontes architecturaux et pour payer des maçons et leurs aides, tels ce Jose Saurina au Rafal d'es Comte à Ciutadella, ou ce Bertomeu Casell à la barraca Son Salamó à Ciutadella (voir Jaime Sastre Moll, Tipología de construcciones rurales de piedra en seco en la isla de Menorca, dans La pedra en sec. Obra, paisatge i patrimoni, IV Congrés internacional de construció de pedra en sec, Mallorca, del 28 al 30 de setembre de 1994, Mallorca, 1997, Consell Insular de Mallorca, FODESMA - LEADER, Grup Serra de Tramuntana, pp. 547-555).

 

Intérieur d'un pont de bestiar avec son couvrement en V renversé obtenu par l'affrontement de dalles obliques symétriquement opposées. © Sean Adcock.

- Stone Foundation @ Cottonwood Falls (pp. 43-44), relation par Zach Johnson de la construction, par l'association américaine The Stone Foundation, d'une enceinte en pierre calcaire sèche pour un jardin communautaire à Cottonwood Falls au Kansas. Le mur de façade, long de 7,6 m et haut de 1,9 m, s'orne de trois baies en pierre de taille, montées sans morter : entrée à arc en anse de panier, fenêtre en demi-cintre, oculus à entourage. On est ici dans le tour de force architectural !

- What a shower! (Quelle douche !) (pp. 45-47) : dans ce morceau de bravoure, John Shaw Rimmington suggère un nouveau débouché pour la pierre sèche professionnelle, la construction de douches collectives en pierre sèche en plein air...

- Master class : Fat Tony and the Art of Coursing - Part 3, Mind the Gap (Leçon magistrale : la pierre à cheval sur trois et l'art de l'assisage) (pp. 46-50) : cette troisième leçon magistrale de Sean Adcock s'intéresse aux Fat Tonies ou FTs en maçonnerie assisée (coursed walling), c'est-à-dire l'assemblage formé en parement par trois pierres posées côte à côte (grande, petite, grande) et couvertes par une grande pierre (une à cheval sur trois). La leçon fait suite à une deuxième partie publiée au printemps 2018 (Stonechat No 32), la première partie ayant paru à l'automne 2017 (Stonechat No 31).

Grâce à divers dons, ce numéro de Stonechat a pu être imprimé sur papier glacé et bénéficier de photos de couleur. Son format reste toutefois réduit (15 x 30 cm). Sachons gré à Sean Adcock d'avoir réalisé ce numéro très varié et des plus intéressants.


Précédents numéros de Stonechat signalés dans pierreseche.com :

- No 21, Summer 2010 : http://www.pierreseche.com/nouvelles_du_monde_2010_3.htm

- No 22, Autumn 2010 : http://www.pierreseche.com/nouvelles_du_monde_2010_3.htm

- No 23, Spring 2011 : http://www.pierreseche.com/ouvrage_recu_17.htm

- No 24, Summer 2011 : http://www.pierreseche.com/nouvelles_du_monde_2012_1.htm

- No 25, Autumn 2011 : http://www.pierreseche.com/nouvelles_du_monde_2012_2.htm

- No 26, Summer 2012 : http://www.pierreseche.com/nouvelles_du_monde_2012_2.htm

- No 27, Winter 2012/13 : http://www.pierreseche.com/nouvelles_du_monde_2013_1.htm

- No 28, Spring 2013 : http://www.pierreseche.com/nouvelles_du_monde_2013_1.htm

- No 29, Summer 2013 : http://www.pierreseche.com/nouvelles_du_monde_2013_2.htm

- No 30, Spring 2016 : non signalé

- No 31, Autumn 2017 : non signalé

- No 32 , Spring 2018 : non signalé

D'anciens numéros de Stonechat sont téléchargeables ici.

Pour contacter Sean Adcock : sean[at]stonewaller.freeserve.co.uk

 

3 - Nouvelles des vestiges lithiques viticoles de Vals-près-le-Puy (Haute-Loire)

Gérald Pinault, membre-correspondant du CERAV en Haute-Loire nous a envoyé une documentation concernant le site classé des Gorges du Dolaizon et la « vallée des chibottes ». Un inventaire des murets en pierre sèche va être entrepris dans la partie la plus encaissée des gorges, là où subsistent les vestiges lithiques de l'ancien vignoble du XIXe siècle. L'opération est confiée à un service de cartographie et à un murailler local. Coût : 14 000 euros.

Nous espérons que les anciens séparatifs seront étudiés de façon scientifique et non pas reconstruits de fond en comble mais restaurés à l'instar de vestiges archéologiques, en respectant les appareillages et le matériau d'origine.

Un motif d'étonnement est la parution, dans le bulletin municipal L'écho des chibottes de juin 2021, d'un article intitulé «Village de chibottes ?». S'y trouve reprise la vieille lune, depuis longtemps mise au placard par les historiens, d'un « village de chibottes » ligure, voire néolithique. Se pourrait-il que la création d'un pendant valadier du « village des bories » de Gordes soit envisagée ? Il va de soi que le petit patrimoine en pierre sèche n'aurait rien à gagner d'un fake pour reprendre un anglicisme à la mode.

Une bonne nouvelle pour finir : la plus grande des cabanes de Vals va être restaurée. Gérald Pinault nous a fourni une rare photo de l'édifice encore intact prise dans les années 1950.

Vals-près-le-Puy (Haute-Loire) : grande tsabone (cabane), surnommée non sans ironie « la cabane du chef », ou encore « la mairie », du temps de sa splendeur (années 1950). Au-dessus de la façade digne d'une maison, s'élève le cône arrondi de la cabane. © Gérald Pinault. Voir ici la description de l'édifice ruiné.

 

La même aujourd'hui, en attente de restauration (photo redressée). © Gérald Pinault.

 

 

Une inscription en latin, en lettres cursives de type scolaire Deus meus f omnia = Deus meus fecit omnia, « Mon Dieu a fait toutes choses », est peinte en blanc sur le parement d'un gros bloc de la paroi intérieure. La graphie des lettres (notamment u pour v, m pour M, n pour N) est celle apprise à l'école de la République.

Au passage, un œil aguerri ne peut manquer de noter la présence de mortier de chaux dans les joints entre les pierres : s'agit-il d'un bourrage postérieur à la construction ou de mortier utilisé lors de la pose des pierres ?

© Christian Lassure, 1979.

 

Pour en savoir davantage sur les ancienns cabanes viticoles de Vals :

photos de chibottes

Restauration d'une cabane de vigne et de ses abords au Bois de Lirate à Vals-près-le-Puy (Haute-Loire)
1re partie          2e partie          3e partie          4e partie

Tsabones du lieu-dit Le Crouzas à Vals-près-le-Puy (Haute-Loire)

Barre à mine découverte au Bois de Lirate à Vals-près-le-Puy (Haute-Loire)

Découverte d'un abri voûté sous terrasse au Bois de Lirate à Vals-près-le-Puy (Haute-Loire)

D'où viennent les piédroits en blocs de ponce des chibottes de Vals-près-le-Puy (Haute-Loire) ?

Panorama des édifices en pierre sèche à travers les départements : document 18

Les cabanes en pierre sèche du vignoble du Puy-en-Velay (Haute-Loire) : mythes et réalités

La « chibotte du chef » ou « mairie » à Vals-près-le-Puy (Haute-Loire)

Les cabanes en pierres sèches de Vals-près-le-Puy et alentour (fichier doc)
 

4 - Découverte et remise en état d'une banquette en plein air (assetador en occitan normalisé) dans la garrigue à Fleury (Aude)

Cet assetador est un abri non couvert constitué de trois murs d'une hauteur de 1,60 m environ et d'une banquette bien exposée au soleil. Il fait partie d'un ancien enclos en friche possédant une citerne et un bassin d'expansion. Les murs ont été remontés et les repousses d'arbres fruitiers (amandier et figuiers) élaguées, la citerne a été mise en sécurité.

L'association locale Terre de garrigue et patrimoine, qui s'est chargée de ces travaux pour le compte de la mairie, a également à son actif le débroussaillage d'un ancien cabanon à ruches placards et la restauration de ses aménagements. Les travaux, dirigés par M. Jean-Bernard Quitilla, ont bénéficié des conseils de M. Jean Courrènt, spécialiste de l'architecture apicole et auteur de nombre d'articles sur le sujet dans pierreseche.com (voir récapitulatif ici).

La commune de Fleury, dite aussi Fleury d'Aude, fait partie du parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée.

 

Adresse de l'association : 49, rue du puits sûr - 11560 FLEURY D'AUDE.

 

5 - Images de François Véber : un témoignage photographique inédit

 

Il n'existe guère de photos des membres-fondateurs du CERAV dans les premières années ayant suivi la fondation de l'association en 1978 ; aussi, lorsque quelques-unes font surface, ne saurions nous résister au plaisir de les publier dans pierreseche.com en souvenir de cette première génération de passionnés des constructions en pierre sèche (1). 

 

M. Jean-Marc Caron, vice-président du CERAV, a redécouvert, lors de classements, deux photos en noir et blanc de François Véber, ancien secrétaire de l'association, prises lorsque ce dernier lui avait fait visiter les cabanes de Sorges et de Savignac-les-Églises. Nous les reproduisons ci-dessous.

 

Cette cabane se dresse au lieu-dit La Palue à Sorges. Sa partie supérieure est un cône droit très régulier. La présence de mousses est due à l'arbre qui pousse à proximité. Un dessin de l'encadrement de entrée, avec ses montants en blocs ou dalles grossièrement parementés et appareillés en besace, a été publié en 1987 dans Éléments pour servir à l'inventaire des édifices en pierres sèches de la commune de Sorges (Dordogne) (p. 10), voir Bibliographie infra. © Jean-Marc Caron.

 

La grande cabane dite du champ de tir à Saviganc-les-Églises dans son état originel. La démesure du corps de base vertical a nécessité l'adjonction de contreforts parementés autour de l'édifice. Ce dernier n'a plus tout à fait la même physionomie aujourd'hui (voir : Christian Lassure, La deuxième mort des cabanes en pierre sèche (The second demise of dry stone huts), http://www.pierreseche.com/deuxième_mort.htm, 24 mai 2004). © Jean-Marc Caron.

 

M. Véber était un homme très affable et disert, qui recevait chaque été ses invités dans la maison familiale qu'il possédait à Sorges et leur faisait visiter les anciennes cabanes de vigne perdues dans les friches depuis l'irruption du phylloxéra dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Il s'intéressait aussi à la trufficulture et à son iconographie (Sorges abrite un musée de la truffe), aux puits à balancier (dont un exemplaire existe au lieu-dit Fonnnovias à Savignac-les-Églises, restauré à son initiative) et aux maisons et granges rurales (dont une rare grange à dîmes du XVIIe siècle, mesurée, relevée et publiée avec l'auteur de ces lignes). Il se chargea, en outre, de l'organisation du colloque que le CERAV tint à Sorges en 1985 sur le thème des « architectures, techniques et arts populaires » en Périgord.

 

Il a laissé derrière lui une bibliographie portant sur ces divers sujets avec une propension pour les cabanes de pierre sèche, nous la reproduisons ci-après.

 

Bibliographie

 

* Étude préliminaire sur les cabanes de Sorges et de ses environs (Dordogne), dans L'Architecture rurale en pierre sèche, t. 2, 1978, pp. 15-24.

 

* Compte rendu : Maurice Roustan, Capitelles de Nîmes [Gard], l'auteur, Nîmes, 1979, polycopié, 41 rectos, dans L'Architecture vernaculaire, suppl. No 3, 1983, p. 92.

 

* avec Christian Lassure, Bibliographie de l'architecture vernaculaire du Périgord. Liste provisoire, dans L'Architecture vernaculaire, 1986, pp. 4-8.

 

* avec Christian Lassure, Le puits à balancier communal de Fonniovas à Sorges (Dordogne). Étude ethno-archéologique, dans L'Architecture vernaculaire, t. 10, 1986, pp. 27-32.

 

* avec Serge Avrilleau et Christian Lassure, Éléments pour servir à l'inventaire des édifices en pierres sèches de la commune de Sorges (Dordogne), Études et recherches d'architecture vernaculaire, No 7, 1987, 40 p.

* La vigne, le vin et les cabanes en pierres sèches à Sorges (Dordogne) au XIXe siècle, Éléments pour servir à l'inventaire des édifices en pierres sèches de la commune de Sorges (Dordogne), Études et recherches d'architecture vernaculaire, No 7, 1987, pp. 3-6.

* avec Serge Avrilleau et Christian Lassure, Élévateurs à balancier d'Adoux-bas et d'Adoux-haut à Sarliac (Dordogne), dans L'Architecture vernaculaire, t. 13, 1989, pp. 89-92.

* avec Christian Lassure, La grange à dîmes de Chauzanaud à Savignac-les-Églises (Dordogne) : étude architecturale d'une grange à nef et bas-côtés du XVIIe siècle, dans L'Architecture vernaculaire, t. 14, 1990, pp. 61-67.

 

Des photos de M. Véber ont servi à la réalisation des articles en ligne suivants :

 

* Christian Lassure (texte), Cabane No 1 au lieu dit La Leygue à Savignac-les-Églises (Dordogne) (Hut #1 located at La Leygue at Savignac-les-Églises, Dordogne), http://www.pierreseche.com/cabane_savignac-les-eglises.htm, 11 octobre 2003

* Christian Lassure (texte), La grande cabane du champ de tir à Savignac-les-Églises (Dordogne) (The large cabane of the shooting range at Savignac-les-Églises, Dordogne), http://www.pierreseche.com/cabane_savignac_militaire.htm, 12 octobre 2003 (aussi : http://pierreseche.chez-alice.fr/cabane_savignac_militaire.htm

NOTES

(1) Outre François Véber, ces membres-fondateurs sont Benoit Delarozière, Georges Desneiges, Pierre Haasé, Michel Rouvière, Martine Seemann et nous-même, petit groupe de Parisiens et de Franciliens qui créa, en 1978, le Centre d'études et de recherches sur l'architecture en pierre sèche (CERAPS), ancêtre du Centre d'études et de recherches sur l'architecture vernaculaire (CERAV), et qui participa à l'élaboration des premiers numéros de la revue L'Architecture rurale en pierre sèche (remplacée depuis par L'Architecture vernaculaire).

 

6 - Vient de paraître : Edoardo Micati (1), Domenico Spagnuolo, Siti pastorali. Censimento, schedatura e studio dei siti pastorali di Campo Imperatore (2), Arte della stampa - Sambuceto (CH), 2021, 113 pages (recension de Sergio Gnesda) .

Le nouveau livre d'Edoardo Micati, Sites pastoraux. Inventaire, classement et étude des sites pastoraux de Campo Imperatore dans les Abruzzes, se divise en deux grandes parties :
- la première, indiquant la zone d'enquête (les pâturages des hauts plateaux, qui montent depuis les zones proches des centres habités jusqu'à 2000 mètres d'altitude), son histoire (période romaine, période médiévale, période moderne), la typologie des sites et des structures bâties encore visibles ;
- la deuxième, contenant le recensement des vestiges de huit communes (Ofena, Castel del Monte, Carapelle Calvisio, Castelvecchio Calvisio, San Stefano di Sessanio, Barisciano et Paganica-L'Aquila).

 

Présentation

 

Les témoignages de la période romaine et de la période médiévale sont principalement des tessons et des fragments de poterie.

Dans cette région, les monastères ont été à l'origine de la renaissance économique de nombreuses zones inexploitées. Le terme grancia ou grangia a désigné les complexes de production des monastères, en particulier des monastères cisterciens : grancia pastorale, grancia agricole. Les sources historiques sont les disputes concernant les limites des pâturages et les droits et revenus versés aux propriétaires.

 

Le terme vernaculaire stazzo désigne l'ensemble des cabanes et des enclos ; le terme « complexe », employé par l'auteur, désigne ce qui restait au moment de l'enquête avec au moins deux éléments (cabane, abri, enclos, bassin de lavage, petite maison).

 

La typologie des cabanes en pierre sèche de l'époque moderne est particulière : elles sont partiellement enterrées dans la pente, avec un plan pseudo-rectangulaire. La base est faite de pierres recouvertes d'une structure en bois ; à une époque plus récente, le toit est fait de divers matériaux. Selon sa taille, le toit avait un ou deux versants. II était transporté lors de la montée (monticazione). En raison de la pénurie de pierres adaptées à la construction, les enclos et les salles de traite étaient faits de bois et de filets. Souvent, les cabanes étaient également constituées de structures en bois recouvertes de paille et d'herbe.

 

Carte postale, photo et peinture tirées du livre

 

Berger devant une cabane à base en pierre et au toit en bois à deux versants recouverts de paille et herbe. Carte postale Prati di Tivo (Pietracamela-TE), années 1950, p. 24.

 

Cabane à voûte d'encorbellement recouverte de mottes d'herbe du stazzo S. Egidio-Campo Imperatore (photo Mario Fondi – début des années 1950), p. 27.

 

Berger jouant de la cornemuse devant sa logette faite d'une armature de tiges de bois cintrées et d'une couverture de paille. Tableau d'Estella Canziani (début 1900), p. 23.

 

Recensement (extraits)

 

Les abris recensés sont :
1) des cabanes au corps de base en pierre et au toit en bois à deux versants ou à un seul versant ;
2) des cabanes en pierre à voûte d'encorbellement ou à voûte en berceau ou encore sous rocher ;
3) de petites maisons en dur (à une époque plus récente), dotées d'un toit à deux versants et divisée en deux parties, l'une équipée d'une cheminée, d'une cuisine et d'un cellier et utilisée pour la transformation du lait, l'autre contenait la literie, les objets et les vêtements personnels des bergers.

 

Cabanes au lieu-dit Le Toppe

Les vestiges de quatre cabanes sont adossés au flanc de la montagne à 1700 m d'altitude. Dans certains cas, les cabanes disposaient d'un petit lac ou d'un bassin d'eau à proximité, lequel était utilisé pour laver les moutons avant la tonte.
 

 

 

Restes de cabanes au lieu-dit Le Toppe, p. 48.

 

Complexe de Capannelle (1 619 m)

Ce site est composé de trois cabanes en pierre sèche à voûte en encorbellement et d'une petite maison construite après la Seconde Guerre mondiale. Les cabanes de ce complexe sont un exemple rare de voûte en encorbellement dans une zone pastorale.
 

Complexe de Capannelle, p. 65.

 

Complexe de Caselle (1 800 m)

Ce site est constitué d'une série d'enclos, fermés ou ouverts, entourant une petite maison, trois cabanes adossées et deux cabanes isolées.
 

Complexe de Caselle, p. 93.

 

Complexe de Fontari (1 800 m)

La disponibilité du matériau lithique a permis de construire un ensemble de cabanes et d'enclos en pierre sèche qui s'adaptent aux ondulations du terrain.
 

Complexe de Fontari, p. 100.

Une bibliographie clôt l'ouvrage.

NOTES

(1) Edoardo Micati est moniteur national de ski alpin depuis 1973 et moniteur de ski alpinisme depuis 1979, ainsi que testeur de pistes de ski pour la région des Abruzzes. Depuis plus de 40 ans, il se consacre aux recherches sur l'architecture de pierre sèche. Il est l'auteur de plus de 200 publications et a restauré ou construit nombre de cabanes en pierre sèche. Il a collaboré avec le Museo delle Genti d'Abruzzo de Pescara, l'École française de Rome, l'Autorité du parc national de la Majella, le musée ethnographique de Cerqueto. Il a participé en tant qu'expert à diverses émissions de la RAI et d'autres chaînes de télévision italiennes (Majella la montagna dello spirito, La valle degli eremi, Majella eremi nella neve, L'uomo degli eremi), émissions abordant l'histoire de nombreux sites. Il a reçu le 1er prix du CERAV en 1993 pour sa contribution à la connaissance de l'architecture en pierre sèche dans la région méditerranéenne.

(2) Sites pastoraux. Inventaire, classement et étude des sites pastoraux de Campo Imperator.

NB : Le volume n'est pas à vendre; Edoardo Micati (micatiedoardo@gmail.com) en possède encore quelques exemplaires.

version en italien

 

7 - Publications de l'Alliance internationale pour les paysages à terrasses

M. Sergio Gnesda nous signale que l'ITLA (International Terraced Landscapes Alliance) a mis en ligne, à l'adresse  http://itla.si/proceedings.html, les actes des quatre colloques qu'elle a organisés respectivement en 2010, 2014, 2016 et 2019. Il s'agit des volumes suivants :

- Collection of the papers presented at the conference, First Terraced Landscapes Conference,  Honghe, ·Chine, 2010 ;

- Encuentro de culturas y saberes de terrazas del mundo,  II Congreso internacional de Terrazas, Cusco, Pérou, 2014 ;

- Paesaggi terrazzati: scelte per il futuro,  terzo incontro mondiale, Padoue, Italie,  2016 (voir la communication de Sergio Gnesda aux pages 259-265 : I muri e le strutture accessorie dei terrazzamenti della costiera e delle periferie di Trieste) ;

- Re-encantar bancales, Fourth Terraced Landscapes Conference, Îles Canaries,· Espagne, 2019.

En France, l'ITLA est représentée par le géographe Jean-François Blanc (lettre d'information 2022 au format pdf disponible ici).

 

8 - L'APARE devient l'OPUS

L'association vauclusienne APARE nous informe qu'elle devient OPUS.

Pour ses chantiers 2022, elle propose de la maçonnerie à la chaux, de la maçonnerie sèche, du caladage (ou pavage), du remontage de murs de terrasses, de la restauration de chapelles.

Pour de plus amples renseignements, on consultera la lettre d'infos sur le site de l'association.

 

9 - Stage de maçonnerie sèche d'AB Formation en Saône-et-Loire

M. Joël Jannet,  artisan formateur en maçonnerie sèche et responsable de AB Formation (170, avenue Gabriel Voisin - 71700 Tournus), nous informe de la tenue d'un stage à Vitry-les-Cluny (Saône-et-Loire) pendant la semaine de l'Ascension (du 21 au 28 mai 2022)., pour un groupe de huit stagiaires.

Pour plus de renseignements, s'adresser à  abformation.jannet@orange.fr

 

10 - Nos membres et amis publient : Jean-Yves Dufour

Jean-Yves Dufour, chercheur à l'INRAP et auteur de plusieurs articles publiés dans L'Architectre vernaculaire en ligne, vient de publier, dans le tome 60 (2021) de la Revue archéologique du centre de la France,  deux articles consécutifs (résultant de la division d'un article initial trop volumineux) :
- Quelques granges médiévales en Île-de-France et régions voisines, en collaboration avec Claude de Mecquenem https://journals.openedition.org/racf/4658
- Quelques granges modernes en Île-de-France et régions voisines
https://journals.openedition.org/racf/4711
La Revue archéologique du centre de la France est une revue en ligne, hébergée par le portail OpenEdition. 

Nous reproduisons ci-dessous le résumé initial de chaque article.

Les observations archéologiques faites sur 19 granges, ces quinze dernières années, permettent de rappeler les problématiques liées à ces bâtiments emblématiques de l’économie céréalière du Bassin parisien. L’article, publié en deux parties, évalue l’état de la recherche sur le sujet de la grange médiévale et moderne dans une large Île-de-France.

La première partie rappelle les données descriptives et fonctionnelles issues des manuels d’agronomie modernes et contemporains. Quelques bâtiments sur poteaux plantés du Moyen Âge sont présentés, ainsi que deux granges seigneuriales en pierre de la fin du Moyen Âge. Le passage des granges de type basilical avec ouverture sur mur pignon, à la grange paysanne avec ouverture sur le mur gouttereau reste à préciser au cours des xve et xvie s.

La seconde partie traite des granges modernes. Les cas observés en élévation posent la question de la présence/absence des contreforts, et donc de leur utilité. D’autres principes de construction peuvent y suppléer. Le modèle des édifices religieux est rappelé, ainsi que l’échange possible de fonction entre grange et édifice cultuel. L’évolution des portes de grange est symptomatique de l’accroissement des rendements aux périodes moderne et contemporaine. Les résultats d’analyses paléo écologiques de sols de grange sont donnés.

La fréquentation des granges par le bétail est attestée sur plusieurs sites. Elle s’accroît avec le développement des activités agro-industrielles en grange.

Pour le lecteur désireux de mieux connaître ce type de bâtiment agricole autrefois omniprésent, ces deux articles constituent une bonne introduction à l'histoire des granges et un aperçu utile des recherches menées par l'Institut national de recherches archéologiques préventives.

 

11 - Disparition de l'érudit héraultais André Cablat (texte de Christian Lassure)

C'est avec tristesse que j'ai appris le décès, le 14 juillet, du spécialiste de l'architecture en pierre sèche héraultaise, André Cablat, à l'âge de 92 ans. Il faisait partie de la première génération de membres du Centre d'études et de reherches sur l'architecture vernaculaire (CERAV) et de collaborateurs à sa revue  –  L'Architecture vernaculaire  – à la charnière des années 1970 et 1980. Je l'avais rencontré à l'époque, à Frontignan, dans le quartier de La Peyrade où il habitait, et nous étions allés voir quelques cabanes du Larzac et un village-rue quasi abandonné. Il m'avait gentiment offert une bouteille d'un excellent muscat de Frontignan (il était propriétaire d'une vigne).

 

André Cablat, debout à droite sur la photo, lors de la restauration du dolmen de Cantagals à Villeveyrac (34) au printemps 1992. © Gilles Fichou.

 

Né en juin 1931 à Frontignan-La Peyrade où résidait sa famille depuis deux générations (1), André Cablat était horloger de son métier et s'occupait de l'entretien des horloges municipales et autres de son département. Ses connaissances en matière d'horlogerie lui avaient permis de publier divers articles sur le sujet dans le Bulletin de la Société d'études scientifiques de Sète et sa région et surtout dans les Cahiers d'art et de traditions rurales.

 

La consultation de l'ensemble de sa bibliographie témoigne de l'intérêt qu'André cablat portait non seulement aux constructions en pierres sèches et aux horloges anciennes mais aussi aux moulins à huile, aux paillers de Fraisse-sur-Agout, aux cadrans solaires, aux éoliennes pour assécher les marais, aux entrées et façades millésimées, à l'archéologie (habitats préhistoriques, gallo-romains et médiévaux) et à l'histoire de sa ville. Il se fit même encyclopédiste de celle-ci aux côtés de René Michel, Maurice Nougaret et Jean Valette (2).

 

On trouvera ci-dessous une première liste de ses publications concernant les seules constructions en pierre sèche. 

 

1974-1975 – Les capitelles de l'Hérault, dans Bulletin de la Société d'études scientifiques de Sète et sa région, t. 6-7, 1974-1975, pp. 119-132.

1978 – L'architecture rurale en pierre sèche de l'Hérault : cabanes de bergers, d'agriculteurs et de charbonniers, dans L'Architecture rurale en pierre sèche, t. 2, 1978, pp. 41-68.

1980 – Les cabanes de défricheurs du Larzac héraultais (baracous, caselles, masets, baumas), dans L'Architecture vernaculaire rurale, t. 4, 1980, pp. 85-93.

1980 – Les cabanes de défricheurs de la Gardiole (Hérault), dans Bulletin de la Société d'études scientifiques de Sète et sa région, t. 10-11, 1980, pp. 41-66 (compte rendu par Pierre Haasé dans L’Architecture vernaculaire, t. 7, 1983, p. 81).

1981 – Recherches sur l'architecture de pierre sèche dans le département de l'Hérault, dans L'Architecture vernaculaire, t. 5, 1981, pp. 52-56.

1982 – Architecture des garrigues : les cabanes de vignerons de Rabassou, polycopié de l'auteur, 1982.

1982-1983  – Les habitats de pierre sèche de l'Hérault. Quelques aspects de la vie rurale au Moyen Âge dans la région d'Aniane, dans Archéologie en Languedoc, No 5, 1982-1983, pp. 149-176. (aussi dans Cahiers d'Arts et traditions rurales, No 31, 2020, pp. 181-208).

1983 – Manses et bastides, deux types d'habitats de pierre sèche du Moyen Âge dans la région d'Aniane (Hérault), dans Actes des journées d'étude de Viols-le-Fort (Hérault) des 2 et 3 octobre 1982 sur « l'évolution des techniques de construction à sec dans l'habitat en Languedoc du Néolithique à la période contemporaine », dans L'Architecture vernaculaire, suppl. No 3, 1983, pp. 81-92.

1986 – avec André Freises, Défrichements et abris de pierre sèche sur le Mont Saint-Clair [Hérault], dans Bulletin de la Société d'études scientifiques de Sète et sa région, t. 14-15, 1986, pp. 49-53 (compte rendu par Christian Lassure dans La lettre du CERAV, bulletin de liaison No 7, juin 1987, pp. 3-4).

 

Ses écrits sur les autres sujets évoqués sont consignés ci-après.

 

1972 – André Cablat, L'habitat préhistorique des Peyrals (Villeveyrac, Hérault), dans Bulletin de la Société scientifique de Sète et sa région, t. 4, 1972, pp. 27-40

1974-1975 – André Cablat, Bernard Baraillé, L' habitat de l'île Saint-Sauveur à Balaruc-les-Bains, dans Bulletin de la Société d'études scientifiques de Sète et sa région,  t. VI -1974 et t. VII-1975, (pages à préciser)

1976 – André Cablat, Un établissement agricole gallo-romain du 1er siècle à La Peyrade (commune de Frontignan, Hérault), dans Bulletin de la Société scientifique de Sète et sa région, t. VIII-1976 et IX-1977, pp. 101-108

1979 – Jean-Luc Fiches, André Cabalt et André Freises, Formule latine sur un vase sigillé. Découverte d'un fragment inscrit, appartenant à la coupe Drag. 29 de Balaruc-le-Vieux, dans Revue archéologique de Narbonnaise, no 12,‎ 1979, pp. 255-263 
https://www.persee.fr/doc/ran_0557-7705_1979_num_12_1_1043

1981 – Lucien Albagnac, André Cablat et Raymond Montjardin, Le fond de cabane de Font de Jeanne  ou Font de Jon, Gigean (Hérault), Fédération archéologique de l'Hérault, bulletin de liaison 981- 4, pp. 8-13.

1982 – Les paillers de Fraisse-sur-Agout (Hérault), dans L'Architecture vernaculaire, t. 6, 1982, pp. 47-52.

1983 – André Cablat, La mesure du temps autrefois : horloge et horlogers du XVe au XIXe siècle, dans Bulletin de la Société d'études scientifiques de Sète et sa région, tome 12-13, 1983, pp. 157-167

1984 – Raymond Montjardin,  Daniel Rouquette et André Cablat, Le gisement chalcolithique et chasséen de Raffègues-Mas de Garric, ZI de Mèze (Hérault),1984. 2, p. 11-19.

1986 – André Cablat, Les moulins à huile de Puéchabon (Hérault). Leur histoire et leur actualité, dans  Les Moulins de l'Hérault, Arts et traditions rurales, n° 6 1986, pp. 109-117

1987 – André Cablat, Les moulins à vent de l'étang de Thau (Hérault), dans Les Moulins de l'Hérault; Arts et traditions rurales, dossier n° 7, 1987 (pages à préciser).

1987 – Lucien Albagnac et André Cablat, Expériences d'assèchement et de dessalement des marais littoraux par les éoliennes de Vic-la-Gardiole (Hérault) vers 1868, dans Les Moulins de l'Hérault; Arts et traditions rurales, n° 7, 1987, pp. 89-98

1989 – André Cablat, Marc Lugand, Jean-Marie Carbasse, Jean Sagnes, ss la direction d'Alain Degage, Histoire de Frontignan-La Peyrade, Ville de Frontignan-La Peyrade, 1989, 245 p.

1984-1990 – André Cablat, Horloges et horlogers d'autrefois : sur une horloge ancienne de Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault), Cahiers d'arts et traditions rurales, no 3, 1984-1990, pp. 75-91

1996 – André Cablat, Inventaire des horloges des communes de l'Hérault, dans Horloges et horlogers de l'Hérault. Maîtrise et mesure du Temps, dossier n° 2 (1996), Cahiers d'arts et traditions rurales, pp. 7-12

1996 – André Cablat, Horloges et horlogers en Languedoc, évolution et diffusion des techniques, dans Horloges et horlogers de l'Hérault. Maîtrise et mesure du temps, dossier n° 2 (1996), Cahiers d'arts et traditions rurales, pp. 13-86

1996 – Jean-Claude Richard et André Cablat, Horloges et horlogers d'autrefois : sur une horloge ancienne de Saint-Guilhem-le-Désert (Hérault), dans Cahiers d'Arts et traditions rurales, dossier n° 2, pp. 139-162

1998 – André Cablat, Condax, commune de La Salvetat-sur-Agoût, du XVIe au XXe siècle, Communauté de communes de la Montagne du Haut-Languedoc héraultais, La Salvetat-sur-Agout, 1998, 87 p.

1998 – André Cablat, René Michel, Maurice Nougaret et Jean Valette, La Petite encyclopédie de Frontignan-la Peyrade, 1998, Ville de Frontignan la Peyrade, Frontignan Patrimoine, 1998 (voir réédition à 2015).

2000 – André Cablat, Inventaire des cadrans solaires de l'Hérault. Synthèse réalisée par André Cablat de l'enquête réalisé par ATR en 1997-1998, Cahiers d'Arts et traditions rurales, . Horloges et horlogers de l'Hérault. Maîtrise et mesure du Temps, dossier n° 3 (2000), pp. 4-7

2000 – André Cablat, Cadrans solaires dits « canoniaux ». Première approche par André Cablat, Cahiers d'arts et traditions rurales, Horloges et horlogers de l'Hérault. Maîtrise et mesure du Temps, dossier n° 3 (2000), pp. 33-36

2002 – Raymond Montjardin, André Cablat, Le gisement Néolithique ancien cardial des Dunes à Frontignan (Hérault), 5es Rencontres méridionales de Préhistoire récente, Auvergne et Midi, Clermont-Ferrand, novembre 2002, Préhistoire du Sud-Ouest, pp. 295-312.

2003 – Raymond Montjardin, Daniel Rouquette, André Cablat et Mme et J. Chichard, G. Montjardin, L. Goudard, Le site chalcholithique fossoyé de Pech-Badieu (Mèze, Hérault) et son évolution, dans Temps et aspects culturels du 6e au 2e millénaire en France du Sud, Actes des quatrièmes rencontres méridionales de préhistoire récente, Nîmes 2000 (J. Gasco, X. Gutherz, Labriffe P.A,, dir.), 2003,  pp. 299-310.

2004 – André Cablat, « Nicolas Fizes. Mathématicien, hydrographe et astronome à Montpellier », Horloges et horlogers. Maîtrise et mesure du temps, La Couvertoirade, 18 janvier, dans Cahiers d'arts et traditions rurales, dossier n° 4,. 2004, pp. 59-61.

2005 – Marc Bordreuil, André Cablat, Jean-Paul Grimal, Daniel Rouquette et Gérard Ricard, « Raymond Montjardin (1924-2006) », dans Archéologie en Languedoc, n° 29 (2005), Études historiques et archéologiques, pp. 197-202.

2012-2013 – André Cablat, Edmond Sabardu, Entrées et façades datées du département de l'Hérault, dans Cahiers d'arts et traditions rurales, n° 23-24, 2012-2013, pp. 97-136 etN° 29, 2018, pp. 19-37.

2015 – André Cablat, Maurice Nougaret et Jean Valette, La Petite encyclopédie de Frontignan-la Peyrade, 2015, Ville de Frontignan la Peyrade, Frontignan Patrimoine, 1998 (réédition de l'ouvrage paru en 1998)https://www.frontignan.fr/contenus/uploads/1998/04/Frontignan-Patrimoine-_-Petite-encyclopée%CC%81die.pdf

Présentation par André Cablat, Jean-Paul Craissac et Jean-Claude Richard de l'ouvrage de Ferdinand Berthoud, L'art de conduire et de régler les pendules et les montres : à l'usage de ceux qui n'ont aucune connaissance d'Horlogerie, 1759, réédition intégrale, Arts et traditions rurales, dossier n°1, pp. III-IV, sans date

 

Nombre de ces publications associent le nom d'André Cablat à celui d'archéologues, d'historiens et d'érudits régionaux avec qui il a collaboré sur le terrain comme sur le papier et dont il était apprécié..

 

Gilles Fichou, de qui je tiens la nouvelle de la mort d'André Cablat, m'indique que ce dernier lui avait  permis de découvrir le CERAV et  l'avait incité à écrire son premier article dans la revue L'Architecture vernaculaire (3). Et d'ajouter à propos de celui qu'il considérait comme son mentor pour l'architecture de pierre sèche :
 

« Je n'oublierai pas sa gentillesse, son sérieux, sa minutie et sa disponibilité.
Je le croyais immortel  comme ces menhirs et ces dolmens qu'il aimait tant !
»

 

 

(1) Son grand-père était venu s'installer à La Peyrade pour participer à la construction de la route permettant de rejoindre la ville de Sète par le coté est (information aimablement communiquée par Gilles Fichou).

 

(2)  La Petite encyclopédie de Frontignan-la-Peyrade, éditée par Ville de Frontignan, 1998, 152 pages.

 

(3) L'architecture rurale en pierre sèche de l'Hérault : cabanes de bergers, d'agriculteurs et de charbonniers, dans L'Architecture rurale en pierre sèche, t. 2, 1978, pp. 41-68.

 

 

Christian Lassure
Paris, 21-22 juillet 2022 -Actualisé le 28 juillet 2022

 


© CERAV
Le 28 juillet 2022  / July 28th, 2022

sommaire nouvelles                        page d'accueil

nouvelles 2011 (1)           nouvelles 2011 (2)           nouvelles 2012 (1)           nouvelles 2012 (2)           nouvelles 2013 (1)

nouvelles 2013 (2)           nouvelles 2014 (1)           nouvelles 2014 (2)           nouvelles 2015 (1)           nouvelles 2015 (2)

nouvelles 2016           nouvelles 2017           nouvelles 2018            nouvelles 2019           nouvelles 2020

Nouvelles 2021          Nouvelles 2022